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que lui assignent les coiulilions propres à son organisation parlienlière, dont nous ne pouvons nous rendre compte. Suivant ces différences de vitalité tpii permettent aux unes et interdisent aux autres des séjours variés, les unes se répandent dans un vaste espace, les autres se concentrent dans des limites plus ou moins rétrécies; mais il en est qu'on rencontre sur des points trèsdistants, séparés par des obstacles naturels dont nous venons de signaler quelques-uns et qu’elles n’ont pu franchir seules. Elles ont pu, comme dans les casque nous avons cités, être transportées des uns aux autres par l'homme, ou par quelques-uns de ces agents divers ipti favorisent la dissémination (§ 580). Il y en a cependant pour lesquelles on ne peut expliquer ou supposer cette agence, et l’on se trouve ainsi conduit à admettre que plusieurs ont pu appartenir à plusieurs centres de végétation primitive à la fois, et que chacun de ces centres se compose de végétaux en plus grande proportion 'propres a lui seul , en moindre proportion communs à plusieurs autres en même temps. On a nommé sporadiques ( 'TmfaitM;, vagabond) ces végétaux répandus dans tic grands espaces et dans plusieurs pays différents, endémiques résidant dans sa patrie) ceux qu’on a observés dans un seul pays.
Parmi les premiers, les nus se montrent sur des points très-divers d’une même zone, mais sans la franchir (comme par exemple le Smwatjesia erecta qu'on a observé aux Antilles, à la Guyane, au Brésil, à Madagascar, à Java); d’autres sur plusieurs zones à la fois (comme le Scirpus maritimus, qui croît en Europe, dans l’Amérique du nord, aux Indes occidentales, au Sénégal, au Cap, à la Nouvelle-Hollande; le Sainnliis Halerandi, presque également disséminé). Les mêmes épithètes peuvent s’appliquer aux genres et aux familles aussi bien qu’aux espèces, nécessairement dans îles limites plus étendues. Les Codées, concentrées dans l’Amérique iutcrlropica'e qu’elles ne déqtassent que peu au nord ; les Quinquinas sur une certaine zone des Andes, Sont tics exemples de famille et de genre endémiques.
S; 885. Si deux points placés sur le globe à des distances assez considérables, mais dans des conditions analogues, n’offrent pas la même végétation, il y a néanmoins, en général, entre les deux végétations des rapports qu’on ne peut pas méeonnaîtrc. Les plantes d’une part diffèrent en tant qu'appartenant à deux centres différents , de l’autre se rapprochent en tant que destinées à vivre dans des conditions semblables. Ainsi ce peuvent être les mêmes genres représentés par des espèces différentes, les mêmes familles représentées par des genres différents ou des familles voisines. Les exemples pourraient être apportés en foule; il nous suffira d’en rappeler quelques-uns déjà cités pour la p upart, comme celui des Amenlarres et des Conifères de l’Europe tempérée, représentées par d’autres espèces des mêmes genres dans la même zone de l'Amérique septentrionale ; ceux des Conifères par d'autres genres (Amncnrin, Podocarpits) dans celle de l’Amérique méridionale : le Hêtre commun placé vers la limite seplenlriona'e de la zone tempérée dans notre hémisphère, le Hêtre antarctique placé vers la limite méridionale dans l’héinisp! ère austral : deux espèces de C.hamæmps marquant la limite septentrionale des Palmiers, Vlutmilis en Europe, le pa Intel tn en Amérique; le /llindotlendron des Alpes, rcmp'acé en Laponie par une autre espèce, sur les Andes par un autre genre, le lic/bria ; la présence des TJiosmccs aux terres australes, au Cap de Bonne-Espérance, dans l’Europe méridionale, mais sur
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chacun de ces points offrant des {'cures assez divers pour former autant de irilms distinctes; les Ericinées du Cap, remplacées en Australie par la famille voisine des F.pacri/lées ; celle des Selncjinécs par les Myoporinc<’S, etc., etc. On pourrait donc, par une comparaison empruntée a la chimie, dire mie dans ces combinaisons de familles, dr {jenres , d espèces , tpii forment la végétation d’un pays, ii existe des équivalents, il s’opère des substitutions , pour constituer celle d’un autre pays analogue quoique d ifférenlc.
