‹ Cours élémentaire d'histoire naturelleChapitre 228 sur 262 · Embryon isolé · texte numérisé non relu

Embryon isolé

sont fixés sur un torus plane au fond du calice encore libre; puis un Cerisier, où il n’y a plus qu’un seul carpelle autour duquel le calice s’élève en s’évasant; puis une Alchemille, où le calice, toujours libre, rétrécit son tube au-dessus des carpelles, au nombre d’un à quatre; une Rose [fig. 369), 'où les carpelles, plus nombreux et éparpillés, semblent naitre de la surface interne du tube, qui, renflé à leur niveau, se referme au-dessus d’eux, ne laissant que le passage suffisant aux styles ; si, par une supposition, nous allons un pas plus loin, et que, rapprochant toutes ces parties jusque-là distinctes, nous les soudions en un seul corps, nous serons revenus au pistil du Pommier. Cependant l’insertion des étamines n’a pas varié ; elle s’est montrée constamment sur un cercle vers le sommet du tube calicinal. Donc la périgynie des étamines a plus de fixité et d’importance que la relation du calice et de l’ovaire libres ou adhérents entre eux.

Ajoutons, aux indications qui précèdent, des pétales insérés audessus des étamines sur le calice, alternant avec les lobes du calice en nombre égal, le plus fréquemment cinq, et étalés en rose ; un embryon sans périsperme, droit, à cotylédons charnus, à radicule courte tournée vers le point d’attache de la graine; les feuilles simples ou composées, mais toujours munies de stipules: et nous aurons les caractères généraux des Rosacées. L’ovaire adhérent, avec deux ovules, très-rarement plus ou moins, ascendants dans chaque loge et se changeant en un fruit charnu, distinguera nettement les Pomacées. Plusieurs achaines distincts, enveloppés par le calice charnu, insérés sur son fond, renfermant chacun une seule graine pendue, caractériseront les Rosées ou Rosacées proprement dites. Les Dn/adées auront plusieurs achaines sur un réceptacle saillant au contre de la (leur, chacun avec une graine pendante ou dressée; les Sanguisorbées , des achaines réduits presque toujours à un ou deux, recouverts par le tube rétréci du calice endurci , qui souvent ne portait pas de pétales ; les Spirœacées, cinq carpelles verticillés au fond d'un calice à tube court., renfermant chacun deux ovules au plus, pendants ou ascendants, et s’ouvrant le long d’une suture interne ; les Amygdalécs, un seul ovaire libre avec des ovules pendants collatéraux, et, plus tard, une drupe ; les Chrysobalanées, de même, avec la différence que les deux ovules sont dressés. Parmi les arbres de nos pays tempérés, si presque tous ceux des forêts se rapportent aux Amentacées, la famille des Rosacées revendique presque tous ceux des potagers et des vergers, et c’est elle qui nous fournit la plupart des fruits que nous mangeons. Les pommes, les poires, les coings,

MÉLASTOMACËES. — MYRTACÉES. 637

les nèfles, cormes, azerolles sonl produites par les Pomacées ; les cerises, prunes, abricots, pèches, amandes, par les Amygdalées ; les framboises et les fraises, par les Dryadées. Mais il est bon de remarquer que dans tous ces fruits, quoique provenant d’une même famille, ce n’est pas toujours la même partie que nous mangeons, puisque c’est le calice épaissi, confondu avec le péricarpe, dans les i’omacées ; le sarcocarpe seulement, dans les Amygdalées, en exceptant l’amande, dont nous rejetons le péricarpe pour manger l’embryon ; dans la fraise, le réceptacle charnu qui porte les carpelles, et, dans la framboise, les carpelles sans le réceptacle. Un autre fait digne d’attention, c'est, dans les Amygdalées, la présence du principe le plus vénéneux qu’on connaisse, l’acide hydrocyanique, qui se trouve dans les feuilles et les noyaux. Il entre donc, mais pour une proportion extrêmement faible, dans les liqueurs fermentées qu’on fait avec les fruits de certains Cerisiers; le marasquin, avec la cerise-marasca ; le kirschwaser, avec la merise ou cerise sauvage.

