‹ Cours élémentaire d'histoire naturelleChapitre 203 sur 262 · Embryon séparé · texte numérisé non relu

Embryon séparé

segments tantôt égaux, tantôt inégaux, à préfloraison valvaire. Ce limbe calicinal présente souvent des couleurs assez vives, et quelquefois des dimensions telles qu’on cite en Amérique la fleur d’une espèce dont les enfants se coiffent comme d’un bonnet. Les étamines, au nombre de G à 42, ou rarement indéfinies, sont en général réduites à des anthères presque sessiles, portées sur un disque annulaire épigynique ou soudées avec la base du style, avec lequel elles semblent ainsi faire corps (fiy. 599). Le style court en forme de colonne, (]ue couronne un stigmate divisé en 6. 4 ou 3 rayons, termine un ovaire partagé en autant de loges, dont chacune' renferme un grand nombre d’ovules attachés sur un ou deux rangs à l’angle interne , ascendants ou horizontaux. 11 devient un fruit charnu, ou plus ordinairement capsulaire ( fig . 601), à déhiscence loculicide, et dont chaque loge contient un grand nombre de graines [fi g. 602) aplaties ou anguleuses, présentant, vers le sommet d’un gros périsperme charnu ou légèrement corné, un embryon trèspetit, droit, dont la radicule, plus longue que les cotylédons, se dirige vers le point d’attache [fig. 603). Les tiges sont herbacées ou frutescentes, dans ce dernier cas souvent grimpantes; et, comme cela s’observe si fréquemment dans ces dernières sortes de tiges, d’une structure anomale que nous avons signalée déjà (§ 84) ; les feuilles alternes et simples, souvent munies de deux grandes stipules qui se soudent en une seule de l’autre côté de la tige. Les racines sont toutes amères et douées de vertus toniques et stimulantes, ce qui en a fait employer en médecine plusieurs, parmi lesquelles nous nous contenterons de citer la Serpentaire.

§ 775. Nous citerons encore ici plusieurs des autres familles: 1° les Santalacées, parmi lesquelles est l’arbre si estimé sous le nom de bois de Santal. Nous appellerons l’attention sur un point du développement de leur ovule tout à fait exceptionnel. Du fond d’une loge unique s’élève une colonne centrale, du sommet de laquelle pendent plusieurs ovules consistant en autant de nucelle: nus. Un seul d’entre eux se développe, et, dans celui-là. bientôt c< nucelle est crevé par le sac embryonaire qui s’allonge au dehon et croit seul, formant ainsi le tégument extérieur de la graine.

§ 776. 2° Les Protéacées, dont les quatre divisions calicinales plus ou moins profondes, portent en général chacune son étamm insérée plus ou moins haut sur sa face interne : disposition assez ran pour les étamines périgynes (pii ordinairement naissent du tube c’est-à-dire au-dessous de la hauteur à laquelle le limbe se partage

§ 777. 3° Les Thymélæacées, où des appendices membraneux souvent insérés au haut du tube calicinal entre ses divisions

LA URINÉES.

viennent présenter une ébauche de pétales, et dont l’écorce se fait remarquer par deux caractères : d’une part l’extrême ténacité des fibres de son liber, qui rend impossible dans beaucoup d’espèces la rupture des branches, est utilisé pour faire des cordes , et se détache par feuillets concentriques, minces et élégamment réticulés dans le Lagetta, qu’on a pour cette raison nommé Bois dentelle; de l’autre, l’extrême causticité de ces sucs, qui agissent sur la peau comme vésicatoires , et sont employés en conséquence dans l’une de ses espèces les plus communes, le Garou.

§ 778. 4° Les Laurinèes, dont les anthères présentent ce sin-

605-611. Organes de la fructification du Cannellier | Laurus cinnamomum) .

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