‹ Cours élémentaire d'histoire naturelleChapitre 178 sur 262 · PALMIERS · texte numérisé non relu

PALMIERS

ou d’un soûl, et, dans ce cas, contenant plusieurs logos et plusieurs graines ou bien une seule Elles peuvent se prêter à des sous-divisions, d’après les deux formes si distinctes du feuillage : la division et la forme du périanthe; le nombre et la ligure des étamines libres ou soudées; la forme des anthères; le degré de cohérence des ovaires et des styles et leurs avortements; la forme, la grandeur, le tissu du fruit et de ses parties, du noyau , du périsperme; la position de l’embryon; la distribution des pistils et des étamines sur les mêmes Heurs ou des fleurs différentes, appartenant au même arbre ou à des arbres différents. Toutes ces différentes modifications diversement combinées servent à distinguer des genres assez nombreux.

Cette belle famille de végétaux, par plusieurs de ceux qui la composent, rend aux habitants des pays qu’ils habitent les services les plus variés. En effet, d’une part leur bois est employé à la construction des huttes, dont les feuilles, si grandes et si dures, fournissent la toiture sans grand travail; et les fibres si flexibles et si résistantes, dispersées dans toutes les parties, servent à fabriquer des cordages, des armes et divers ustensiles domestiques De l’autre, diverses espèces offrent des aliments presque sans apprêt. Chacun sait que des populations entières se nourrissent presque exclusivement de dattes, et que le coco contient une crème acidulé, boisson délicieuse dans les pays chauds : cette crème n’est autre chose que le périsperme encore fluide, qui plus tard s’épaissit de plus en plus, et finit par se solidifier en une masse aussi dure que la pierre. Le bourgeon terminal d’une autre espèce précieuse aussi, l’Areca oleracea , vulgairement connu sous le nom de Chou palmiste, est recherché lui-même comme aliment. D'ailleurs nous retrouvons dans les produits des Palmiers quelques-uns de ceux que nous avons vus si utiles dans les Graminées : une fécule abondante dans les cellules intérieures du tronc d’un grand nombre d’espèces, notamment des Sagus et Phoenix dacii/lifera, et renommée sous le nom de Sagou; du sucre mêlé à la sève, et qui permet d’en fabriquer des boissons fermentées comme le vin de Palme, dont le plus estimé est extrait de VE lais guineensis , comme l’arack qu’on fait du jus de IM rr.ca cathccu fermenté avec le riz. On boit dans l’Inde, sous le nom de Tuddy, celui qu’on obtient par incision des spathes du Cocotier et autres. Le lait de Coco doit une partie de ses propriétés nutritives au principe huileux qui s’y trouve mêlé, et il est à remarquer qu’un principe semblable se retrouve dans beaucoup d’autres Palmiers de la même tribu : on en extrait Vhuile de Palme, surtout de V Etais

que nous avons déjà nommé. On connaît aussi une cire de Palme, > celle qui coule en si grande abondance et s’amasse sur les troncs j du Ceroxylun andicola (§ 318).

§ 750. Joncacées. — ISous ne les citons ici que comme famille communément représentée parmi les plantes de notre pays, et vulgairement confondue sous le nom d’herbe avec les Graminées , de même qu’on est porté d’autre part à confondre sous le nom de Joncs j beaucoup d’herbes croissant dans les marais La structure de leurs (leurs les fait facilement distinguer et par l’existence d’un périanthe à six parties et par celle d'un ovaire à trois loges; mais ia consistance écailleuse ou herbacée du premier fournit en quelque sorte le passage des enveloppes florales des Glumacées aux périanthes colorés des familles suivantes.

§ 751 . Liliacèes . — Le périanthe acquiert ses plus brillantes couleurs dans les Liliacèes, recherchées en conséquence avec tant de prédilection dans nos jardins et nos campagnes. Il suffit de nommer la Tulipe, la Jacinthe, le Lis, l’Impériale, l’Asphodèle, pour en donner une idée. Les Liliacèes de nos climats sont herbacées; leurs tiges, souvent courtes et renflées en bulbes, dont nous avons fait connaître autre part (§ 182) les diverses modifications; d’autres fois elles s’allongent soit rampantes, soit dressées, et quelquefois même très-ramifiées. Mais dans les climats plus chauds on en observe en outre de vraiment arborescentes (comme dans les Yucca , quelques Aloès, etc.) et c’est même parmi elles qu’on trouve les exemples des arbres monocotvlédonés les plus volumineux (les Braconniers, § 194). Les feuilles sont allongées, assez généralement rétrécies, à nervures parallèles. Leurs gaines prennent un grand développement autour de certains bulbes qu’elles contribuent à épaissir et forment en partie.

Les fleurs ( fig . 226, 511) offrent le type exact de celle des monocotylédones, un périanthe à six folioles sur deux rangs concentriques, semblables entre elles, tantôt distinctes et tantôt soudées inférieurement en tube, six étamines opposées à ces folioles, comme elles disposées en deux vcrticilles, insérées sur leur tube quand elles sont soudées, sinon tout à fait à leur base, assez bas pour qu on soit dans quelques cas autorisé à les reconnaître comme hypogvncs ; trois ovaires alternant avec les trois étamines les plus intérieures, soudés entre eux en un seul, ainsi que leurs styles et même quelquefois leurs stigmates, qui peuvent aussi se séparer en trois lobes. Chaque loge [fnj. 543 o ) renferme plusieurs ovules D attachés a 1 angle interne sur un ou deux rangs longitudinaux. Le fruit est en général une capsule loculicide. On séparait autre-

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