QUI ONT ÉTÉ SOUMISES AU MODE DIT A TIRE ET AIRE
ARTICLE PREMIER
De rétat de ces forêts es général.
350. Outre les forêts jardinées, il existe encore, en France, d'autres futaies irrégulières qui, le plus souvent, ont pour essences dominantes le chêne et le hêtre. Leur état est d'ordinaire peu satisfaisant, et provient, en général, du mode d'exploitation dit à tire et aire^ auquel ces forêts étaient soumises en vertu d'anciennes ordonnances.
Ce mode, qui semble avoir été conçu dans le but de remédier aux nombreux abus nés du jardinage [535], consistait surtout à asseoir les coupes par
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larges et les plus expéditifs pour en fixer le chiffre nous paraissent-ils les meilleurs.
545. Exploitations des périodes 2 et 3. — Dans Faffectation de la deuxième période, les coupes de transformation trouveront une plus grande quantité de bois à abattre que dans celle de la première, les coupes de jardinage y ayant été réduites, depuis vingt-cinq ans, aux arbres dépérissants ; la possibilité de ces coupes de transformation sera donc augmentée. Quant aux produits que le jardinage fournissait pendant la première période, ils seront compensés d'une part par ceux qu'il continuera de fournir dans l'affectation de la troisième période, et de l'autre par les produits des éclaircies périodiques qu'il y aura lieu d'entreprendre dans l'affectation de la première.
Enfin, à la troisième période, les coupes de transformation trouveront la forêt peuplée, en très grande partie, de bois mûrs, qui tous devront être coupés, et dont les produits seront renforcés encore par ceux des éclaircies périodiques à faire dans les affectations des deux périodes précédentes.
546. Les inconvénients du jardinage ayant été reconnus en France depuis une trentaine d'années, ce mode d'exploitation a presque généralement (du moins dans les forêts soumises au régime forestier), fait place à des coupes dans lesquelles on s'est appliqué à débarrasser d'un couvert nuisible les peuplements jeunes ou d'âge moyen, et à supprimer
ment. Enfin, Texploilation à lire et aire, en dénudant le sol, donnait accès aux herbes et aux ronces, aux arbustes, aux morts-bois et aux bois blancs, toutes plantes qui s'opposaient à la propagation et à la croissance des essences d'élite.
551. Toutefois, quand peu d'années avant la coupe, les graines de ces essences avaient été abondantes, on voyait paraître un repeuplement considérable, mais qui, selon le tempérament des jeunes plants, souffrait plus ou moins. Si c'étaient des chênes, ils ne tardaient pas à languir, et la plupart finissaient par succomber ; si c'étaient des hêtres au contraire, ils résistaient mieux et souvent assez longtemps pour parvenir en définitive à lutter avec avantage contre les bois blancs et les morts-bois, lorsque ceux-ci, à cause de leur âge, commençaient à croître avec moins de force et même à périr ^ Les arbres de réserve que l'on était forcé de laisser subsister jusqu'au retour de la coupe, étendant librement leurs branches, contribuaient encore à ralentir la végétation des bonnes essences.
Mais de tels résultats, évidemment les plus heu-
I C'est ainsi que l'on peut expliquer comment, dans nos futaies d'aujourd'hui, le chêne est rare presque généralement, tandis que le hêtre s'y est conservé assez bien, malgré les entraves apportées à la végétation dans les vingt ou trente premières années de son existence et le retard considérable qui en résultait pour son accroissement. (Voyez Dralet, Traité du hétre^ page 79.)
contenances égales, de proche en proche et sans rien laisser en amère ^ Quant aux arbres de réserve, ils étaient peu nombreux dans les coupes, et celles-ci, une fois vidées, restaient abandonnées pendant tout le cours de la révolution, sans qu'on y fît aucune exploitation, ni pour assurer les conditions du repeuplement naturel [459], ni pour favoriser la croissance des jeunes bois [465]. L'ordonnance des eaux et forêts de 1669, par exemple, qui a généralisé l'application du mode à tire et aire et dont }es dispositions sont demeurées en vigueur jusqu'à la promulgation du Code forestier 2, portait: que la réserve dans les coupes de futaie serait de dix arbres par arpent (20 par hectare) ; et du reste elle ne permettait point, ainsi que nous venons de le dire, que dans une même révolution, ces coupes fussent soumises à plusieurs exploitations.
