POLYPE T A L E S H Y P O G Y N E S
§ 782. Nous les subdiviserons d’après la placentation pariétale ou axile : dans la première catégorie nous placerons les fruits composés de carpelles réunis, soit par leurs bords, soit par leurs côtés réfléchis en cloisons incomplètes; dans la seconde, les fruits où les côtés réfléchis de chaque carpelle forment une loge complète, soit qu'elle reste isolée des autres en carpelle distinct, soit qu'elle se soude latéralement avec elles en ovaire pluriloculaire. Tous les fruits apocarpés des hypogvnes rentreront donc dans cette dernière, dans le cas même où les ovules dressés ou pendants du fond de la loge, même disséminés sur ses parois, ne semblent pas s’attacher à l’angle interne. Ainsi notre division peut recevoir cette autre expression : '1° ovaire uniloculaire à plusieurs placentas ; 2° ovaire pluriloculaire ou carpelles distincts.
POLYPÉTALES HYPOGYNES à placentation pariétale.
§ 783. Les placentas tantôt bordent les valves du fruit, et par conséquent alternent avec elles, tantôt occupent le milieu de leur longueur et leur sont opposés. Dans quelques cas où le fruit est indéhiscent, les autres caractères tirés de la structure de la graine permettront de suppléer à l’absence de celui-là.
(Voyez Tableau VIII, page 612.)
§ 784. Nous citerons parmi ces familles les Violariées, à fleurs présentant des sépales, des pétales et des étamines au nombre de cinq; les anthères ont leurs loges portées sur un large connectif qui se prolonge en pointe au-dessus d’elles, et se soudent quelquefois entre elles en une sorte de tube appliqué sur l’ovaire. Le style est simple, oblique, terminé par un stigmate incliné, épais et percé à son milieu ( fig . 181); le fruit, une capsule à trois valves. On distingue deux tribus d’après les fleurs régulières (dans les Alsodinées) , irrégulières (dans les Violées . qui sont les plus nombreuses). Nous avons donné un exemple de l’irrégularité que présentent alors deux des étamines (/ îg . 317). Les racines, dans cette famille, jouissent assez fréquemment de propriétés émétiques, et c’est pourquoi plusieurs de celles de l’Amérique du sud sont connues et vendues sous le nom d 'Ipécacuanhas.
§ 783. Dans les Cistinées, les fleurs sont régulières, à l’exception du calice, dont souvent les deux folioles extérieures restent plus courtes que les autres; les étamines indéfinies; les placentas au nombre de 3, mais aussi de 3 ou même de 10, font quelquefois saillie dans l’intérieur de la loge, et les cloisons incomplètes qu’ils bordent peuvent même s’avancer assez pour se rencontrer vers le centre plus ou moins haut et partager ainsi la cavité en autant de demi-loges. On ne concevait pas bien comment dans les ovules le micropyle, placé à l’extrémité opposée au hile, pouvait se mettre pour la fécondation en rapport avec les placentas, auxquels ils ne se lient d’ailleurs que par un très-long funicule • si l’on examine l’intérieur de l’ovaire à cette époque, on voit les tubes polliniques, arrivés par le tissu conducteur à sa surface, s’allonger et pendre dans le vide de la loge, et aller ainsi à la rencontre du micropyle, qu’ils finissent par rencontrer. Les espèces de cette famille, herbacées ou frutescentes, sont dans plusieurs couvertes d’un enduit ré-
Familles. Tableau \
Placentas I opposés aux valvi 1 alternes