§ 810. Mélastomacées. — Cette famille est composée presque exclusivement de plantes ligneuses. Leurs feuilles opposées sont remarquables parla disposition des nervures, dont les latérales, au nombre de une, deux, trois ou quatre de chaque côté, presque aussi saillantes que la médiane, se dirigent comme elle de la base au sommet de la feuille, conservant dans tout ce Irajet une épaisseur uniforme, et réunies entre elles par d’autres plus minces et transversales, de manière a imiter jusqu’à un certain point l’apparence que nous avons signalée dans les feuilles de beaucoup de monocotylédonées. L’ovaire, entièrement libre dans un petit nombre, est plus ordinairement adhérent avec le calice, mais suivant un mode particulier et incomplet; car ce n’est que par les côtes longitudinales, saillantes à la surface de l’ovaire, que cette adhérence s’établit, et leurs intervalles laissent entre cette surface et celle du calice autant de lacunes, dans lesquelles se nichent les jeunes anthères, qui s’en dégagent plus tard en se redressant avec le fdet. Ces anthères sont très-remarquables par leur forme allongée et arquée : leurs deux loges s’ouvrent au sommet, souvent prolongé en une sorte de bec, par un seul pore commun ou par deux pores distincts, et sont unies par un connectif qui se prolonge fréquemment plus bas, s’articule avec le sommet du filet, et peut présenter au point de l’articulation des appendices de forme variée.

$811. Myrtacées. — Cette famille se subdivise en plusieurs secondaires : 1° les Charnœlauciées, dont l’ovaire uniloculaire renferme un ou plusieurs ovules dressés, etdevient un fruit sec, monosperme,

s’ouvrant quelquefois en deux valves; les étamines, en nombre défini , double ou quadruple de celui des pétales : plusieurs d’entre elles, ordinairement stériles, ont leurs filets libres, plus rarement groupés trois par trois. 2° Les Leptospermées , à ovaire bi ou multiloculaire, devenant un fruit sec, le plus souvent capsulaire, avec des graines nombreuses, très-rarement solitaires ; à étamines indéfinies, libres ou réunies par groupes opposés aux pétales. 3° Les Myrtées proprement dites , qui diffèrent des précédentes par leur fruit charnu et leurs étamines toujours libres. Dans toutes les plantes précédentes, les feuilles sont parsemées de points transparents indiquant autant de réservoirs d’une huile essentielle et qui manque dans les suivantes, savoir: 4° les Barringtoniées , dont le fruit est une baie à deux ou plusieurs loges oligospermes , les étamines nombreuses et le plus ordinairement monadelphes. 5° Les Lécythidées , dont les filets indéfinis se soudent également en un tube, mais recourbé en manière de capuchon; dont l’ovaire à plusieurs loges multiovulées devient un fruit d’un volume assez considérable , à péricarpe ligneux indéhiscent, ou s’ouvrant par une ligne transversale qui détache son sommet du reste comme une sorte de couvercle. Il arrive souvent dans ces deux dernières familles et dans quelques-uns des genres appartenant aux autres que les diverses parties de l’embryon se soudent en une masse homogène. D’autres fois les cotylédons sont foliacés et chiffonnés; ils sont le plus souvent planes dans les premières.

L’huile volatile , qui existe en si grande abondance dans cellesci, détermine leurs propriétés toniques et stimulantes, et leur odeur aromatique. Chacun connaît celle du clou de gérofle , qui n’est autre chose que le bouton de l’une d’elles (Caryophyllus aromaticus). Elle communique un parfum agréable à plusieurs de leurs fruits que l’on mange, et parmi lesquels nous citerons particulièrement les goyaves ( psidium ), et celui du Jambosier. Il peut s’v joindre un principe astringent qui se développe surtout dans lecorce de la racine et des fruits avant leur maturité.

