K0 + 6C1 = 5KC1 + KO.CIO
On purifie le chlorate de potasse en le dissolvant dans l'eau bouillante; la plus grande partie se dépose sous forme de cristaux, pendant le refroidissement de la liqueur.
C'est au moyen du chlorate de potasse que l'on prépare l'acide chlorique et toutes les autres combinaisons du chlore avec l'oxygène.
Pour préparer l'acide chlorique, on verse, dans une dissolution de chlorate de potasse, un excès d'acide hydrofluosiUcique ; il se forme un précipité gélatineux d'hydrofluosilicate de potasse insoluble, et l'acide chlorique reste dans la liqueur. Si l'on ne versait que la quantité d'acide hydrofiuosilicique exactement nécessaire pour précipiter la potasse, l'acide chlorique resterait seul dans la dissolution. Mais, comme l'hydrofluosilicate de potasse est un précipité gélatineux transparent, que l'on distingue à peine au milieu.de la liqueur, il n'est pas possible de juger du moment où la potasse est
ACTDE CHLORIQUE. 259
complètement précipitée, et Ton est obligé de mettre un excès d'acide hydrofluosilicique. La liqueur filtrée renferme donc un mélange d'acide chlorique et d'acide hydrofluosilicique ; on la sature par une dissolution de baryte jusqu'à ce qu'elle prenne une légère réaction alcaline. La baryte forme avec Tacide hydrofluosOicique un sel insoluble, et, avec Facide chlorique, un chlorate soluble. On évapore la liqueur après l'avoir filtrée de nouveau, et on obtient le chlorate de baryte cristallisé.
On isole l'acide chlorique, en dissolvant le chlorate de baryte dans l'eau et en versant avec précaution de l'acide sulfurique jusqu'à ce qu'il ne se forme plus de précipité. On sépare le sulfate de baryte sur un filtre, et l'on rapproche la liqueur, qui ne renferme plus que l'acide chlorique, sous le récipient de la machine pneumatique ; on peut l'amener ainsi à la consistance sirupeuse.
On ne peut pas avoir recours à la chaleur pour concentrer la dissolution d'acide chlorique, parce qu'elle se décompose promptemenl à une température qui dépasse 40*. 11 se forme deux acides dont l'un, plus oxygéné, l'acide perchlorique, CIO', reste dans la liqueur, et l'autre, moins oxygéné, l'acide chloreux, CIO', se dégage sous la forme d'un gaz jaune, ou se décompose immédiatement en cWore et en oxygène, suivant la température.
Un papier bleu de tournesol, plongé dans une dissolution d'acide chlorique, rougit dans les premiers instants ; mais bientôt il se décolore aussi complètement que lorsqu'on le plonge dans une dissolution de chlore.
Si l'on verse quelques gouttes d'une dissolution concentrée d'acide chlorique sur un linge ou sur une feuille de papier, et qu'on les sèche ensuite à une douce chaleur, les parties qui ont été mouillées prennent feu et brûlent avec déflagration.
L'acide chlorique, mêlé à une dissolution d'acide chlorhydrique, dégage du chlore en abondance ; la réaction est représentée par l'équation suivante :