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Bouton de la fleur mâle, vu d’en haut

573. Etamine prise dans le précédent, pour faire voir la courbure et la structure de son filet motile, et celle de son anthère avant la déhiscence.

574. Fleur mâle épanouie. — c Calice. — eee e Étamines redressées et ouvertes , hypogynes. — pr Rudiment du pistil central.

575. Fleur femelle. — c Calice à folioles inégales, deux extérieures beaucoup plus petites. — o Ovaire. — s Stigmate sessile.

576. Pistil , coupé verticalement pour faire voir la direction de l’ovule o. — p Paroi de l’ovaire. — s Stigmate.

577. La graine, coupée verticalement, parallèlement (11 et perpendiculairement (2) aux cotylédons. — t Tégument. — h Hile. — p Périsperme. — e Embryon.

tous les alimentaires, comme donnant un pain et un lait tout préparés par la nature : l’un, 1 ’ Artocarpus incisa ou arbre à pain ; l'autre, le Galactodendron ou arbre de la vache, qui croît dans la Cordilière de Venezuela, dont ses habitants le mettent en traite réglée; il fournit par incision une énorme quantité d’un liquide blanc et épais qui a le goût et quelques-unes des qualités du lait véritable.

11 contient plus de moitié d’eau, et, avec un peu de sucre et d’albumine, une très-grande proportion d’une matière grasse à laquelle paraissent dues ses principales propriétés. Celte présence d’un suc laiteux et abondant est commune aux autres plantes de la même famille; mais, salutaire ou innocent dans les uns, il devient âcre dans les autres et même vénéneux, et il est assez singulier d’avoir à citer, auprès de l’arbre de la vache, YAntiaris de Java qui fournit VUpas , un des poisons renommés comme les plus violents et sujet aussi de contes bien terribles. On peut en révoquer en doute la plus grande partie, mais non la propriété fondamentale due à la présence de la strychnine, alcaloïde bien étudié et expérimenté par la chimie et la médecine. 4° Les Morées, remarquables par quelques arbres, comme le Mûrier et le Figuier. Les espèces de ce dernier genre sont extrêmement nombreuses et contiennent aussi, de même que la plupart des autres plantes de la même famille, un suc laiteux ordinairement fort acre. Comme celui de la précédente, il mérite l’attention par la présence d’un principe particulier et utilement employé dans l'industrie, le caoutchouc, qui du reste existe fréquemment dans les'sucs de cette nature, quoique extraits de végétaux appartenant à plusieurs familles très-différentes. 5° Les Gunnéracèes. et encore quelques genres devenus types de petites familles particulières ou dispersées dans d’autres.

§ 766. Il y a déjà long-temps qu’on a séparé des Urticées un genre qu’on y avait réuni dans le principe, le Poivre, devenu type des Pipèracées si connues par l’emploi domestique et journalier du Poivre noir, une de leurs espèces. Les autres participent aux mêmes propriétés répandues dans leurs diverses parties, comme le prouvent les feuilles du Poivre bclel que les habitants de certaines parties de l’Asie se plaisent à mâcher continuellement à cause de son action stimulante. Mais les Pipéracées méritent davantage de fixer notre attention par plusieurs points particuliers de leur organisation , tels que la présence de faisceaux fibro-vasculaires éparsdans leur moelle et qui donnent à leurs jeunes tiges l’apparence de monocotylédonées , l’existence d’un double périsperme , l’intérieur réduit, comme dans le Nymphæa, à un petitsac charnu auquel l’embryon reste attaché par son suspenseur, persistant et occupant le

PIPÉRACÉES. — MYR1STLCÉES. — NÉPENTHÉES.

sommet de la graine [fig. 482 pt), dont le reste est rempli pai le périsperme extérieur pe, remarquable par l’abondance de ses principes âcres et aromatiques , et la partie employée en plus grande proportion. Sur l’axe florifère , autour de chaque carpelle

que nous considérons comme une fleur femelle , s’insèrent deux ou plusieurs étamines que nous considérons chacune comme une fleur mâle.

§ 767. Les Myrîsticées fournissent une autre épice presque aussi célèbre, la noix de muscade, dont le périsperme renferme en grande quantité, dans son tissu, une huile aromatique. Mais l’écorce et le péricarpe du Muscadier sont remplis d’un jus âcre et visqueux.

§768. Les Népenthées ont pour type le genre Népenthes, dont la nervure médiane se prolonge au delà du limbe, pour porter une nouvelle expansion foliacée, creusée en vase, à l’ouverture duquel s’adapte une sorte de couvercle attaché comme par une charnière et susceptible d’abaissement et d’élévation, si bien que le vase se

578-582. Organes de la fructification du Poivre noir ( Piper nigrum).

578. Portion de l’épi florifère. — e Écailles, accompagnant chacune deux anthères ou fleurs mâles, autour d’un pistil o ou fleur femelle.

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