‹ Cours élémentaire de chimie (volume 2)Chapitre 69 sur 130 · FABRICATION DU PLOMB DE CHASSE. TU · texte numérisé non relu

FABRICATION DU PLOMB DE CHASSE. TU

marbre bien horizontale ; on en limite la grandeur avec des règles de bois bien dressées; puis on les passe au laminoir.

Le laminoir se compose de deux cylindres en fonte, dont un seul, l'inférieur, est mû par la machine. Le cylindre supérieur est simplement entraîné par adhérence : on ménage, au moyen d'un «ontre-poids, la pression qu'il exerce sur la lame de plomb. Des vis de rappel, qui serrent les boites supérieures des deux tourillons, limitent l'élévation du cylindre, et règlent l'épaisseur de la feuille. Comme ces vis se meuvent d'une manière indépendante, on peut serrer davantage le côté où la lame s'étend le moins , de façon à obtenir un étirage uniforme. De chaque côté des cylindres, se trou- ■ vent des tables, munies de rails en fer qui reçoivent et dirigent les leuilles étirées. On étire successivement 5 à 6 feuilles ; puis on les fait repasser en sens contraire entre les cylindres, après avoir Fij;. 554. changé le sens du mouvement au moyen d'un débrayage. On continue ainsi, jusqu'à ce que les feuilles i de plomb aient acquis l'épaisseur désirée.

Les tuyaux de plomb sans soudure sont confectionnés par étirage sur un mandrin en fer enlre des cylindres cannelés. On corAmeuce par les couler dans UD moule en fonte abcd (Qg. 55i), dans l'axe duquel BC trouve un mandrin en fer ef, du diamètre que l'on veut donner intérieurement au tuyau de plomb- On obtient ainsi un tuyau de plomb, à paroi épaisse et de O^.eàO",? de hauteur. On engage ce tuyau sur un / mandrin en fer, de même diamètre que le mandrin ef du moule, et l'on étire le tout entre deux cylindres, semblables à ceux qui servent à l'étirage du fer. On amincit ainsi les parois du tuyau, jusqu'à ce que celui-ci ait atteint la longueur demandée.

Vabrlcstlon du ploinb de chaaMC g 990. On emploie, pour fabriquer le plomb de chasse, du plomb auquel on allie de 0,3 à 0.8 pour 100 d'arsenic. L'addition de cette petite quantité d'arsenic donne au plomb la propriété de former des gouttelettes parfaitement sphériques. On se sert d'une écumoire en tôle, ayant la forme d'une calotte sphérique, et percée d'ouvertures de dimensions plus ou moins grandes, suivant la grosseur des grains que l'on veut fabriquer. On comprime d'abord dans celte écumoire les crasses de plomb qui se forment sur le plomb fondu, de manière à eu revêtir complètement les parois intérieures. On y verse ensuite, avec une cuiller, le plomb fondu, par petites quantités; le

plomb filtre à travers les crasses, et tombe par les trous sous fora de gouttes. Ces gouttes doivent tomber d'une grande hauteur, a£ qu'elles puissent se solidifier pendant leur chute : elles sont recuei lies dans un réservoir d'eau. Cette opération se fait ordinairemen dans de vieilles tours en ruine , ou dans des puits de mine. Il faui une hauteur de chute plus grande pour les gros grains que pour les petits. Les grains sont ensuite séparés en différentes gros^eois au moyen de cribles à trous ronds ; on leur donne un lustre, eo lei faisant tourner dans des tonneaux avec un peu de plombagine.

S 891. Le bismuth 'du commerce n'est jamais absolun maia, comme les métaux étrangers avec lesquels il est alli généra] plus oxyijables que lui , on parvient à le purifier Tant le mt^tal pulvérisé avec -^ de son poids de nitre, dans set de terre. Il convient d'élever lentement la lemptTalui la décomposilioa de l'azotate. Les métaui étrangers s'oxy combinent avec la potasse ainsi qu'une partie du bismutt du bismuth forme un culot au fond du creuse!.

On l'obtient plus pur en fondant dans un creuset un mi sous-azotate de bismuth et de ftux noir, mais il renferme dinairement un peu de potassium.

Le bismuth est un métal d'un blanc gris , mais qui pr même temps une nuance rougeâlre bien prononcée. On facilement cette nuance lorsqu'on place un morceau de ! cdté d'un échantillon d'un métal blanc ^m, tel que le zii moine , etc. Sa densité est 9,9. Il présente une cassure ci larges lames miroitantes ; il a Irés-peu de malléabilité, et avec une grande facilité par voie de fusion. On l'obtient cristaux, ea fondant dans un têt, ou uipsule en terre, qu logrammes de bismuth du commerce, purifié par une nilre et laissant refroidir très-lenlement. A cet effet, 01 capsule sur un bain de aable chauffé, et on la recouvre d'u de tôle sur laquelle on met quelques charbons allumés, f quelque temps , an perce avec un charbon rouge la cru qiii s'est formée à la surface , ei l'on fait écouler le mé liquide. On détache avec, précaution cette croûte, et l'i évidence une géode de cristaux très-beaux, ayant souven rentimèlres de diamètre. Ces crislaus sont des rhomh l'angle de S?".!»', ou plutôt des trémies pyramidales , s à celles du sel niarin {§ 493). Us présentent des coulei très-belles produites par les pellicules très-minces d'oxyi forment à la surface du métal au moment où il arrive enc au contact de l'air. Ces pellicules donnent lieu aux jeux i des lames minces, ou des bulles de savon.

Le bismuth fonda 364"; un thermomètre, plongé dansd

fondu, marque cette température pendant tout le temps de sa solidification. De même que Teau, Le bismuth se dilate au moment de sa solidification , il est donc plus léger solide que liquide. Le bismuth est volatil à une très-haute température ; il est cependant difficile de le distiller.

Le bismuth ne s'altère pas à l'air sec; au contact de l'air humide, il se recouvre, à la longue, dune pellicule très-mince d'oxyde. Chauffé à Tair, il brûle avec une petite flamme bleuâtre, en répandant des fumées jaunes. Le bismuth ne décompose l'eau qu'aune très-haute température ; il ne la décompose pas à froid , en présence des acides puissants. L'acide chlorhydrique concentré l'attaque difficilement ; l'acide sulfurique ne l'attaque que lorsqu'il est concentré et chaud; de l'acide sulfureux se dégage. L'acide azotique attaque très-vivement le bismuth et le dissout complètement.

Page 1