Le Grenadier est réuni aux Myrtacées par beaucoup d’auteurs, séparé par d’autres, qui en font le type et jusqu’ici l'espèce unique d’une famille des Granatées. Il se distingue surtout par la disposition particulière de ses loges, qui, au lieu de former un verticille unique comme dans la plupart des ovaires multiloculaires, en forment deux: l’un inférieur, l’autre supérieur et rejeté en dehors (§ 496). 11 résulte de leur développement inégal qu’on trouve l’intérieur du fruit mûr divisé en plusieurs compartiments irréguliers par des cloisons obliquement transversales, dont il est devenu

ONAGRAIUÉES. — PASSIFLORÉES. 63‘»

difficile alors de bien se rendre compte. L’enveloppe extérieure des graines se dilate en une pulpe succulente , et c’est elle qu’on mange dans la grenade, dont on rejette toute la partie péricarpique ou écorce.

§ 812. Onagrariées. — Cette famille, telle qu’elle était primitivement instituée, comprenait, outre celle que nous avons conservée sous ce nom, celle des Combrétacées, auxquelles se rattachent intimement les Myrobalanées, énumérées parmi les apétales, et celle des Haloragées. Quelques-uns des genres mêmes, laissés encore dans les trois familles polypétalées, sont dépourvus de corolle , et cette exception , qu’on observe également dans tant d’autres , prouve la nécessité de rapprocher dans la série les polypétales des apétales, si on ne les confond pas tout à fait. Nos tableaux montrent les principaux caractères, tirés principalement de la structure de la graine, d’après lesquels on a cru devoir diviser ce groupe en plusieurs. Les Onagrariées. proprement dites renferment des plantes remarquables, non par leurs propriétés et leurs usages, mais seulement par l’élégance de leurs fleurs, qui les fait rechercher dans les jardins. On doit signaler dans les parties de ces fleurs l’extrême rareté du nombre quinaire. C’est le quaternaire qui s’y montre presque constamment, et nous avons vu même les verlicilles réduits à deux parties dans le Circæa ( fig . 244) : c’est le même qui se représente dans la plupart des Haloragées. Un autre point qui mérite de fixer l’attention est la forme constante et si caractérisée des grains du pollen (•§ 465, fig. 350, 351). Un genre anomal de cette famille est le Trapa, plante aquatique dont le fruit est vulgairement connu sous le nom de châtaigne d’eau , à cause des saillies épineuses de son péricarpe et parce que son embryon farineux se mange dans diverses espèces répandues sur les étangs tant de l’Europe que de l’Asie. C’est un seul des deux cotylédons qui forme la masse presque entière de cet embryon, l’autre étant seulement rudimentaire et plus petit encore que la radicule, elle-même peu développée (§ 568).

§ 813. Passiflorées. — La beauté de leurs fleurs, assez généralement connues sous le nom de fleurs de la passion, jointe à une certaine bizarrerie résultant de la présence et de la disposition d'un grand nombre d’appendices, ainsi que de la distribution des couleurs très-brillantes, très-variées et tranchées, a depuis long-temps attiré l’attention. Nous ne nous en occuperons ici que pour expliquer comment elles se trouvent classées parmi les périgvnes, malgré leur hypogynie apparente. En effet, c’est à l’extrémité d’une colonne, partant du centre même de la fleur et paraissant continuer

l’axe, que se trouvent généralement portés les étamines et le pistil. Mais, d’une autre part, les pétales, dont l’insertion accompagne ordinairement celle des étamines, partent du rebord du tube calicinal; et de sa surface, un peu plus bas, un ou deux cercles de filets colorés qu’on ne peut guère considérer que comme des étamines avortées. La couche glanduleuse du torus, qui, tapissant toute la surface du tube, sert de base à ces différentes parties, se continue d’ailleurs sur celle de la colonne staminifère, et lie ainsi évidemment l’insertion des étamines anthérifères avec celle des pétales et des filets colorés. Dans les fruits de quelques Passiflores qu’on mange, c’est l’arille charnu et épais enveloppant les graines. Sa pulpe, par l’abondance et la limpidité de ses sucs, par leur saveur acide et agréable, doit la faire rechercher, surtout dans les climats chauds, où croissent naturellement ces plantes. On en cultive un assez grand nombfe dans les serres. Elles sont la plupart herbacées et grimpantes, avec des vrilles partant de l’aisselle de leurs feuilles et représentant par conséquent des rameaux transformés.

