‹ Cours élémentaire d'histoire naturelle ... BotaniqueChapitre 79 sur 258 · de la fleur du Coriaria myrlifolia · texte numérisé non relu

de la fleur du Coriaria myrlifolia

Vn BOTANIQUE.

de manière qu'elles se trouvent en nombre double des folioles du calice ou de la corolle : on dit alors que la fleur est diplostémonp. (Si ttXoüç, double; étamine); on la dirait isostèmone (î<roç,

égal ) si les étamines étaient en nombre égal aux pétales.

Néanmoins la displostémonie peut avoir lieu sans que le nombre des vcrticilles soit véritablement augmenté. Expliquons celte sorte d’énigme par des exemples. La fleur du Redoul ( Curiaria myrti folia, fiy.iL?> 6) offre cinq folioles calicinales, cinq petits pétales courts et épais alternant avec elles, puis dix étamines sur deux rangs, le plus extérieur opposé au calice, le plus intérieur aux pétales, enfin cinq carpelles alternant avec ceux-ci ; nous avons donc bien addition d’un verticille d’étamines qui est venu s’intercaler entre les cinq premiers et les carpelles, et qui a dù occuper la situation normale de ceux-ci vis-à-vis les pétales : la règle générale se maintient, les verticilles successifs alternent entre eux. Examinons comparativement une fleur de Sedum [ fi g . 235) presque semblable à celle du Crassula ( fi g . 234); elle ne diffère que par l’addition d’un cercle de cinq étamines, et par conséquent présentant en apparence absolument le même nombre de verticilles et de parties que la fleur du Coriaria. Néanmoins, si nous recherchons avec plus d’attention la situation relative de ses parties, nous reconnaissons que des dix étamines, les cinq qui se trouvent placées un peu extérieurement par rapport aux autres sont précisément devant les pétales, et même soudées avec eux tout à fait à leur base. Nous aurions ainsi deux verticilles successifs opposés,, contrairement à la règle. Nous nous trouvons donc conduits à nous demander s’il y a en effet ici double verticille, ou si plutôt nous ne devons pas en reconnaître un seul composé de parties doublées, de manière que cette fleur se trouverait ramenée au type primitif, celui que composent un verticille de cinq folioles calicinales, un de cinq pétales, un de cinq étamines, un de cinq carpelles; seulement les pétales seraient doublés chacun d’une étamine. Cette conclusion est justifiée nonseulement par une considération que nous avons déjà eu occasion de répéter plusieurs fois, savoir : que le guide le plus sûr pour déterminer la véritable nature des parties végétales, si variables par leur forme, se trouve dans la détermination même de leurs rapports constants de position; elle l’est encore par la fréquence d’un phénomène que nous ferons connaître tout à l’heure, celui du dédoublement des organes végétaux.

S 376 bis. La multiplication des parties de la fleur par l’augmentation du nombre des verticilles ne se borne pas toujours à ce <pie celui d'un ou de plusieurs d’entre eux devienne double : il

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