‹ Cours élémentaire d'histoire naturelleChapitre 209 sur 262 · CA R YO PH YLLÉES · texte numérisé non relu

CA R YO PH YLLÉES

périgyniques, iiuelques-uns «pétales dans tontes les deux, et poulies Paronychiées on peut dire qu’elles ne sont que des Scléranthées avec l’addition d’une corolle. Quelquefois dans le même genre, bien plus dans la même espèce, nous voyons ici les pétales exister ou manquer, presque indifféremment. Cependant elles forment toutes ensemble un groupe si incontestablement naturel, que tous les auteurs s’accordent à l’admettre. On n’y observe aucune propriété remarquable, aucune plante utile, si ce n’est qu’on mange cuites les feuilles charnues de quelques Portulacées, particulièrement du Pourpier , qui lui sert de type.

Cary ophyllées . — Aux caractères de la placentation, sur la nature de laquelle nous nous sommes expliqué autre part (§ 492), et de la graine, nous ajouterons les suivants: Pétales onguiculés ; étamines en nombre double, celles qui leur sont opposées quelquefois soudées avec eux à la base ( (ig . 621 ) ; ovaire souvent exhaussé sur un axe en forme de colonne qui porte aussi les pétales et les étamines (§ 373 bis , fig. 233), surmonté de 2 à 5 stigmates allongés en manière de styles, mais couverts de papilles sur toute la longueur de leur face interne [fig. 622 s); capsule [fig. 624) à autant de valves, dont chacune souvent se fend elle-même en deux. Toutes les espèces sont des plantes herbacées, prenant trèsrarement une consistance un peu ligneuse. A leurs nœuds renflés s’opposent deux feuilles simples et entières. Quelques auteurs renvoient aux Paronychiées les genres, en minorité, où elles sont accompagnées des stipules.

POLVPÉTALES HYPOGYNES.

§ 782. Nous les subdiviserons d'après la placentation pariétale ou axile : dans la première catégorie nous placerons les fruits composés de carpelles réunis, soit par leurs bords, soit par leurs côtés réfléchis en cloisons incomplètes; dans la seconde, les fruits où les côtés réfléchis de chaque carpelle forment une loge complète, soit qu’elle reste isolée des autres en carpelle distinct, soit qu’elle se soude latéralement avec elles en ovaire pluriloculaire. Tons les fruits apocarpés des hypogynes rentreront donc dans cette dernière, dans le cas même où les ovules dressés ou pendants du fond de la loge, même disséminés sur ses parois, ne semblent pas s’attacher à l’angle interne. Ainsi notre division peut recevoir cette autre expression : 1° ovaire uniloculaire à plusieurs placentas ; 2° ovaire pluriloculaire ou carpelles distincts.

POLYPÉTALES HYPOGYNES à placentation pariétale.

§ 783. Les placentas tantôt bordent les valves du fruit, et par conséquent alternent avec elles, tantôt occupent le milieu de leur longueur et leur sont opposés. Dans quelques cas où le fruit est. indéhiscent, les autres caractères tirés de la structure de la graine permettront de suppléer à l’absence de celui-là.

(Voyez Tableau VIII, page 612.)

§ 784. Nous citerons parmi ces familles les Vîolarîées, à fleurs présentant des sépales, des pétales e't des étamines au nombre de cinq: les anthères ont leurs loges portées sur un large connectif qui se prolonge en pointe au-dessus d’elles, et se soudent quelquefois entre elles en une sorte de tube appliqué sur l’ovaire. Le style est simple, oblique, terminé par un stigmate incliné, épais et percé à son milieu ( fig . 181); le fruit, une capsule à trois valves. On distingue deux tribus d’après les fleurs régulières (dans les Alsodinées) , irrégulières (dans les Violées . qui sont les plus nombreuses). Nous avons donné un exemple de l’irrégularité que présentent alors deux des étamines [fig. 317). Les racines, dans cette famille, jouissent assez fréquemment de propriétés émétiques, et c’est pourquoi plusieurs de celles de l’Amérique du sud sont connues et vendues sous le nom d 'Ipècacuanhas.

