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que souvent quelques différences sensibles établissent la démarcation de l’une à l’autre; mais on ne laisse pas de les décrire comme l’ovaire, quoique l’épiderme et la couche sous-jacente appartiennent véritablement au calice. Quelquefois leur union n’a lieu que dans leur portion inférieure, et ils se dégagent l’un de l’autre supérieurement, ce qu’on indique par l’expression île calice ou d’ovaire semi-adhérent [ftg. 386, 387). Par opposition, lorsqu’ils restent complètement indépendants l’un de l’autre, on les dit libres; autrefois on disait calice infère et ovaire supère. C’est en général un caractère important que ce rapport du calice à l’ovaire, d’autant plus que radhérenee entraîne nécessairement la périgynic ou l’épigynie des étamines ; il faut donc !e constater avec soin en commençant l’examen de toute fleur. On reconnaît souvent avec facilité l’ovaire adhérent au rendement qui se prononce au-dessous des divisions calicinales [fig. 284 et 283, o). La section transversale de ce renflement constate si l’on a un seul corps creusé d’une ou de plusieurs loges parfaitement closes, comme dans la fleur du Pommier, par exemple. En coupant de même celle du Rosier, où l’on a un renflement si considérable, on voit au contraire une cavité ouverte à son sommet, et toute couverte de carpelles distincts [fig. 369). On prononcera donc qu’il y a un ovaire adhérent dans le Pommier, plusieurs ovaires libres dans le Rosier.
§ 498. La forme de l’ovaire, soit libre, soit confondu avec le calice, varie beaucoup. La forme la plus commune est celle d’un sphéroïde, ou plus souvent d’un ovoïde. Lorsqu’il y a plusieurs loges, leur existence est souvent manifestée au dehors par celle d’autant de sillons, plus ou moins profonds, étendus de la base de l’ovaire jusqu’à l’origine du style et indiquant les lignes suivant lesquelles les divers carpelles soudés se réunissent, alternes par conséquent avec les loges. Le milieu de la face dorsale de chacun de ces carpelles ou loges est quelquefois marqué par un autre sillon plus superficiel ou, au contraire, par une côte ou un angle saillant. D’autres fois, toute la surface de l’ovaire, parfaitement unie, n’accuse pas ses divisions intérieures. Lorsque les faces dorsales, très-bombées, sont séparées par des sillons très-profonds, on dit que l’ovaire est lobé ( ovurium uni-bi-tri-quadri-guinguelubum , etc.).
Cette môme surface est glabre ou diversement velue. Les termes par lesquels on désigne les divers degrés et modes de villosité ont déjà été définis (§ 203). On remarque fréquemment dans une môme plante une assez grande analogie pour la nature et la disposition des poils entre ceux qui couvrent l'ovaire et ceux qui revêtent les feuilles et les jeunes pousses.
§ 499. Le style a pris son nom du mot grec cxuXoç, colonne ou
stylet, parce qu’en effet il se présente fréquemment sous une forme qui rappelle ces corps, celle d’un cylindre plus ou moins allongé, souvent graduellement aminci, soit, le plus ordinairement, de bas en haut, soit, au contraire, quelquefois de haut en bas.
Le style appartenant à un carpelle est souvent indivis, souvent aussi tend à se diviser par la bifurcation (fig. 251, 2 s), et quelquefois chaque branche de cette fourche se divise de môme à son tour [fig. 388 s).
Quand l’ovaire est à plusieurs loges, les styles qui leur correspondent peuvent se souder en un seul dans toute leur longueur; et dans ce cas, comme dans celui du style indivis pour un carpelle unique, on dit le style simple (i Stylus simplex [fig. 385]). D’autres fois ils ne se confondent qu’en partie, par l’inférieure généralement, et alors on décrit un style multiparti ou multifide [fig. 389) suivant la hauteur plus ou moins grande jusqu’à laquelle les styles sont soudés. On indique leur nombre par le mot ou le chiffre joint à la désinence parti ou fide [ bi/idus , tripartitus , 4 -fidus, b-partitus , etc.); ce sont les expressions usitées dans toutes les descriptions les plus anciennes; dans les plus modernes on trouve souvent le même fait exprimé par 2-3-4- etc., styles soudés jusqu’au milieu, ou au-dessus ou au-dessous [styli usque medium, supra medium, infra medium coaliti ). Enfin, quoique les carpelles soient complètement réunis , les styles peuvent rester tout à fait indépendants [fig. 383 , 387, 388), et on décrit alors 2-3-4-S- plusieurs styles libres, ou bien un ovaire à plusieurs styles
388. Fleur femelle d’une Euphorbiacée ( Emblica officinalis). — c Calice. — P P Pétales. — l Tube membraneux entourant l’ovaire. — o Ovaire surmonté de trois styles s chacun deux fois bifurqué.
389. Pistil d’une Mauve {Malva alcea J. — o Ovaires au nombre de neuf, soudés en un seul , sur lequel se dessinent autant de sillons. — l Colonne formée par les neilf styles soudés entre eux jusque vers leur sommet, où ils se séparent en divergeant et se réfléchissant, terminés chacun par un stigmate s.