Il résultait d'un tel mode, que les peuplements croissaient en massif trop serré pour fournir des pièces de belles proportions et d'une texture forte [470]; puis, les arbres réservés dans les coupes étaient en trop petit nombre pour assurer le repeuplement du terrain. Ils pouvaient d'autant moins l'assurer que beaucoup, parmi eux, étaient la proie des vents ou séchaient après peu d'années, par suite delà transition trop brusque de l'état serré à l'entier isole-
' Voyez Dictionnaire des Forêts par Baudrillart, page 913. ' l"août i827.
ment. Enfin, Texploitation à tire et aire, en dénudant le sol, donnait accès aux herbes et aux ronces, aux arbustes, aux morts-bois et aux bois blancs, toutes plantes qui s'opposaient à la propagation et à la croissance des essences d'élite.
551. Toutefois, quand peu d'années avant la coupe, les graines de ces essences avaient été abondantes, on voyait paraître un repeuplement considérable, mais qui, selon le tempérament des jeunes plants, souffrait plus ou moins. Si c'étaient des chênes, ils ne tardaient pas à languir, et la plupart finissaient par succomber ; si c'étaient des hêtres au contraire, ils résistaient mieux et souvent assez longtemps pour parvenir en définitive à lutter avec avantage contre les bois blancs et les morts-bois, lorsque ceux-ci, à cause de leur âge, commençaient à croître avec moins de force et même à périr ^ Les arbres de réserve que l'on était forcé de laisser subsister jusqu'au retour de la coupe, étendant librement leurs branches, contribuaient encore à ralentir la végétation des bonnes essences.
Mais de tels résultats, évidemment les plus heu-
* C'est ainsi que Ton peut expliquer comment, dans nos futaies d'aujourd'hui, le chêne est rare presque généralement, tandis que le hêtre s'y est conservé assez bien, malgré les entraves apportées à la végétation dans les vingt ou trente premières années dé son existence et le retard considérable qui en résultait pour son accroissement. (Voyez Dralet, Ti^aité du hétref page 79.)
biË.
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reux que piil produire le mode à tire et aire, étaient bien plutôt l'exception que la règle. Le plus souvent ce mode avait des conséquences beaucoup plus fâcheuses, ainsi que nous l'avons dit d'abord, et que le prouvent d'ailleurs les vastes terrains couverts de bois tendres ou même entièrement dépeuplés, que l'on rencontre en si grand nombre dans nos futaies d'aujourd'hui. *
552. Comme on le voit, les futaies traitées à tire et aire offrent, en général , des massifs très diversement irréguliers, presque tous incomplets et viciés, et qui réclament un prompt remède pour ne pas le devenir davantage. Sauver les bonnes essences en faisant disparaître les causes qui entravent leur végétation, leur rendre la totalité du terrain et régénérer ainsi les sources delà production, hâter enfin le moment qui rendra possible l'introduction complète de la méthode du réensemencement naturel et deséclaircies, tel doit être le but du traitement actuel de ces forêts.
ARTICLE II
Des coupes de transformation.
553. Pour réaliser la transformation qui vient d'être indiquée, il est nécessaire de bien se rendre compte de l'état des divers peuplements que présentent d'ordinaire les forêts dont il s'agit. On peut classer ces peuplements en quatre catégories principales:
1*" Les restes de vieilles futaies;
2° Les percWs ;
3^ Les gaulis et les fourrés ;
4° Les parties totalement ruinées,
554. Bien que les vieilles futaies soient fréquemment clair-plantées, le nombre d'arbres y est cependant, en général, suffisant pour procurer le repeuplement naturel, à Taide des coupes de régénération, et parfois même on y trouve des massifs complets qui sont dans un très bel état de végétation. Leur traitement rentre donc dans l'application pure et simple de la méthode du réensemencement naturel et ne présente aucune difficulté.
555. Dans les perchis, on rencontre ordinairement les anciens arbres de réserve qui ont gêné et gênent encore la végétation des jeunes bois ; on y trouve ensuite, en plus ou moins grande quantité, des bois blancs dont la présence est également nuisible.
