styles libres — Balanopiioré
s’ouvrant par un pore au sommet. Styles soudés . . . — RafflesiacéeS gai ou double, s’ouvrant par une lente. Styles soudés. — Cytinées.
1 )ICOTY LÉ DONÉES G Y M .NOS P E R M ES
VÉGÉTAUX DICOTVLÉDONÉS DICLINES.
(Tableau V, pag. 587.)
§ 761. Parmi les familles qui se rapportent cà cette division, il y en a deux, les Conifères et les Cvcadées, qui , par le caractère particulier de leur port général et de quelques-uns de leurs organes, avaient dès long-temps frappé les botanistes, et dont la place à part vient d’ètre marquée plus nettement encore par des observations et des théories assez récentes. Nous avons décrit les ovules comme toujours renfermés dans un ovaire et montré que les graines nues des anciens auteurs ne l’étaient pas en effet et ne le paraissaient réellement, dans quelques cas, que par la soudure des téguments de la graine avec ceux du fruit. Nous avons exposé la structure des ovules, consistant en un corps central ou nucelle dans une enveloppe simple ou double qui lui adhère par au bout et laisse à l’autre une petite ouverture. Or, les corps qui, dans les Conifères et les Cycadées, avaient été considérés comme des ovaires avec un style et un stigmate , suivant quelques-uns même avec un calice adhérent, ne montrent pas à l’examen cette diversité de parties, mais semblent plutôt offrir la structure si simple d’ovules, un nucelle dans une enveloppe double béante au sommet; seulement ici ce sommet se prolongerait (fig. 562 o) un peu plus longuement en pointe, en simulant une sorte de style, et le contour du micropyle s’ouvrirait quelquefois en se déchiquetant en manière de stigmate. On a en conséquence reconnu là des ovules que les écailles plus ou moins planes sur lesquelles ils s’insèrent, dressés ou pendants, n’enveloppent pas à la manière d’un péricarpe. Ce sont donc des ovules nus, et on peut nommer gymnospermes (de yu uvo;, nu , et (77rép;jLa, graine) les végétaux qui les présentent; pendant que tous les autres, avec leurs ovaires clos, sont angiospermes (d’ayysïov, vase) : deux mots inventés par Linné, mais par lui appliqués à tort.
1 Ce caractère des organes de la reproduction, qui se lie à d’autres de la végétation, est assez important sans doute pour qu’on sépare ce petit groupe des Dicotylédonées gymnospermes de toutes les autres qui sont angiospermes. Nous ne l’avons pas fait ici pour troubler moins l’ordre établi, et parce qu’en faisant porter cette division sur les diclines seulement, la place de nos deux familles dans la série ne s’en trouvait en rien changée.
§ 762. Signalons d’abord en passant la ressemblance des Cycadées avec les Palmiers, ressemblance qui disparait par l’examen in-
térieur d’après lequel on y reconnaît plusieurs couches de bois concentriques, formées il est vrai avec une grande lenteur, de manière qu’une seule a pu répondre à la formation de beaucoup d’annéeset tromper ainsi les observateurs. Les pinnules des feuilles sont du reste planes et non plissées, comme dans les Palmiers.
§ 763. Conifères. — Les arbres que nous connaissons plus particulièrement sous le nom d’arbres verts, appartiennent à cette fa-
558-564. Organes (le la fructification du Pin commun ( Pinus sylveslris\.
558. Agglomération de chatons mâles c. — /Feuilles. — 6 Bourgeon terminal.