§ 880. Pour celle étude comparative de toutes les végétations d’où résultera la science de la géographie botanique, il est nécessaire de constater et de faire connaître toutes les {liantes de chaque pays. Les livres écrits dans ce but ont reçu, depuis Linné, de nom de Flores, nom qu’on emploie aussi dans le sens où nous avons {iris jusqu’ici le mol de végétation. La Flore française de l)e andollc est l’ouvrage écrit par cet auteur sur les plantes de France; la Flore française en général est l’ensemble de ces {liantes. Malheureusement les botanistes ont dù le plus ordinairement se renfermer dans la circonscription géographique des pays qu’ils décrivent, circonscription déterminée par la politique et non par la nature, par conséquent sujette à varier. Pour arriver à des résultats plus généraux, ou est donc obligé de relier l’une à l’autre des Flores d'auteurs divers , faites le plus souvent dans nu esprit et sur nn plan différents, n’apportaut pas des documents de la même valeur et du même ordre, et laissant sur l’identité ou la différence de certaines espèces des doutes qu’entraîne la diversité de nomenclatures. Il manque cette unité qu’on obtiendrait si chaque Flore comprenait une région bien naturelle.
§ 887. Mais comment bien déterminer ces régions botaniques? Il y en a t|ite la nature même a nettement circonscrites en les entourant de barrières infranchissables, comme certaines îles isolées au loin au milieu de l’Océan, Sainte-Hélène, les Sandwich, Madagascar, etc., etc. La difficulté se présente {lotir la division des continents avec les archipe's ou îles peu distantes qui s’y rattachent. Il s’y rencontre sans doute certaines portions environnées de bornes qui arrêtent de toute part la végétation dans son rayonnement autour de ce centre, des mers, des déserts, de hautes chaînes de montagnes. Mais il est rare qu'elles soient ainsi eompélemeiit emprisonnées, et qu’il n’existe pas quelque lacune, quelques points de romimmiention par lesque s peut avoir lieu le passage des plantes qui se répandent ainsi dans les régions voisines •rl tendent à se confondre. Dccatidoile a proposé un certain nombre de ces régions botaniques, et on a pu les admettre avec raison à l’époque où il écrivait, avant que les explorations se fussent autant multipliées que depuis ces derniers temps. Les voyageurs n’avaient en général herborisé qu’autour (h; certains points de relâche assez distants les uns des autres pour que cliaciiu offrît sa physionomie et sa végétation particulières. Le botaniste qui récoltait successivement autour de llio-.laueiro , puis de lltienos-Avi es , puis dans les terres Magellaniques , trouvait là trois centres bien distincts. Mais en poursuivant ses herborisations par terre et par tous les points intermédiaires depuis Rio, d’une part au nord jusqu’à la mer des Antilles, de l’autre au sud jusqu’au cap llorii, il ctîl vu la Flore de la Patagonie se confondre insensiblement avec celle de la République Argentine, celle-ci avec celle des pi o-
HLf.lO.NS jjoi aNiqi ks. Tü.»
vinccs méridionales cl» llrésil, celle dernière avec eelle «les provinces cen.- Irales, cl celle-ci à son tour avec celle des provinces septentrionales el de la tîuyanr, de telle sorte «pi’il devient impossible d’assigner des limites fixes a chacune de ces régions, La même chose aurait eu lieu en s’avançant, de l’est à l’ouest , d’un point «pielconipie du rivage de l'Atlantique jusqu'à la grande Cordillère. L'extrémité méridionale de l’Afrique, cette région si bien caractérisée tant qu’on s’éloigne peu du Cap de Donne-Espérance, l’est devenue d'autant moins «pie les explorations ont été plus étendues en remontant de celle colonie vers l’équateur. On s’aperçoit ainsi que toutes ces regains ne semblaient nettement circonscrites que parce qu’elles l’étaient par l'inconnu. Cela est tellement vrai qu’en 1820 ou indiquait seulement vingt régions , et que quinze ans plus tard M. Decaudolle fils , tout en adoptant les premières données de son illustre père, se voyait déjà obligé d’en porter le nombre à quarante-cinq.