§ 814. C’est encore le tégument extérieur de la graine développé en pulpe et gorgé de sucs abondants et sapides qui donne ses qualités au fruit des groseilles ou Grossulariées. Il est facile, quand on l’ouvre avec précaution en écartant délicatement les graines l’une de l’autre, d’apercevoir cette disposition. Mais au premier aspect les téguments charnus semblent former, entre ces graines pressées les unes contre les autres, une masse pulpeuse continue, et c’est cette fausse idée qui a suggéré l’expression habituelle de graines nichées dans la pulpe ( semina nidulantia).

§ 81 5. Dans les fruits des Cactées, au contraire, dont quelques-uns se mangent en certains pays méridionaux, notamment celui de Y Opuntia , vulgairement connu sous le nom de figue d'Inde , c’est le péricarpe épaissi qui forme la pulpe. Ces Cactées, si remarquables par la singularité de leurs formes, qui les fait rechercher en même temps que la beauté des Heurs de plusieurs de leurs espèces, font partie des plantes dites grasses, dans lesquelles le tissu cellulaire, prenant un développement extraordinaire, renfle diversement les tiges et les feuilles et leur donne ainsi des dimensions et des figures plus ou moins différentes de celles auxquelles nous a accoutumés la majorité des végétaux. Ce développement se lie en général avec la rareté des stomates, de laquelle résultent le défaut d’évaporation, l’accumulation des sucs retenus à l’intérieur de la plante, et la possibilité de vivre dans des climats extrêmement secs auxquels ne résisteraient pas des plantes autrement constituées Les faisceaux ligneux se trouvent perdus en proportion beaucoup moindre

CACTÉES. — CRASSULACÉKS. G4l

dans ce tissu : des zones régulières de bois ne s’observent que dans quelques espèces. Los fibres ou vaisseaux qui le forment offrent dans les Cactées une structure extrêmement remarquable, en ce qu’au lieu d’un til enroulé en spirale ou découpé en anneaux, c’est une lame d’une certaine largeur et d’une certaine épaisseur ( fig . 670, 671). Dans cette famille, il y a des plantes à tiges cylindriques garnies de feuilles ou sans feuilles; mais la plupart s’éloignent davantage de ces formes pour prendre celles de colonnes diversement cannelées, de palettes, pour s’aplatir en manière de feuilles ou au contraire s’épaissir en manière de fruits sphéroïdes ou ovoïdes, quelquefois d’énormes dimensions, souvent relevés de côtes régulières plus ou moins saillantes et aiguës. Dans ce dernier cas, il y a souvent suppression de bourgeons et par conséquent de la ramification. Dans la plupart, ils sont remplacés par de petits faisceaux d’épines disposés naturellement par séries régulières, souvent spirales, auprès et au-dessus desquelles naissent les fleurs. Dans celles-ci, il y a transition presque insensible des folioles calicinales déjà colorées aux pétales; et, au-dessus de l’ovaire auquel elles adhèrent, tantôt elles se séparent immédiatement, tantôt, par leur soudure prolongée plus haut, elles forment un tube.

§ 816. Crassulacées. — Ce sont aussi des plantes grasses, mais où les formes ordinaires sont seulement épaissies et non métamorphosées. Les affinités de cette famille avec celle qui suit indiquent sa place ici, quoique dans nos tableaux elle se soit trouvée portée assez loin à cause du périsperme qui manque entièrement dans ses graines ou n’y forme qu’une lame d’une minceur extrême. Nous avons eu l’occasion de citer plusieurs fois ses fleurs comme offrant peut-être le type le plus parfait de celle des Dicotylédonées (§ 361, 376, fig. 225, 234, 235), et nous avons signalé l’existence du petit repli ou corps particulier qui se trouve constamment en dehors de chacun des carpelles. Plusieurs genres, par la soudure des bords de leurs pétales en un tube plus ou moins long auquel adhèrent même les bases des filets, semblent tout à fait monopétalés. Mais du reste

