de la Sauge des prés [Salvia pralensis
297. — du Muflier commun {Anlirrhinum majus). Le tube de la corolle se prolonge à la base en une bosselure a, et est fermé à sa gorge par un renflement;).
COROLLE
§ 430. Nous devons signaler encore dans les pétales quelques formes bizarres et insolites. Dans certaines fleurs, le limbe, au lieu de rester plane ou légèrement concave, se contourne de manière à imiter un casque (/>. galeatum: dans l’Aconit, par exemple), ou en capuchon (p. cuculli forme • dans l’Aneolie, paè exemple), ou en cornet (dans l’Hellébore, par exemple), etc., etc. Le nom est dans ces cas emprunté, comme on le voit, à l’objet commun dont il rappelle la forme. Lorsqu’il se prolonge en dehors ou en bas en une sorte de sac allongé ou éperon, il est d i t éperonné (calcaratum) , comme, par exemple, dfms la Violette ou la Linaire. Au lieu d’un sac, c’estd’autres fois un simple repli plus ou moins court, plus ou moins comprimé, dont la cavité peut s’ouvrir, soit en dedans de la fleur, soil en dehors (comme dans la Bourrache, le Myosotis [fig. 297] et beaucoup d’autres Borragi nées [fig. 292]). Au lieud’unesaillie creuse, on peut enfin en avoir une pleine, formée par l’épaississement et l’extension du tissu du pétale (comme dans beaucoup d’Asclépiadées). Dans ces derniers cas, oii la corolle est monopétale et régulière, ces saillies opposées aux lobes forment un cercle inté— térieur, une sorte de couronne, et ont reçu des noms divers, suivant les diverses apparences qu’ils présentent.
Nous avons déjà vu (§ 377) que c’est assez souvent celle d’une lame plus ou moins étendue qui vient comme doubler le limbe, soit en dehors (dans quelques Résédas, par exemple), soit en de- o dans (par exemple dans diverses Caryophyllées, les Lyclmis [fig. 298]', les Cucubalus, etc.), et qu’elle peut être considérée comme due à un dédoublement. ([[
Le pétale est dit alors appendiculé (appendiculatum). 298 •
§ 431 . La durée de la corolle varie comme celle du calice (§ 41 8), mais est toujours bien plus passagère. Elle (tombe quelquefois au moment de l’épanouissement, presque toujours après la fécondation, et, quand elle persiste plus tard, ce n’est que desséchée ou, en d’autres termes, marccscente (par exemple, dans les Bruyères, les Campanules). La Corolle monopétale se détache toujours d’une seule pièce. .
298. Pétale du Lychnis fulgens, vu du côté intérieur. — o Onglet. — l Limbe. — a Appendice.