Momcnmtt de F arme
Il y a plusieuis causes de déviations : les unes agissent jusqu’au moment où le projectile sort du canon, et les autres durant tout le trajet du projectile dans l’air. Les premières ont pour effet de modifier la vites.se et la direction initiales du projectile ; les autres cau.ses agissent d’une manière continue. Celles-ci doivent être considérées comme des forces accélératrices et être assimilées à la pesanteur, avec cette différence quelles agissent en des sens divers et avec des intensités variables d’un projectile à l’autre, et quelles varient aussi durant le trajet de chaque projectile.
Les déviations initiales avec les fusils et les auti es armes portatives que l’on dirige et que l’on tire à la main peuvent tenir à ce qu’au moment où le tireur appuie le doigt sur la détente pom- faire feu, l’elTort qu’il produit fait légèrement abaisser l’arme, et à ce qu’au moment du tir, l’action des gaz sur le fond du canon tend à faire tourner l’arme autour de son point d’appui sim l’épaule de l’homme et par conséquent ù la faire relever.
Cet eiïet, qui n’existe pas pour les bouches à feu posées sur alfùt, est d’autant plus sensible que les armes portatives sont moins longues. On a en effet reconnu que, dans le fusil, la ligue de projection était moyennement un peu au-dessous delà {)osition de l’axe du canon au moment où le tireur vise, tandis qu’avec le mousqueton de cavalerie elle est notablement au-dessus; le relèvement du pistolet de aivalerie est encore plus considérable C"). D’après cela, on doit admetü-e que la direction moyenne de la ligne de projection ne sera ]>as nécessairement le prolongement de l’axe du canon.
Des effets analogues se j)rodulsent dans le plan horizontal pai le mouvement du corps du tireur, par suite de la pression que l’arme exerce sur son épaule droite, en dehors de la verticale qui pa.sso p.ai- son centre de gravité ; mais ils sont moins prononcés.
Ces efléts sont d’autant plus grands, que le poids de la balle, relativement à celui de l’arme, est plus cousidéiîiblc.