M. Scllouw, l’ tut- des auteurs qui s’est occupé le plus de la géographie des plantes et a le plus contribué à son avancement, a tenté de donner des n-glcs plus fixes pour la détermination des régions, qui, suivant lui, ne doivent être élevées à celte dignité qu’aiilaul que, de la totalité des espèces que chacune renferme, la moitié au moins se trouve lui être exclusivement propre, ainsi «pic le quart de ses genres et «pielques familles. Si l’on retrouve autre part ipichptes espèces «le plusieurs de ces genres ou - de ces familles caractéristiques, «•<■ ne sont «pie des représentants rares et clairsemés, tandis qu’ils offrent leur maximum, «pi’ils sont fréquents et nombreux dans cette région «pie leur présence sert à définir. D’après ce principe il a établi d’abord dix-huit régions, el plus tard vingt-cin«|, «pt’il nomme, les unes, comme Decaudolle, d'après leur situation géographique, la plupart d’après les végétaux «pii en forment un trait distinctif par leur grande proportion numérique ou leur physionomie remarquable. Quelques-unes se prêtent à une subdivision en provinces, «pii elles-mêmes doivent être distinguées entre elles par un quart d'espèces et ipirlqucs genres tpii appartiennent à chacune en particulier. Ainsi la légion fies Labiées el Caryophy liées, «pii correspond à celle «pie nous avons nommée des Oliviers, se partage en plusieurs provinces, celle des Cistes (la péninsule espagnole), celle des Seabieuses et. des Snnrjcs (midi de la France, Ita’ie et Sicile), celle «les Labiées frutescentes (le Levant), etc., etc.
§ 888. Nous avons passé en revue les diverses contrées «le la terre en indiquant d’une manière bien sommaire et superficielle, il est vrai, les variations «pic la végétation subit de l'une à l’autre. Ou peut, dans l'étude de la géographie botanique, au lieu de cette marche, en suivre une autre en «pichpic sorte inverse, où la botanique guide à son tour la géographie, en prenant toutes les familles une à une, et examinant comment chacune a scs espèces distribuées sur le globe. CYsl par celle comparaison générale qu’on s’assure île ipielqiws-tines de ces vérités «pie nous avons déjà indiquées sur la concentration ou la dispersion de certaines espèces, genres et familles, et qu’on peut déterminer leur proportion relative, soit sur l'universalité «le la terre, soit sur ses grandes divisions ou parties, soit en particulier sur chacun de ses points suffisamment connus. La détermination de ces proportions a été nominée Âiithmétir/ue botanique parM. «le lluniboldt, qui, malgré quelques essai* tentés avant lui, mérite presque dclre proclamé le fondateur de la science
7u<; GÉOGKAl>HJE JiOTANiyU;.
«le l*i géographie tics plantes, qu’il a tant éclairée par ses travaux en météorologie en niénie temps qu’en l)otaiii<|iie , ]>ar les résultats si riches de ses savants et longs voyages et par l'autorité de son exemple entraînant tant d’esprits, et des meilleurs, dans cette roule ouverte par lui. Sons ce point de vue, dans la Flore qu’on étudie et que nous supposons à peu près complète, on peut comparer les nombres donnés par les espèces d’une famille en particulier , ou à celui d’une autre, ou au nombre total donné par l'ensemble des familles. Quand on a fait ce calcul sur un certain nombre de Flores convenablement choisies, ou reconnaît une certaine constance dans ces rapports pour les Flores placées sur une même ligne isotherme; de telle sorte que la connaissance du nombre des plantes d’une seule famille pourrait sur un point quelconque donner, dans de certaines limites, une idée du reste de la végétation, si l’isotherme est connue, et réciproquement de l’isotherme, si l’on connaît le nombre total des plantes. Mous sommes sans doute bien loin d’arriver à ce degré de connaissances qui permettrait de dresser des tables éclairant l'une par l’autre la botanique et la météorologie des différents points du globe. L’une et l’autre de ces sciences auront besoin long-temps encore de multiplier leurs déterminations en y apportant une précision rigoureuse; mais du moins les résultats déjà obtenus peuvent jeter quelque lumière sur des questions qu'ils ne décident pas. Nous nous contenterons ici d’énoncer quelques rapports généraux de nombres dans cette distribution des végétaux à la surface de la terre.