Nous parlerons d'abord des anciennes réserves.
Lorsque ces réserves sont en très petit nombre, et que l'on croit pouvoir les extraire sans causer trop de dégâts, on doit le faire, quel que soit l'âge du perchis, en apportant, dans l'abatage et dans la vidange, toutes les précautions possibles. Mais lorsque les réserves sont nombreuses ou qu'elles sont rassemblées par places, comme cela se voit dans certaines forêts où l'ordonnance n'a pas toujours été âtrictement observée, ce serait une faute de les abattre toutes. Dans ce cas, en effet, le perchis qui se
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trouve parmi les réserves a crû dans une gêne extrême, causée par leurs ramures volumineuses ; les tiges qui le composent se sont élancées, mais n'ayant reçu qu'incomplètement l'action de la lumière et ayant manqué d'espace pour prendre du corps, elles ont un diamètre beaucoup trop faible, proportionnellement à leur hauteur, et ne se soutiennent contre les intempéries, que par l'appui que leur prêtent les branches des arbres entre lesquels elles se sont élevées. Si donc cet appui leur était enlevé subitement, elles périraient inévitablement victimes des vents, de la neige ou du givre. Comment améliorer cet état de choses sans courir le danger que nous signalons?
On y parviendra, en se bornant à couper les réserves entièrement dépérissantes, et en faisant élaguer ^ les autres, de manière à donner insensiblement plus d'air au perchis et à favoriser sa croissance en grosseur, sans cependant le priver de l'appui qui lui est indispensable. Par ce moyen, les jeunes tiges finiront par prendre de la consistance, et le peuplement, dans son ensemble, pourra être conduit, dans un état convenable, jusqu'au terme de son exploitation.
* Dans cet élagagc, les branches servant d'appui au perchis no devront pas être coup^?os entif^roment ; il convient, au contraire, de se borner à les raccourcir, afin que, tout en donnant aux perches plus dVspace, elles continuent cependant encore h les appuyer.
Cependant, si sur un point on trouvait de nombreuses réserves, et qu'elles fussent toutes dépérissantes, il faudrait se décider, malgré la perte momentanée qu'on en éprouverait, à laisser sur pied celles que l'on jugerait indispensables pour soutenir le perchis, dût-on courir la chance de les voir périr tout à fait. Il est évident, en effet, que mieux vaudrait, dans ce cas, sacrifier une partie djes produits actuels, que de compromettre l'existence du perchis tout entier.
Quant aux bois blancs que l'on rencontré dans les perchis, en plus ou moins grand nombre, il convient de les extraire en même temps que les anciennes réserves; mais, comme pour celles-ci, il faut avoir égard à l'effet que cette extraction pourra produire, et la modifier selon qu'il en sera besoin.
Ainsi, lorsque les bois blancs seront mélangés aux bonnes essences en faible proportion, ils devront être coupés sans exception; au contraire, quand ils formeront une partie assez notable du peuplement pour qu'on ne puisse les enlever sans détruire le massif, il faudra en réserver le nombre indispensable à la conservation des tiges de bonnes essences. Plus tard, il y aura lieu de faire disparaître ces bois blancs par un second nettoiement, si les bonnes essences sont alors assez nombreuses pour pouvoir former le massif à elles seules ; dans le cas contraire, on devra les ' laisser sur pied, même jusqu'à leur entier dépérissement, tant qu'il ne sera pas nécessaire de les enlever.
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afin d'aider au développement des perches de bonnes essences.
Il est sans doute inutile de dire que, quand Tétai du perchis indiquera la nécessité d'une éclaircie soit partielle, soit générale, elle devra s'exécuter en même temps que les deux opérations dont il vient d'être parlé.
556. Dans les gaulis et dans les fourrés on retrouve, de même que dans les perchis, les anciennes réserves et les bois blancs.
Ces derniers, associés aux morts-bois et à divers autres arbustes nuisibles, sont ordinairement en très grand nombre, dans les fourrés surtout; leur extraction immédiate, qui doit être accompagnée de celle des vieux arbres, est de la plus grande importance. En effet, le tort qu'ils sont susceptibles d'occasionner n'est point encore consommé, et en se hâtant de les enlever, on parvient souvent à sauver des semis naturels de hêtre, et même de chêne, et à restaurer ainsi tout de suite le repeuplement.