670-671. Deux utricules allongés pris dans une Cactée ( Echine, cactus coplonogonus) , avec une lame complètement spirale dans l’un, en spirale et fragments annulaires dans l'autre.

tous leurs caractères se rattachent trop manifestement à ceux de la famille pour qu’on puisse songer à les en séparer. Les sucs des Crassulacées sont en général âcres et corrosifs, ce qui fait populairement employer celui de plusieurs, de la Joubarbe, par exemple, en guise de caustique.

§ 817. Saxifragées. — Ce groupe assez considérable en comprend plusieurs secondaires outre les Bauèracèes et les Escalloniacées , que nous avons citées dans le tableau ; les Cunoniacées, arbres ou arbrisseaux à feuilles opposées, le plus souvent composées, accompagnées de larges stipules interpétiolaires; les Hydrangéacées, arbres ou arbrisseaux à feuilles opposées simples, sans stipules, parmi lesquelles nous citerons VHortensia de nos jardins. Quant aux Saxifragées proprement dites, ce sont des herbes à feuilles alternes et dépourvues de Stipules. Les Hamamélidées , les Phîladelphacées paraissent aussi s’en rapprocher, et peut-être encore plusieurs autres familles maintenant assez éloignées, mais caractérisées de même par des carpelles le plus souvent au nombre de deux, polvspermes et distincts au sommet.

§ 818. Ombellifères ( UmbelUferœ ). — Ce groupe, si naturel et comme tel facilement reconnaissable à plusieurs traits saillants, a été depuis long-temps et généralement reconnu. On lui a conservé le nom qu’il reçut dès le principe, d’après son mode d’inflorescence, que nous avons fait connaître (§ 208, 230, fig. 187). Il se compose de plantes la plupart herbacées , annuelles ou vivaces, dont la tige aérienne, devant ainsi se développer dans le cours d’une année , pendant lequel elle acquiert souvent des dimensions assez considérables (développement auquel la moelle ne peut long-temps se prêter), devient fistuleuse comme celle des Graminées, et comme elle aussi elle présente des diaphragmes à ses nœuds. Les feuilles alternes, à limbe presque toujours divisé profondément, embrassent ces nœuds par une gaine longue et large qui se prolonge plus ou moins haut et persiste presque seule dans les supérieures. Les fleurs (fig. 674) se composent d’un calice adhérent terminé par cinq petites dents, quelquefois à peine visibles, et avec lesquelles alternent autant de pétales insérés sur le contour d’un gros disque glanduleux qui recouvre tout le sommet de l’ovaire, et qui porte également les cinq étamines alternes, à filets souvent recourbés en dedans, toujours dans le bouton. Du centre du disque sortent deux styles courts, chacun terminé par un stigmate simple, et tournés l’un vers le centre de l’ombelle, l’autre vers sa périphérie, disposition qui répond à celle des deux loges renfermant chacune un ovule pendant et constituant deux achaines qui finissent par se sé-

OMBELLIFÈRIL.

parer, ne restant unis que par l’axe ou faisceau des vaisseaux nourriciers, dédoubléendeux filets dontchacun porte suspendu l’achaine correspondant (§523, fig. 413). La graine, dont les téguments sont presque confondus avec le péricarpe, est presque entièrement formée par un périsperme généralement corné, vers l’extrémité supérieure duquel est niché un petit embryon cylindrique ( fig . 076).

Mais il est nécessaire d’ajouter quelques détails de plus sur quelques-unes de ces parties, si l’on veut comprendre les caractères employés maintenant pour la distinction et l’arrangement des genres d'Ombellifôres. On en a tiré des pétales entiers ou échancrés, ou bilobés, planes au sommet ou prolongés en une pointe re-

672-676. Organes de la fructification de la Carotte ( Daucus carola).

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