§ 88!). C’est une vérité admise ([lie le nombre absolu des espèces va eu augmentant progressivement des pôles à l’équateur, où s’observe leur maximum. Cependant il ne faut pas croire que cette plus grande proportion résulte nécessairement du seul lait d’une latitude plus basse. La flore assez pauvre de grands pays situés entre les tropiques , comparée à la flore très-riche de pays tempérés: par exemple, celle de l’Arabie à celle de la France ou du Cap de Hotme-Fspérance, celle du nord de la Nouvelle-Hollande à sa partie méridionale, donneraient un démenti formel à une pareille assertion. Mais il est évident que, si une contrée tropicale est entrecoupée de v allées et de montagnes, elle correspondra à un [tins grand nombre de zones à partir de celle qui forme le pied de ces montagnes, et que la diversité des végétaux s’y développera en rapport avec celle des conditions qu’ils doivent v trouver. C’est en poussant les explorations non-seulement dans les montagnes des Gates et des Nclgherries, mais surtout jusque sur les pentes de l'Htinalaya, que, dans ces derniers temps . on a vu s'augmenter à un degré si remarquable la flore des Indes orientales; et si l’Amérique inlertropicale a été proclamée la terre promise des botanistes, à cause de la variété merveilleuse et presque inépuisable des produits qu’elle leur offre, on le doit sans doute aux accidents nombreux de son terrain. Tandis que les grandes chaînes de l’Asie, courant de l’est à l’ouest, doivent, sur la plus grande partie de leur étendue, correspondre il une même latitude; les cordillères de l’Amérique, courant du nord au sud, non-seulement présentent de même toute la succession des zones végétales, mais, de plus, à chaque point, une latitude bien différente, et, par conséquent, de nouveaux détails dans leur v égétation. Les chaînes secondaires qui s'en détachent, les autres qui se croisent dans divers sens, les nombreux cours d’eau qui s’en épanchent, les grandes v allées parcourues par les plus
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grands fleuves du monde, sont autant de causes puissantes de fécondité et de 'ariélé ; et l’on doit peu s’étonner que le Mexique, la Colombie et surtout le lirrsil réunissent dans un espace égal îles espères plus nomlireuses cl plus diverses que la plupart des autres points de la terre.
^ SÎM). Ces espèces plus nombreuses, répandues entre les tropiques, correspondent nécessairement à un plus grand nombre de familles et de genres ; et il diminue progressivement eu se rapproebaut de^ pôles. Mais comme alors chaque genre est représenté parmi nombre moindre d’espèces, dans ces flores des pavs froids, le nombre des {[mires, par rapport à celui des espèces, devient plus grand. Ainsi, par exemple, la Flore Française compte aujourd'hui plus de 7000 espèces reparties dans [lins de 1100 fleures ; celle de Suède un peu plus de 2300 espèces pour àliti fleures; celle de Laponie, un peu mollis île 1100 espèces pour 297 fleures; de sorte que pour chaque fleure le nombre moyen des espèces est en France de 6; eu Suède de 4, 1; en Laponie de 3, Ci.
SOI . Le nombre absolu des espèces ligneuses et leur proportion aux espèces herbacées aiiflineulent aussi à mesure qu’oti s'approche davantage de l'équateur. Le nombre des espèces annuelles ou bisannuelles croit doue suivant une marche inverse, mais qui ne se continue pas ainsi jusqu'au pôle. Ce sont les régions tempérées qui paraissent le plus favorables à leur nature délicate, ainsi que le prouve l'expérience de nos jardins. Elles v acquièrent leur maximum, et plus loin leur proportion reprend une marche décroissante. Nous avons \u qu’elles disparaissent dans les zones les plus froides, soit en latitude, soit eu hauteur, où la plupart des [liantes sont vivaces ou sous-frutescentes.
