‹ Cours élémentaire d'histoire naturelle ... BotaniqueChapitre 182 sur 258 · Fleur du Chamærops humilis vue par en haut · texte numérisé non relu

Fleur du Chamærops humilis vue par en haut

sur les deux cotés du pétiole qui devient alors la nervure moyenne ou rachis. Tout ce limbe ainsi plié était continu dans le premier âge, mais il finit par se fendre tout le long des plis, et se partage ainsi plus ou moins profondément en une foule de lanières qui donnent à l'ensemble l’apparence palmatiséquée ou penniséquée (fi g. M4, 1). Aux aisselles de ces feuilles, qui, renouvelées par un bourgeon terminal, forment une sorte de touffe au sommet de la tige, naissent les Heurs en spadices, ou simples, ou souvent rameux ; et les spathes dont ils sont d’abord enveloppés, puis plus ou moins long-temps accompagnés après qu’ils les ont entr’ouvertes en les dépassant, ont elles-mêmes un tissu épais, dur, quelquefois ligneux, au point de former comme une nacelle. 11 y en a une ou plusieurs; elles sont complètes ou incomplètes, et quelquefois même manquent tout à fait. Les (leurs peuvent être hermaphrodites, ou polygames, ou monoïques, ou dioïques (dans le Dattier, par exemple). Leur périanthe (fig. 588 c, 540) est composé de deux verticilles de folioles coriaces, dont les trois intérieures n’ont pas toujours la même forme et la même longueur que les extérieures, et se soudent quelquefois entre elles. Les étamines, au nombre de six le plus communément (fig. 535, 540), réduites rarement à trois, se montrent quelquefois plus nombreuses dans les fleurs diclines ; leurs filets sont libres ou monadelphes. Le pistil est composé de trois ovaires distincts (fig. 540) ou soudés (fig. 536) , ainsi que leurs styles, et renfermant chacun un ou deux ovules dressés; mais souvent, et surtout dans le cas de soudures des ovaires, deux loges avortent, et on n’en trouve plus qu’une seule. Le fruit, qui acquiert quelquefois d’énormes dimensions (dans les Cocos par exemple), sous une enveloppe épaisse, charnue ou fibreuse, renferme un noyau de même simple ou triple, presque toujours réduit à une logo unique dans le premier cas, à paroi quelquefois mince, mais acquérant souvent la dureté du bois ou même de la pierre. La graine qui le remplit en se soudant et se confondant fréquemment avec lui , est formée, pour la plus grande partie, d’un périsperme épais , en général fort dur, corné ou cartilagineux, souvent ruminé (fig. 539 p), au bas ou sur les côtés duquel est creusée une petite cavité superficielle où se niche un petit embryon e qui, par conséquent, se dirige tantôt vers le hile, tantôt d’un tout autre côté.

On a distingué plusieurs tribus de Palmiers d’après diverses modifications des inflorescences et des spathes qui les accompagnent ordinairement, et d’après celles du fruit variant par la consistance de son péricarpe, composé de plusieurs carpelles distincts

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