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OXYDE DE CARBONE

pareils B, G, D à Tun de ces crochets, au moyen d'une tige métallique intermédiaire, de manière que ces appareils soient à une grande distance des points d'attache des plateaux sur le fléau de la balance. Au crochet du second plateau, et à la même distance, on attache un système de trois tubes B', C, D', aussi exactement semblables que possible aux trois tubes B, G, D, et chargés de la même manière. Le système B', G', D' doit faire, à très-peu de chose près, équilibre au système B, C, D, tel qu'il était lors de la première pesée qui a précédé Texpérience ; on établit d'ailleurs l'équilibre parfait au moyen de quelques poids additionnels.

A la seconde pesée, le système B, G, D a augmenté du poids de l'acide carbonique qu'il a absorbé, lequel poids sera donné immédiatement par les poids qu'il faudra ajouter pour rétablir l'équilibre, dans la même condition où la pesée aura été faite.

Gomme les deux systèmes B. G, D et B', G', D' déplacent sensiblement le même volume d'air, il est clair que le résultat des pesées faites comme nous venons de l'indiquer sera sensiblement indépendant des petites variations que la constitution de l'air pourra subir dans l'intervalle des pesées.

On trouve ainsi que l'acide carbonique renferme :

1 éq. carbone 75,00 27,27

2 » oxygène 200,00 72,75

1 ji acide carbonique 275,00 100,00

Si l'on divise le nombre 72,73 par la densité i,i056 du gaz oxygène, et le nombre 100 par la densité du gaz acide carbonique qui est 1,5290, on trouve les deux quotients 65,7 et 65,4,qui sont sensiblement égaux, et l'on en conclut que 1 volume de gaz acide carbonique renferme un volume d'oxygène précisément égal au sien. La différence que l'on remarque entre les nombres 65,7 et 65,4, tient à ce que le gaz acide carbonique s'écarte très-notablement de la loi de Mariotte, même sous la pression ordinaire de l'atmosphère. Cts quotients s'approcheraient beaucoup plus de l'égalité, si, au lieu de diviser les nombres 72,73 et 100 par les densités respeclives de l'oxygène et de l'acide carbonique sous la pression de 0'",760, nous les divisions par les densités que présentent ces mêmes gaz sous des pressions plus faibles, sous la pression de 0'",100, par exemple.

Oxyde de carbone y GO.

§ 256. On prépare le gaz oxyde de carbone, en faisant passer lentement un courant de gaz acide carbonique à travers un long tube ' T I. 22

de porcelaine ou de verre peu fusible, renfermant du charbon, et chauffé au rouge. L'acide carbonique se combine dans ce cas avec une quantité de carbone égaie à celle qu'il renferme déjà.

Il est plus simple de chauffer du carbonate de chaux en poudre Une et mêlée intimement avec du charbon dans une cornue de grès disiK)sée dans un fourneau à réverbère. Le carbonate de chaux seul se décompose à la chaleur rouge en dégageant du gaz acide carbonique ; mais ce gaz rencontre à cette température du charbon et se change en oxyde de carbone. 11 est nécessaire d'agiter pendant quelques instants le gaz recueilli dans des cloches avec une petite quantité d'une dissolution de potasse caustique, afin d'absorber le peu d'acide carlwnique qui pourrait échapper à la décomposition.

Mais on obtient plus facilement le gaz oxyde de carbone en décomposant par l'acide sulfurique concentré l'acide oxalique, qui est la troisième combinaison du carbone avec l'oxygène, et que nous étudierons tout à l'heure. L'acide oxalique cristallisé a pour formule C*0^ -f 3H0; il est susceptible de perdre facilement, et sans se décomposer, 2 équivalents d'eau; mais on ne peut lui enlever le troisième équivalent, sans le décomposer en acide carbonique et oxyde de carbone ; on a, en effet, C*0^ =«C0* + CO.

Cette décomposition a lieu lorsque l'acide oxalique cristallisé est chauffé avec un corps très-avide d'eau, avec un excès d'acide sulfurique concentré, par exemple.

On place l'acide oxalique dans un petit ballon, et on ajoute 5 ou 6 fois son poids d'acide sulfurique concentré. On adapte au ballon un tube abducteur qui amène le gaz dans une cloche placée sur l'eau ou sur le mercure. En chauffant, l'acide oxalique se dissout d'abord dans l'acide sulfurique ; mais bientôt il se fait une effervescence qui provient de la décomposition de l'acide oxalique en ses deux produits gazeux. Les gaz acide carbonique et* oxyde de carbone se d^agent à volumes égaux; on recueille le mélange dans une cloche, où l'on introduit quelques centimètres cubes d'une dissolution de potasse qui absorbe l acide carbonique,' et le gaz oxyde de carbone reste pur. On peut encore faire passer le mélange des gaz, à mesure qu'il se dégage, à travers un flacon laveur (fig. 278) renfermant de la potasse caustique; il n'y a plus qu'à absorber dans la cloche la petite quantité de ce gaz qui peut échapper à l'absorption dans le flacon laveur.

Le gaz oxyde de carbone est incolore, inodore ; il n'a pas encore été liquéfié. 11 brûle à l'air avec une flamme bleuâtre caractéristique, et se change alors en acide carbonique. Sa densité est de 0,967.

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