§ 785. Dans les Cistinées, les fleurs sont régulières, à l’exception du calice, dont souvent les deux folioles extérieures restent' plus courtes que les autres; les étamines indéfinies; les placentas au nombre de 3, mais aussi de 5 ou même de 10, font quelquefois saillie dans l’intérieur de la loge, et les cloisons incomplètes qu’ils bordent peuvent même s’avancer assez pour se rencontrer vers le centre plus ou moins haut et partager ainsi la cavité en autant de demi-loges. On ne concevait pas bien comment dans les ovules le micropyle, placé à l’extrémité opposée au hile, pouvait se mettre pour la fécondation en rapport avec les placentas, auxquels ils ne se lient d’ailleurs que par un très-long funicule • si l’on examine l’intérieur de l’ovaire à cette époque, on voit les tubes polliniques, arrivés par le tissu conducteur à sa surface, s’allonger et pendre dans le vide de la loge, et aller ainsi à la rencontre du micropyle, qu’ils finissent par rencontrer. Les espèces de cette famille, herbacées ou frutescentes, sont dans plusieurs couvertes d’un enduit ré-

flïILLE?

. Tableau VIII.

POLYPÉTALES IIYPOGYNES

à placentation pariétale.

Paiatas I opposés a nx valves 1 .

| alternes 2.

| Embryon

i Embryon

dans l'axe d'un périsperme, qu’il égale à peu près. Etamines définies. . Style 2-3-fide. Pas de stipules. Fleurs régulières. Anthères introrses.

Style simple. Stipules. Fleurs régulières. Anthères extrorses

Plusieurs styles. Pas de stipules. Fleurs régulières. Anthères extrorses Style simple. Stipules. Fleurs ordinairement irrégulières. Anthères irt

trorses . . . . ,

indéfinies. — Embryon I antitrope, courbe

I homotrope, droit J .

très-petit à l’extrémité d’un gros périsperme droit. 5 pétales et autant d’étamines

dépourvu de périsperme, droit, antitrope. 3 valves. Graines aigrettées. Etamines en nombre égal aux pétales ou double

dépourvu de périsperme, plié sur lui-même. Fleurs 1 irrégulières. Etamines définies ou indéfinies. Capsule bâillant au sommet

I régulières. Sépales et pétales 4. Etamines I indéfinies. Capsule ou baie. .

définies, didynames. Silique

très-petit à l’extrémité d’un gros périsp. droit. Fleurs

irrégulières. Sépales, pétales, étamines définies, placentaires, 2 et ses multiples. Herbes à

suc aqueux

régulières. Sépales et pétales, 2 et ses multiples. Etamines indéfinies. Herbes à suc laiteux ou coloré

— Frankeniacées . — Sauvagesiées.

— Droséracées.

| VlOLARIÉES.

. — Cistinées.

. — Bixacées.

. — PlTTOSPORÉES.

. — Tamariscinées.

. — Résédacées.

. — Capparidées.

—Crucifères.

| FumariXcées.

j. Papaveracées.

tili

■ Tableau X.

POLYPÉTALES HYPOGYNES

à placentation axile.

ï 11 1 tres-petit , niché à l’extrémité d'un gros périsperme 1 .

entouré d’un périsperme , qu’il égale à peu près 2.

Mns périsperme 3.

ICirpeHe

distincts. Nombre des parties de la fleur

quinaire. Périsperme ternaire. Périsperme

I corné Etamines indéfinies. Graines sans arille .

I charnu Etamines indéfinies. Graines arillées. . ■

charnu I ruminé. Etamines indéfinies. Pas d’arille.

I solide. . Etamines s’ouvrant par

des fentes,

indéfinies. Graines attachées à

l’angle interne, arillées

définies. Graines dispersées sur

les parois. Pas d’arille

des valves, définies. Un seul carpelle. Pas d’arille

réun's « un ovaire pluriloculaire. Loges I contenant 1-2 graines dressées. Etamines en nombre égal aux pétales et opposées. Arbrisseaux grimpants. .

I polyspermes Etamines indéfinies . Plantes aquatiques . . .

— Renonculacées — Dilleniacées.

— Anonacées.

| Magnoliacées.

J Lardizabalées.

| Berberidées.

— Ampélidées.

— Sarracéniées.

2 Calice à préfloraison

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