Ces coupes de nettoiement devront se répéter autant de fois qu'on le jugera nécessaire pour assurer la prospérité des bonnes essences ; en outre, il sera convenable, dans les places où ces essences manqueront ou seront rares, de compléter le massif par quelques plantations.
557. Les parties entièrement ruinées, où les plantes parasites ont envahi la totalité du terrain, ne peuvent évidemment être remises en bon état qu'à l'aide de
repeuplements artificiels. Nous renvoyons donc, pour la manière de cultiver ces terrains, au sixième livre de ce cours; nous ferons observer seulement que, selon le tempérament des essences qu'on veut introduire, on devra ou détruire tout de suite les bois blancs, les morts-bois, etc., ou les conserver encore pendant quelque temps. Dans le premier cas, il ne suffira pas de les couper, il faudra extirper leurs souches et leurs racines le mieux possible, afin d'empêcher leur reproduction; dans le second cas, on les enlèvera par forme de nettoiement dès que leur couvert ne sera plus d'aucune utilité au jeune repeuplement artificiel .
On abattra les vieux arbres avant de commencer les semis ou les plantations.
ARTICJLE III.
Marche des coupes de transformation.
548.. Dans les futaies de l'espèce qui nous occupe, les anciennes exploitations, bien que faites sans principes de culture, ont cependant été assises avec un certain ordre et il existe presque toujours, dans les forêts de quelque étendue, un nombre déterminé de séries. Toutes les fois qu'il en sera ainsi, on fera bien de conserver ces anciennes séries pour régler la marche des coupes de transformation. Dans les forêts où cette distribution en séries n'exis-
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tera pas, on devra commencer par y procéder en groupant dans une même série, autant que possible, des vieilles futaies, des perchis, des gaulis et des fourrés.
559. Cette distribution opérée, la marche des coupes de transformation pourrait être réglée à peu près comme celle des exploitations dans la futaie régulière [477]. Supposons que la révolution jugée convenable pour une série soit de 120 ans, on la partagerait en quatre périodes de 30 ans. on affecterait à la première les vieilles futaies, à la seconde et à la troisième les perchis, enfin à la quatrième les gaulis et les fourrés. Cela fait, on aurait pendant la première période les exploitations suivantes :
1" Dans la première affectation : coupes de régénération réglées par volume.
2" Dans les trois autres affectations : extractions de vieilles réserves, de bois blancs, et, s'il y a lieu, de tiges dominées, réglées par contenance.
Quant aux parties entièrement ruinées, il serait convenable d'en prescrire le repeuplement artificiel, (le manière que les peuplements ainsi créés pussent être exploités aux mêmes époques que les peuplements environnants ^
• Lorsque los viilo^ flonl il s'agit ici i)ouvent, par leur situation, se rattacher h l'alfectation des gaulis et fourrés, il y a lieu de les repeupler immédiatement en chr»ne et hôtre. Ceux, au contraire, qui se trouveront enclavés dans les perchis pourronl,ininiédiatemcntaussi, être repeuplés en pin sylvestre nu on
Cette marche des coupes de transformation semble, au premier abord, la plus simple et la meilleure, puisqu'elle a pour résultat de régulariser l'état de la forêt dès la première période. Cependant, selon nous, elle présente un inconvénient grave, celui de ne pas maintenir le rapport soutenu. Il est clair, en effet, que, pendant la première période, les produits seront bien plus élevés qu'ils ne l'étaient auparavant et qu'ils ne le seront dans les périodes suivantes ; car ils se composeront non-seulement de coupes de régénération dans la vieille futaie, mais encore d'une quantité considérable d'anciennes réserves répandues dans toute la forêt, sans compter les bois blancs et les perches dominées qui, sur beaucoup de points, seront très productifs.
Adopter une telle marche, ce serait évidemment transgresser un des principes fondamentaux de l'exploitation des bois ; ce serait, en outre, dans beaucoup de localités, jeter, dans la consommation plus de matière qu'elle n'en réclamerait, et, par conséquent, en faire tomber le prix.
