La même du côté intérieur
638. Section verticale d’un ovaire o laissant voir l’ovule g. — s Stigmate.
639. Section verticale d’un carpelle mûr. — / Péricarpe. — t Tégument de la graine. — p Périsperme. — e embryon.
spermes, tantôt déhiscents et polyspermes; des graines où le petit embryon est niché du côté du hile vers l’extrémité d’un gros périsperme corné [fig. G39), tels sont ses caractères généraux, tel est le type dont on peut suivre les déviations dans un certain nombre de genres : les uns où le nombre quinaire des parties fait place au ternaire, d’autres où les pétales changent de forme, métamorphosés en petites lames ou en cornets, ou bien même manquent tout à fait. Ils manquent, par exemple, et le calice prend alors les couleurs et l’apparence de la corolle, dans les demandées , où sa préfloraison est valvaire, avec des feuilles opposées ; dans les Anèmonées , où sa préfloraison est imbriquée, avec des feuilles alternes. Les Ranunculées offrent le type décrit plus haut, avec des achaines renfermant une seule graine dressée ( fig . (138, 639), tandis qu'elle était pendante dans les deux tribus précédentes. Les- Helléborées ont des follicules polyspermes avec des pétales enroulés. Dans toutes ces plantes, les étamines se terminaient par des anthères» adnées et extrorses [fig. 634) ; mais elles deviennent introrses dansles Pœoniées , dont le fruit se compose de plusieurs carpelles déhiscents ou non et renfermant plusieurs graines. Nous avons vu, par un exemple tiré de cette famille (§ 487), mais qui y fait exception , comment on peut passer graduellement des carpelleslibres à un ovaire unique et multiloculaire. Eilc nous montre de plus, par tout ce qui précède, comment certains caractères peuvent se modifier dans un groupe très-naturel, quels sont ceux au contraire qui se montrent le plus invariables; elle nous enseigne leur subordination , démontrant l'importance de la graine et assignant un rang plus élevé aux rapports de situation ou d’adhérence des parties qu’à leur nombre. Les Renonculacées sont pour la plupart des plantes herbacées; quelques-unes, des arbrisseaux le plussouvent grimpants. Les feuilles dépourvues de stipules sont quelquefois simples et réduites même à des phyllodes ; mais leur limbe, généralement, se lobe plus ou moins profondément. Le suc d’apparence aqueuse est extrêmement acre et caustique; les principesauxquels il doit cette propriété paraissent fort volatils; aussisont-ils beaucoup plus énergiques dans les racines que dans lesparties extérieures, où il se dissipe dans l’air ou dans l’eau environnante, quoique sur certains points celles-ci les manifestent à un très-haut degré : comme les Aconits, poisons si connuset dans les fleurs desquels les abeilles, dit-on, ont été quclquefoischercher les matériaux d’un miel vénéneux ; comme diverses espèces de Renoncules et d’ Anémones dont les feuilles ont été danscertains temps et dans certains pays employées comme vésicatoi-
DILLENIACÉES. — BERBÉRIDÉES. n > 9
rcs à cause de leur action sur la peau. De là le nom d 'herbe aux gueux donné aux Clématites dont les mendiants se frottent pour développer sur leur corps des ulcères superficiels et passagers. L’Hellébore, si vanté dans l’antiquité, agit comme un violent purgatif. Dans les graines le principe âcre existe, mais mélangé à un principe aromatique, ce qui les a fait, quelquefois employerpar lepeuple comme condiments en guise de poivre, notamment celles de la Staphysaigre ( Delphinium staphysagria), où se trouve d’ailleurs un alcaloïde particulier, la delphine.
§ 792. Le nombre quinaire s’observe encore dans la fleur des Dilleniacées , mais est remplacé par le nombre ternaire dans les Magnolîacées , dont nous avons déjà eu occasion de parler (§ 358, 386 | pg. 224]), et où eq même temps on voit se multiplier les vertici lies des pétales ; dans les Anonacées, où on les voit seulement se doubler. Dans toutes ces familles, on retrouve les étamines adnées s’ouvrant généralement en dehors ou sur le côté, le petit embryon à l’extrémité d’un gros périsperme, mais une consistance ou une configuration différente de celui-ci. Les deux dernières offrent des propriétés analogues, un principe aromatique qui est exploité , pour la fabrication de I’anisette de Bordeaux , dans les fruits de la Badiane, connue vulgairement sous le nom d ’Anis étoilé, et qui, le plus souvent associé à un certain degré d’amertume, donne aux écorces des Dnjmis et autres une vertu tonique qu’on a comparée pour quelques-unes à celles du quinquina. Cet arôme, répandu dans un mucilage sucré, fait rechercher comme comestibles les fruits de certaines Anones.
§ 793. Nous observerons encore, avec le fruit apocarpé, le nombre ternaire dans les Berbéridées, ainsi que dans les liardîzabalées et beaucoup de Ménîspermacées, ces deux dernières familles intimement liées entre elles, toutes deux à Heurs unisexuées par avortement, renfermant dans chacun de leurs carpelles, les premières un grand nombre d’ovules épars sur les parois latérales, les secondes un seul ovule recourbé attaché sur le côté. Mais la dernière famille diffère de toutes celles que nous avons précédemment citées, par le développement que son embryon commence à prendre relativement au périsperme qu’il égale à peu près. Leurs tiges grimpantes sont remarquables par la formation de leurs bois, dont les zones, séparées par autant de zones cellulaires, ne correspondent nullement à la succession des années; elles sont tout à fait semblables à celle que nous avons décrite et représentée (pg. 110), avec cette différence que les petits faisceaux de liber ne se montrent, que dans une seule zone, la plus intérieure. Les racines de plusieurs ospè-
ces sont amères et toniques, notamment celle qui est connue sous le nom de Colombo, et elles sont en conséquence employées, dans divers pays étrangers, comme fébrifuges. Les fruits sont souvent narcotiques, et c’est ainsi que l’un d’eux, la Coque du Levant [Cocculus indiens), est employée pour celte pèche défendue où l’on n’a qu’à recueillir le poisson qui vient flotter engourdi à la surface de l’eau dans laquelle on a jeté de ce fruit. On y a découvert un alcaloïde particulier, la picrotoxine , dans lequel réside probablement cette propriété.
§ 794. Les étamines sont opposées aux pétales dans les Berbéridées, Larizabalées et Ménispermées ; mais nous avons fait déjà voir (§ 386) que c’est un résultat nécessaire du nombre des parties de la fleur disposées par vertici lies ternaires,et doubles pour chaque ordre d’organes. Mais il n’en est pas de même dans les Ampelfdées
640-647. — Organes de la fructification de la Vigne ( Vitis vini/era).