‹ Cours élémentaire de culture des bois. Complété et publiéChapitre 6 sur 147 · XVII PRÉFACE · texte numérisé non relu

XVII PRÉFACE

certain temps sous un guide éclairé, et, de plus, être familiarisé avec les expressions techniques, toutes choses qui manquent aux élèves lors de leur entrée à l’École.

Les ouvrages allemands sur la matière, même les plus estimés, ne laissaient guère moins à désirer quant à la forme, parce qu'il est à peu près de règle en Allemagne que, pour suivre les cours des écoles forestières, on doit avoir acquis d’abord les éléments de la science par la pratique. La traduction d’un de ces traités ne pouvait donc pas davantage satisfaire au besoin particulier de notre enseignement; et d’ailleurs, un ouvrage allemand eût toujours présenté le double inconvénient de ne pas tenir compte de l’état actuel de nos forêts, en raison du traitement qu’elles ont subi jusqu'ici, et d’être inapplicable, sous plus d’un rapport, au sol et au climat de la France, ainsi qu'aux besoins de ses habitants et de son gouvernement.

Sans doute, on ne saurait écrire aujourd’hui sur la culture des forêts sans puiser dans les ouvrages des auteurs allemands, de même que ceux-ci ont profité des travaux de leurs devanciers, parmi lesquels la France peut citer avec orgueil les Buffon, les Duhamel, les Réaumur, et les Varenne de Fenille. Aussi nous faisons-nous un devoir de reconnaitre publiquement ici tout le fruit que nous avons tiré de l’étude des livres allemands, surtout de ceux de Hartig et de Cotta auxquels la science forestière doit, en grande partie, le degré de perfection qu’elle a atteint de nos jours.

Quoique notre livre soit écrit plus particulièrement pour les élèves de l’École forestière, nous espérons cependant qu’il n’en sera pas moins d’une utilité réelle aux agents forestiers, ainsi qu'aux propriétaires de bois et aux autres personnes curieuses d'acquérir quelques connaissances positives sur uné des parties les plus im-

Page 1