T. I JO
Le premier flacon se colore d'abord en brun ; mais, conmie le deutoxyde d'azote amène constamment de Feau qui se condense
Vabsorptiôn du chlore par la dissolution de potasse, la force élastique du gaz dans le ballon A devienne moindre que ceUe de l'atmosphère, on va voir que, si les diverses parties de l'appareil ont des dimensions convenables, on n'aura plus à craindre qu'il y ait absorption de la dissolution de potasse dans le ballon A. En efTet, à mesure que la force élastique du gaz dans ce balFon s'abaissera au-dessous de celle de l'atmosphère, la dissolution de potasse s'élèvera dans le tube bc; mais, en même temps, l'acide chlorhydrique descendra dans la branche fg du tube en S. Si le liquide atteint le point le plus bas /; avant que la dissolutfon de potasse atteigne le sommet b du tube de dégagement, l'air atmosphérique rentrera par le tube en S, et empêchera que la force élastique intérieure ne devienne plus faible. L'absorption sera donc devenue impossible et l'opération pourra être remise en train, en ajoutant de l'acide chlorhydrique, ou en élevant la température du ballon.
La boule u du tube en S a pour but d'éviter, par sa grande capacité relative, que le niveau du liquide ne s'élève beaucoup dans la branche fe, par suite de l'introduction du liquide contenu précédemment dans la branche ^i^; l'air s'introduit donc dans l'appareil lorsque la force élastique intérieure est devenue très-peu inférieure à celle de l'atmosphère.
Cette boule est utile aussi, parce qu'elle renferme la quantité de liquide néce^ saire pour remplir complètement la branche fg, lorsque la force élastique du gaz intérieur devient beaucoup supérieure à celle de Fatmosphére* Cette force éla»tique ne peut d'ailleurs pas augmenter indéfiniment ; elle ne peut surpasser la pression de l'atmosphère extérieure d'une quantité plus grande que celle qui fait équilibre à la colonne liquide que peut contenir la branche fg; car alors cette colonne serait lancée au dehors du tube, et le gaz intérieur communiquerait librement avec l'atmosphère.
Cette dernière circonstance se présente fréquemment dans Texpérience que nous avons prise pour exemple. Le tube bc se bouche souvent par le dépôt de ma^ tiéres cristallisées qui se forment dans la réaction du chlore sur la potasse* Le gaz continuant à se développer dans le ballon A, sa force élastique croit continuelle^ ment, s'il ne trouve pas d'autre issue, comme dans l'appareil de la figure 190, et bientôt cette force devient assez considérable pour faire éclater le ballon.
Avec l'addition du tube en S, ce danger ne sera pas à craindre ; c'est donc avec raison que l'on a donné à ce tube le nom de tube de iûreté»
Le tube en S a encore une autre utilité* U permet d'agouter successivement et à mesure du besoin l'acide chlorhydrique nécessaire à l'expérience, sans être obligé de déboucher le ballon*
Lorsque le vase dans lequel se développe le gaz est une cornue à une seule ou^ verture, on emploie un tube abducteur sur lequel se trouve soudé un tube cl» S, disposé comme le montre la fig. 192* Ce tube ne sert alors que comme tube de sûreté et pour éviter l'absorption ; on ne peut plus l'utiliser pour introduire les liquides nécessaires à la réaction* Cette disposition de tube porte le nom de tuhe de Wetter, du nom du chimiste qui l'a imaginée* On peut placer dans ce tube un liquide quelconque qui n^exerce pas d'action chimique sur le gaz*
Le vase employé pour la réaction chimique est souvent un flacon à deul tubu*^ lures (fig* 193), comme dans la préparation du gaz hydrogène ou dahs celle du deutoxyde d'azote* On emploie alors* comme tube de sûreté» un sitnple tube droit, surmonté d'un entonnoir et qui descend d'une petite quantité dans le liquide*
Supposons maintenant que l'on veuille faire passer un méine gaz, successivement, à travers une séné de fla«ons renfermant des dissolutions, différentes ou identiques» qui peuvent l'absorber; on emploiera la disposition représentée
DEUTOXYDE D'AZOTE.
dans ce premier flacon, l'acide qu'il renferme change successivement de couleui*. Le second flacon prend une couleur brune ; le
(flg. 194). A est le ballon où se produit le chlore, et les flacons à trois tubulures B, C, D, E, renferment les dissolutions* qui doivent absorber le gaz. Supposons
Fig. 193.
que le dégagement du chlore soit tel, que des bulles de gaz traversent les liquides des quatre flacons, et cherchons quelle est la force élastique que le gaz possède dans chacun de ces flacons.
La pression de l'atmosphère s'exerce librement, par le tube o ouvert aux deux bouts, à la surface du liquide contenu dans le flacon E. Le gaz du flacon E a donc une force élastique égale à celle de l'astmosphére extérieure, que nous supposons représentée par une colonne H de mercure.
Dans le flacon D, la pression qui s'exerce à la surface du liquide est égale à la pression H qui existe dans le flacon F , augmentée d'une colonne de mercure faisant équilibre à la colonne tC"' du liquide E, que le gaz doit déprimer dans le tube de dégagement, pour sortir par l'oriflce c"". Si </"" représente la densité, par
troisième devient jaune; le quatrième vert; le cinquième bleu; le sixième reste incolore.
rapport à l'eau, du liquide E,-la colonne, de mercure qui fait équilibre à la co-
d"" lonne a"" du liquide E est exprimée par a""-j" 1»» force élastique du gai du
flacon D est donc exprimée par
Dans le flacon C, la pression, qui s'exerce à la surface du liquide, est égale à In pression H -f a"" -c- du gaz dans le flacon D, augmentée de la colonne de mercure qui fait équilibre à la colonne a"' du liquide D, que le gaz doit déprimer pour passer du flacon C dans le flacon D. Cette colonne de mercure est exprimée
d'" parfl"'-^> si d"' est la densité du liquide D. La force élastique du gaz dans le
flacon C est donc