£"R5)2. Un corollaire des propositions précédentes, c’est que la taille desvégétaux va en auflinentant d'une manière générale des pôles vers l'équateur. Mais cette rèflle semble intervertie pour un ordre particulier de plantes, les Fucus, qui, assez petits dans les mers tropicales, acquièrent d’énormes dimensions dans les mers arctiques ou polaires. Ou eu a mesuré au cap Ilorn dont la lotiflucttr atteignait à peu [très 100 mètres.
^ 803. Recherchons maintenant les proportions relatives des espèces appartenant aux trois jjrauds embranchements du règne végétal sous différentes latitudes. Si l’un s’en rapporte aux nombres donnés par les flores, ou sera tenté d’admettre cette lui, que le nombre des cryptogames ou acolvlédonées augmente proportionnellement à celui des phanérogames ou cotylédonées à mesure qu’on s’éloigne de l’équateur. D’après les tableaux donnés par M. de Humboltlt jiour les* parties moyennes des trois grandes zones terrestres, les espèces cryptogames seraient égales en nombre aux phanérogames dans la zone glaciale (de 07° il 70°), de moitié moins nombreuses qu'elles dans la zone tempérée (de 45° à 52"), à peu près huit fois moins dans la zone équatoriale (de 0" à 10°), le rapport étant 1/15 pour les plaines et 1/5 pour les montagnes, Le dernier rapport viendrait en confirmation aux autres. Mais ou doit remarquer que dans les flores le nombre des cryptogames est loin d’être li.xé d'une manière aussi précise que celui des phanérogames; que le premier continue à augmenter par les recherches qui ajoutent peu au second (par exemple, dans la flore de Paris); que les divers pays de l’Europe ont été sous ce rapport explorés par des botanistes sédentaires avec un tout autre soin que les pays étrangers ont pu l’élre par des voyageurs, auxquels devaient échapper beaucoup
«le |>lanles obscures cl peu visibles, comme le sont la plupart tics acotylétloiices ; qu’on s’est d'autant plus attaché à la recherche îles cryptogames tpte celle des phanérogames était plus tôt epuisee, et par conséquent le pays plus rapproché des pôles: que les proportions trouvées ont dû se ressentir de celle inégalité dans les investigations, qui, poursuivies avec le même soin dans les régions tropicales, amèneraient sans doute tics résultats un peu différents dans la proportion de ces végétaux, soit sur toute la terre, soit dans chaque zone, principalement dans les plus chaudes. Au reste, tout ce qui précède s’applique particulièrement aux cotylédonécs-cellulaires. Nous verrons que la distribution îles vasculaires suit d’autres lois et connues avec plus tic certitude.
^ S{> 4. Eu comparant entre eux les deux grands embranchements des végétaux rotylédonés, ou voit que la proportion relative des monocotylétlonés va eu augmentant à mesure qu’on s’éloigne de l'équation . Jusqu'à 10°, elle était, relativement à l’ensemble des phanérogames, à peu près de l/(> pour le nouveau continent et I/o pour l’ancien. Croissant progressivement, elle atteint 1/i vers le milieu de la zone tempérée et 1/3' vers ses limites. Mais elle redescend un peu dans les régions glaciales, par exemple au Groenland. Il est clair que la proportion tics dicolylédonécs est inverse et s’exprime par des fractions complémentaires îles précédentes. C’est l'augmentation tle certaines familles, la diminution de certaines autres, qui déterminent ccs résultats, comme le fera comprendre le tableau suivant, que nous empruntons à M. tle Htimboltll et tpti indique, pour le milieu des trois grandes zones et relativement à la totalité îles phanérogames, la proportion de quelques-unes des familles !e plus généralement répandues et les plus importantes par le nombre de leurs espèces , et dont le contingent doit par conséquent , en variant suivant les zones, influer le plus sur les variations de ces grands rapports.