CHLORURES D'ÉTAIN
révaporation, on en sépare le protochlorure d'élain sous forme de cristaux hydratés; ces cristaux ont pour formule SnCl-i-2H0.
Le protochlorure d'étain se dissout sans altération dans une petite quantité d'eau ; mais une grande quantité d'eau le décompose, et eu précipite un oxychlorure insoluble SnCl+SnO.
Le protochlorure d'étain cristallisé, chauffé dans une cornue , abandonne facilement son eau ; mais une petite quantité de chlorure se décompose toujours pendant cette dessiccation, et il se dégage de l'acide chlorhydrique. Si l'on élève la température jusqu'au rouge , le protochlorure non altéré distille. Le protochlorure, d'étain se combine facilement avec les chlorures alcalins, et donne des chlorures doubles qui cristallisent facilement.
Le protochlorure d'étain est très-avide d'oxygène ; il absorbe facilement ce gaz à l'air, et il l'enlève à un grand nombre d'oxydes qu'il fait passer à un degré inférieur d'oxydation, ou même à l'état métallique. Il précipite facilement de leurs dissolutions le mercure et l'argent à l'état métallique ; il ramène au minimum d'oxydation les sels de sesquioxyde de fer, de protoxyde de cuivre CuO.
§ 943. Le per chlorure, ou chloride d'étain, s'obtient quand ou traite l'étain par un excès de chloi*e. L'affinité de ces deux corps est tellement considérable, que la limaille d'étain prend feu quand on la projette dans un flacon rempli de chlore sec. Pour préparer une certaine quantité de ce perchlorure, on place de l'étain dans une cornue de verre tubulée, munie d'un récipient bien refroidi , et l'on fait arriver un courant de chlore sec par la tubulure. L'étain se combine immédiatement avec le chlore , et, si l'on chauffe l^èrement la cornue, il passe à la distillation un liquide qui se condense dans le récipient. Ce liquide est ordinairement coloré en jaune par du chlore qu'il renferme en dissolution ; on le purifie en l'agitant avec un peu de limaille d'étain ou de protochlorure d'étain, et le distillant de nouveau. On peut également préparer ce corps, en chauffant dans une cornue de verre un mélange de 4 partie
d'étain en limaille , et de o parties de perchlorure de mercure, ou sublimé corrosif.
Le perchlorure d'étain forme un liquide incolore, d'une densité de 2,28, entrant en ébullition à 120° ; la densité de sa vapeur est 9,2. Il répand au contact de l'air des fumées blanches, très-épaisses, qui tiennent à ce que le chlorure anhydre a une tension de vapeur très-notable à la température ordinaire ; mais ces vapeurs se combinent immédiatement avec la vapeur d'eau de l'atmosphère pour former un hydrate qui n'a pas de tension sensible , et par suite se précipite. Si l'on verse quelques gouttes d'eau dans
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le perchlorurc anhydre, on enlend un bruil semblable à produit on fer roiige qui est plongé dans l'eau. Le perchlorure se combine alors avec l'eau, on dégageant beaucoup de chalour, donne naissance à un chloride hydraté qui se dépose en beau cristaux dont la formule est SnCl*4-5HO.
On obtient le mémo perchlorure d'êtain liydralé en dissalnnl de l'ôtain dans de l'eau régale renfermant un ejicêa d'acide cbleriiydrique, ou en faisant passer du cblore à travers une dissolution deprolocblonire d'élain. Le perchlorurc d'êtain liydralé se diumt dans une petite quantité d'eau , et dans une quantité quelcooqM de ce liquide lorsque celui-ci est suffisamment acidulé par i» l'acide chlorhydrique. Hais l'eau pure, employée en grande quantité, le décompose ; de l'acide staunique hydraté se précipite.
Le percblorure d'êtain hydraté se décompose par la chaleur; de l'acide chlorhydrique se d^age, et il reste de l'acide métaslaaiû' que. ChaulTé avec de l'acide phosphorique anhydre t ou avec de l'acide aiilfurique concentré, il leur abandonne son eau, et le per chlorure anhydre passe à la distillation.
Le percblorure d'êtain anhydre était appelé par les anciens chimistes tiqtiear fumante de Libavius.
Le percblorure d'êtain se combine avec un graud nombre de chlorures métalliques. Ces chlorures doubles cristallisent feile-ment ; ils sont tous formés de 1 éq. de percblorure d'êtain, et da 1 éf]. de l'autre chlorure métallique. Le percblorure anhydre» combine aussi avec l'ande sulfhydrique; il forme avec le gaihydmgène phosphore une combinaison qui a [wur formule PhH^.SnCI*.
C;ar>cléreB dMIncllb des composés solnblca de rétala.
% 9ii. L'étain forme deux séries de composés solublcs : (• cem qui currepondent au protoxyde SnO, tels que le prolocblonin d'êtain et les sels solubles formés par le protoxyde ; i' les coni|ii>sës qui correspondent à l'acide stannique, c'est-à-dire le perdl»rure d'élain et les combinaisons solubles de l'acide stannique >nc les acides. Ces deux séries présentent des réactions différenlMi qu'il est nécessaire d'examiner séparément.
Caractères des sels de protoxyde iTelain.
g 9i5. Les sels de protoxyde d'élain sont incolores lorsque l'iciite est lui-même incolore; ils rougissent toujours fortement lalf'intnra de tournesol. En général, une pctile quantité d'eau les disMol; mais ils se décomposent quand on les traite par unegrandcquantil» de re liquide; il se forme un précipité blanc qui csl généra ietnflil