Graine (vulgairement le pépin
646. La même, coupée verticalement — t Tégument. — p Périsperme. c Embryon.
647. Coupe horizontale de la même vers son milieu. — t Tégument. - » Pé-
risperme. 1 I
AM PÉL1DÉES. — ZYGOPHYLLÉES.
ou viuifères , dont les vertici lies sont ternaires ou quaternaires, et où néanmoins les 4 ou 5 pétales sont opposées aux étamines (fig. G 40) .
I Ici l'opposition résulte de l’avortement d’un rang entier d’étamines, comme le prouve leur existence rudimentaire sous la forme de cinq lobes dans le Leea. L’ovaire , assis sur le milieu d’un gros disque glanduleux (fig. 624) dont le pourtour porte les étamines, est surmonté d'un style et d’un stigmate simples, et creusé de deux à six loges, au bas desquelles se dressent un ou deux ovules [fig. 643). Il devient une baie, et chacun connaît les graines ou petits pépins (fig- 645) qu’on trouve à leur intérieur, sous le tégument comme ligneux desquels on trouve un périsperme dur du double plus long que l’embryon qui occupe son axe, tourné vers le point d’attache [fig. 646). Les Ampélidées sont des arbrisseaux le plus souvent grimpants, à nœuds rentlés et susceptibles de se désarticuler, à feuilles alternes, lobées, ou que composent plusieurs folioles pennées ou palmées. Nous avons vu comment les inflorescences opposées à ces feuilles peuvent se changer en vrilles (§ \ 85,
I fig. 172). Nous avons signalé la grosseur des vaisseaux qui transportent la sève, la force et l’abondance de celle-ci (§ 257, 259) dans les tiges. Quelques-unes, celles de plusieurs Cissus, ressemblent, par leurs zones alternatives ligneuses et cellulaires, à celles des Ménispermées , mais on n’v trouve pas de liber qui, dans la vigne, est chaque année détaché avec la couche corticale tout en- 1 tière. Est-il besoin de rappeler les produits que l’homme tire du raisin? Le sucre abondant associé dans la pulpe à un acide végé- I tal, le tartrique , donne au fruit frais son agréable saveur, se concentre dans le fruit sec et, communiquant aux sucs la propriété de I fermenter, permet de les transformer dans la boisson la plus esti— I mée entre toutes celles qu’on nomme alcooliques.
§ 795. Les Zygophyllées, les Rutacées, les Biosmées, les Zan- I thoxylées et les Simarubèe* forment ensemble un groupe très-naturel, qu’on confond quelquefois en une seule famille sous le nomcom- I mun de Rutacées, dont ce seraient alors autant de tribus. Elles se I trouvent dissociées cependant dans nos tableaux, parce que le pé-
I risperrne manque dans les unes et se développe dans les autres.
I Nous voyons que cette double structure se rencontre dans une I même famille, celle des Diosmées ; mais elle sert alors à caracté- I riser des sections d'autant plus nettement distinctes que les plan- I tes qui les composent appartiennent h des parties différentes du globe : celles de la Nouvelle-Hollande étant pourvues de péri- I sperme, celles de l’Afrique en étant dépourvues, ainsi qu’une frac- I lion des Américaines (les Cuspariées), très-remarquables d’ailleurs
par leurs cotylédons diversement chiffonnés, pliés sur eux-mêmes et sur la radicule qu’ils enveloppent. Le périsperme des Zygophyllées est d’une consistance cornée ; ce sont des herbes, ou plus souvent des arbrisseaux, ou des arbres à feuilles opposées dont l’une souvent beaucoup moins développée que l’autre, à inflorescence définie. Leur bois est quelquefois extrêmement dur, patexemple dans les Gaïacs, où il jouit, ainsi que l’écorce , de propriétés excitantes, dues sans doute à un principe particulier, la gaïaeine, qu’on a comparée à une résine, quoiqu’elle en diffère par quelques caractères. Dans les trois familles suivantes, qui ne sont représentées en général que par des plantes ligneuses, on trouve presque toujours une huile essentielle très-abondamment répandue, et sa présence est indiquée parles points transparents qu’on aperçoit sur les feuilles en les regardant à travers le jour, points correspondants aux petits réservoirs de l’huile volatile incolore. Il en résulte, pour beaucoup de ces plantes, des propriétés excitantes, attribut général de ces huiles, et une odeur aromatique extrêmement prononcée qui se répand souvent au loin, comme on peut s’en convaincre par la Rue et la Fraxinelle de nos jardins, par les Diosmées de nos orangeries. Les navigateurs, approchant du cap de Bonne-Espérance , reçoivent souvent en pleine mer des bouffées odorantes, dont l’origine est dans les nombreuses espèces de cette famille qui couvrent ceLte terre. Dans quelques Zanthoxylées, les fruits participent cà ces qualités, et le nom de Poivriers qu’on leur a donné l’indique assez ; mais dans d'autres s’y joint un principe amer qui communique à leurs écorces des propriétés fébrifuges, notamment à la célèbre écorce d’Angusture [Ticorea febrifuga). Dans les Simarubées, ce dernier principe reste seul et domine, et par conséquent leurs propriétés sont un peu différentes, comme le prouve l’usage médical de l’écorce de Simarouba et de celle du Quassia arnara. On y a constaté la présence d’une matière résinoïde, la quassine.
§ 79G. Nous avons fai t connaître le fruit tout particulier des Géraniacées (§ ü20, pg. 410). Celles qu’on cultive dans les jardins sous le nom de Géraniums , et dont on a multiplié à un tel point les variétés, appartiennent toutes en réalité au genre Pélargonium , et sont originaires de l’Afrique australe.
§ 797. Nous voyons encore dans les Malvacées un exemple de ces grands groupes naturels qui réunissent plusieurs familles. Aussi celle qui portait primitivement ce nom comprend-elle maintenant
les Sterculiacèes. Byttnériacées, Bombacées et Malvacées proprement dites. Ces dernières, celles qui nous sont les plus faim-
GÉRANIACÉES. — MALVACÉES
lières, et dont les Mauves et Guimauves peuvent nous donner une idée, sont caractérisées parleur calice épais à préQoraison val-
648-656. Organes de la fructification d’une Mauve {Malva sytveslris).
648. La fleur vue par en haut, avec son pédoncule accompagné de deux stipules s.