TACHES DU SOLEIL
gulières ; elles apparaissent et disparaissent sans cause connue, et les durées de leur visibilité varient de quelques jours à plusieurs mois; bien plus, leurs vitesses de rotation ne sont pas les mêmes suivant la latitude ; c’est ainsi que la durée de la rotation sidérale, qui est de 25 jours à l'équateur, peut aller jusqu’à 26, 5 jours à 30° et 27 jours à 40° de Intitude, ce qui laisserait croire que le Soleil ne se meut pas tout d’une pièce, mais aurait des vitesses différentes de rotation suivant la latitude,
Les taches n'apparaissent pas toujours également nombreuses sur le disque solaire. Tantôt on n’en voit aucune, tantôt elles sont très nombreuses, jusqu’à 80 à la fois.
Schwabe a découvert une périodicité remarquable dans le nombre des taches; il s'écoule un intervalle de 11 ans entre deux maxima. A partir d’une année où il n’y en & pas, elles augmentent régulièrement pendant trois ou quatre ans, cessent d'augmenter pendant un an ou deux, et diminuent ensuite pendant environ six années, Le dernier maximum a eu lieu en 1905, et le dernier minimum en 1912; le minimum précédent s'était produit en 1901.
Cette période undécennale de variation des taches s'étend à tout le Soleil et même au système solaire ; elle s'applique aux facules, à l'atmosphère solaire et aux éléments du magnétisme terrestre. C’est ainsi que Lamont et Sabine ont montré un parallél:ne remarquable entre les variations des taches solaires et les fluctuations quotidiennes de l’iguille aimantée et les orages magnétiques terrestres, ce qui établit un rapport intime et important entre le Soleil et la Terre.
Enfin, les taches ne sont pas réparties uniformément sur tout le disque solaire ; elles occupent deux grandes zones, appelées sones royales, placées de chaque côté de l'équateur, entre les latitudes 6° et 30° environ, 'est entre le 10° et le 15° qu'on en voit le plus. On
n’en a constaté qu'une geule au delà du 45°, et, à l'équateur, on n’en voit presque jamais.