560. En général, il sera facile d'obvier à ce double inconvénient , à moins qu'une circonstance, telle
pin maritime qui, après avoir restauré le sol, seraient coupés en môme temps que les perchis parvenus au terme de leur exploitabilité. — Dans ce sol ainsi restauré, on introduira facilement, les essences feuillues d'élite qui se confondront dès lors entièrement avec les parties voisines régénérées.
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que le dépérissement total des restes de vieille futaie n'y mette obstacle; or, cette circonstance est très rare.
Ces restes de vieille futaie, en effet, quoique pa^ venus à maturité, sont cependant, d'ordinaire, loin de dépérir, et peuvent demeurer sur pied 20 à 30 ans de plus. On peut donc, au lieu de procéder immédiatement à leur régénération , les mettre nu contraire en réserve , pour ne les exploiter que lorsque le peuplement du surplus de la série aura été régularisé par les coupes de transformation .
Dès que Ton aura pris ce parti, la marche de ces coupes pourra être réglée d'une manière très simple. Car ici, de même que dans les t^ansfo^ mations de forêts jardinées, il faut ne pas attacher trop d'importance à la fixation de la possibilité, qui n'est qu'un objet secondaire; le principal est d'assurer l'amélioration de la forêt par des moyens prompts, faciles et sûrs.
On s'occupera donc d'abord d'établir une révolution préparatoire, qui se bornera au nombre d'années nécessaire pour assurer au bois des débouchés convenables (10, 20, 30 ans par exemple); cela fait, on séparera, sur le terrain, la vieille futaie à mettre en réserve d'avec les perchis, et ceux-ci d'avec les gaulis et les fourrés ; enfin on considérera ces deux derniers d'une part, et les perchis de Tautre, comme des séries ou sous-séries provisoires, dans chacune desquelles les coupes de transformation
s'effectueront annuellement par contenances égales et d'après les règles qui ont été posées plus haut. Quant aux parties ruinées, on les repeuplera, comme nous l'avons dit, de jnanière à pouvoir les rattacher par la suite aux massifs environnants ^ .
Il est à peu près certain que ces coupes, tout en ne portant point sur la vieille futaie, satisferont cependant largement aux besoins ordinaires de la consommation. D'une part, les anciennes réserves donneront en assez grande quantité des bois de service et de travail; de l'autre, les perches dominées, et surtout les bois blancs, fourniront des ressources au chauffage, tout en donnant encore quelques pièces d'industrie.
La révolution préparatoire terminée, le peuplement de la forêt sera suffisamment régulier pour que nos successeurs soient mis à même de conduire la futaie de plus en plus vers l'état normal . C'est à eux qu'il appartiendra de fixer la durée delà révolution définitive, la périodicité des éclaircies, etc., parce que, mieux que nous, ils jugeront de ce qu'il
' Lorsqu'on établit des règlements de coupes dans des forêts comme celles dont il s'agit, il est nécessaire de se réserver la faculté d'entreprendre, dans le cours de la révolution préparatoire , outre les exploitations régulières , toutes celles qui seraient .jugées indispensables pour atteindre entièrement le but cultural, tels que nettoiements répétés dans les gaulis et fourrés, ébranchements des anciennes réserves maintenues dans les perchis, etc.
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sera convenable de faire sous ces divers rapports ^ 561. Dans les forêts irrégulières dont traite le présent chapitre, de même que dans celles qui ont étéjardinées, on rencontrera des cas nombreux que nous n'avons point prévus. C'est au forestier à les apprécier et à modifier les généralités du traitement que nous avons tracé, selon le degré d'importance qu'il accordera à l'exception ^.
' Voir l'appendice.
^ Voici, par exemple, une exception qui se présente très Iréquemment, surtout dans les lorôts de chône. On trouve dans ces lorôts des parties de futaie qui, bien que peu avancées en âge, et quoique assises sur un bon sol, sont néanmoins sur le retour ou môme dépérissantes , parce qu'elles proviennent do souches déjà fort vieilles. Dans ce cas, il est évident qu'il faut, avant tout, hâter la régénération du peuplement existant, et dès lors la marche des coupes de transformation , telle que nous l'avons proposée, ne peut plus être adoptée.