‹ Cours élémentaire d'histoire naturelleChapitre 205 sur 262 · Fruit accompagné du calice persistant · texte numérisé non relu

Fruit accompagné du calice persistant

611. Le même dépouillé de son calice et coupé verticalement. — p Péricarpe.

— t Tégument delà graine. — c Embryon.

gulier mode de déhiscence par valves, que nous avons décrit autre part (§410, fig. 316). et quelquefois l’existence de quatre loges superposées deux à deux [fig. 609): organisation extrêmement rare. Le calice est à 4 ou 6 divisions [fig. 605) alternant sur deux rangs, et porte les étamines, qui sont opposées en nombre double, par conséquent sur quatre rangs. Celles des rangs intérieurs sont souvent stériles : mais, fertiles, elles offrent ce singulier caractère que leurs anthères regardent et s’ouvrent, en dehors, tandis que celles des rangs extérieurs regardent et s’ouvrent en dedans. Un ovaire terminé par un style et un stigmate simple, creusé d’une loge unique où pendent un ou deux ovules [fig. 607 o); un fruit charnu; un embryon sans périsperme, dont les cotylédons épais cachent la radicule très-courte et supèrc [fig. 611), tels sont les autres caractères de cette famille, composée d’arbres souvent très-grands. Parmi eux, le Laurier des poètes [Laurus nobilis) est sans doute le plus connu , et comme croissant dans nos climats méridionaux, et par les couronnes triomphales qu’il a été en possession de fournir depuis une haute antiquité et qui ne s’emploient plus maintenant qu’au figuré. Mais d’autres ont une utilité plus positive en nous fournissant un épice précieux , la cannelle. C’est l’écorce de diverses espèces, principalement du Laurus cinnamomum, et elle doit sa propriété à une huile volatile, répandue aussi, quoique moins abondamment, dans d’autres parties, ainsi que dans d’autres végétaux de la même famille. On y trouve encore un autre principe, le camphre, dont la présence dans les plantes où abonde l’huile volatile est un fait confirmé par d’autres familles. Dans celle-ci, il est surtout produit par le Laurus camphora ou Camphrier. Il existe concurremment dans le tissu des Laurinées une autre huile fixe, quelquefois assez âcre, mais douce et très-abondante dans l’un des fruits les plus renommés des tropiques, celui de l’Avocatier ou Laurus per sea.

§ 779. 5° Les Polygonées. Ce sont pour la plupart des plantes herbacées, à feuilles alternes, roulées en dehors dans la préiloraison, et dont nous avons fait connaître les singulières stipules soudées en une gaine ( ochrea ) qui entoure la tige (§ 145, fig. 127). Le nombre des divisions calicinnles est quinaire [fig. 613), ou ternaire sur deux rangs; les étamines qu’elles portent vers leur base leur sont opposées en nombre égal ou en nombre plus grand, et, dans ■ ce dernier cas, sont sur deux rangs, dont l’intérieur est incomplet, remarquable de plus, comme dans les Laurinées, par ses anthères ■ exlrorses, tandis qu’elles sont introrses dans le rang extérieur [fig. 613). L’ovaire, surmonté de 2, 3 ou 4 styles libres ou soudés,

POLYGONÉES. — NYCTAGINÉES. fi07

quelquefois extrêmement courts, terminés en stigmates simples ou plumeux, est relevé au dehors d’autant d’angles, et, dans une loge unique, contient un seul ovule dressé ( fig . 612 o). Il devient un cariopse ou un achaine; et dans sa graine l’embryon droit ou arqué, rejeté sur le côté d’un périsperme farineux, tourne sa radicule en haut, c’est-à-dire en sens co traire du point d’attache [fig. 614).

C’est la farine de ce périsperme qui est employée à la nourriture de l’homme et des animaux dans le Sarrasin ( Pohjgonum fagopyrum) et quelques autres espèces. On mange aussi les feuilles et jeunes pousses de diverses espèces d’Oseille ( Rumex ) et de Rhubarbe ( Rheum ). La présence très-abondante de l'acide oxalique communique à plusieurs d'entre elles une agréable acidité. Mais d’autres principes, et par conséquent d’autres propriétés, se trouvent dans les racines où s’associent une matière résineuse, une matière gommeuse et une matière astringente. De là sans doute leurs vertus en même temps purgatives et toniques si connues, surtout dans la Rhubarbe.

§ 780. 6° Les Nyctagînées. Nous avons fait connaître (§ 530, fig. 427) le fruit et la graine de la Belle de nuit [Mirabilis jalapa), type de cette famille ; nous avons vu que la base du calice endurci l’enveloppe et semble en faire partie [fig. 620). A une époque antérieure, du rétrécissement supérieur de cette base verte partait un limbe évasé et coloré [fig. 616 t), qui plus tard se coupe et se dé-

612. Fleur du Sarrasin ( Polygonum fagopyrum) coupée verticalement. — c Calice. — ce Etamines extérieures et introrses. — ei Etamines intérieures et extrorscs. — a Appendices glanduleux. — o Ovaire avec son ovule dressé g. — s Styles et stigmates.

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