LES ARBRES
met. car.
On voit que, d'après le balivage normal que nous proposons, la réserve ne recouvre, immédiatement avant la coupe, qu'une superficie un peu au-dessous du tiers de l'étendue totale. Or, c'est ce rapport,
' On remarquera que l'on prescrit une réserve de cinquante baliveaux de Tâge, tandis qu'on ne coupe cependant que 40 pieds d'arbres et qu'on ne compte retrouver, au bout de la révolution, que quarante modernes (voir le tableau). Cette mesure a paru nécessaire pour tenir compte des nombreux accidents dont un certain nombre de baliveaux de Vkge sont toujours victimoii.
:\l'd r)K i/exploitation
♦îiilre le taillis cl la futaie, que nous avons indiqué, plus haut, comme nous paraissant le plus convenable pour conserver la foret en bon état, quand le sol et le climat sont d'ailleurs favorables à la végétation.
Pour éviter toute méprise, dans Tapplication, sur le sujet que nous venons de traiter, nous ferons re marquer que le balivage normal ci-dessus exposé. ne doit pas être considéré comme un modèle dont on ne doive s'écarter dans aucun cas, quels que soient les conditions d'une forêt et les intérêts du propriétaire. Ce n'est qu'un terme de comparaison. uu plutôt une image de Tétat de choses en général lu plus désirable, et dont il faut par conséquent chercher sans cesse à approcher. *
AHTJCI.K V.
Distribution des baliveaux.
o95. La distribution des baliveaux de diftorentesi catégories présente souvent do très grandes difficultés, ol demande toujours la plus scrupuleuse attention.
Si lacoup(M^st située dans un même plan, il faul r.hercher à répartir l'ombrage, le plus également possible, sur Tensemble du terrain; si, au contraire, elle offre des accidents variés dans sa configuration. le balivage doil changer selon l'exposition de chaque partie.
DES TAILLIS. .*n;>
Ce qu'il faut surtout éviter, c'est de conserver, sur un même point, plusieurs arbres anciens. Non seulement ils causeraient, ainsi réunis, un dommage bien plus considérable que s'ils étaient isolés; mais, s'ils disparaissaient ensemble à la prochaine exploitation, il en résulterait le plus souvent un vide, dans lequel les bois blancs et les morts-bois trouveraient accès, ou qu'il faudrait combler par des repeuplements artificiels.
Toutes les lois que cela se pourra, on fera bien de réserver les arbres anciens sur les lisières des bois et sur le bord des routes et des chemins. Dans cette position, ils nuiront moins au taillis et leur propre végétation y gagnera.
596. Le balivage raisonné des taiUis sous futaie est une opération pour l'exécution de laquelle les règles de la théorie ne sauraient suffire, parce qu'il existe une infinité de cas et de circonstances qu'on ne peut ni préciser ni prévoir, et que le coup d'œil exercé du praticien est seul capable de bien apprécier. C'est assez dire que cette opération nécessite une habileté plus grande et bien plus rare qu'on ne le pense communément ' .
' Les conditions dans lesquelles les agents forestiers et, avec eux, la plupart des particuliers exécutent cette importante opération du choix et de la distribution des baliveaux sont, il faut le reconnaître, peu faites pour en obtenir de bons résulUits. En effet, le martelage, c'est-à-dire la désignation des réserves de toutes catégories, a lieu, comme on le sait, en une seule fois. f't s'exécute dans le printemps ou l'été qui précède l'exploita-
:»7 I !>!: I. nXlM-OlTATION DES TAILLIS.
lion (lu boisj. La coupe est vendue sur pied, abattue, t'ayonnw' pI vidée suivant certaines conditions, imposées par le vendeur, acceptées par Tacquéreur, et dont la principale est de représenter, au récoleinent, toutes les réserves frappées du marteau. Or, <(uand le taillis est sur pied, enveloppant les arbres de toulf part, empochant souvent de juger de leur port, de bien apercevoir leur cime, il est, sinon impossible, du moins fort dinieili» de faire toujours de bons choix. Mais ce qui est bien plus diflicile encore, c'est de distribuer convenablement les divergrî^ catégories do réserves, de manière à répartir Tombragc danla mesure où il est utile, et à atténuer, autant que possible, h*s inconvénients du couvert.
Nous savons que des obstacles à peu près insurmon tabler s'opposent à ce qu'il soit rien changé à cet état de choses dan-^ les i'orctfci soumises au régime forestier: les règlements administratifs, la marche du service et les garanties de régulant»^ dont il est nécessaire de l'entourer, enfin, le nombre limit** d'agents chargés des opérations dont il s'agit,ne permettent pas quant à présent du moins) d'y songer. Mais il n'en est pas dr même dans les bois des particuliers, que les propriétaires exploitent eux-mêmes pour n'en vendre les produits qu'après façonnage. Dans ces bois, il sera facile de modifier le procéda actuel, en s'y prenant de la façon suivante :
On oxploitcra le taillis à l'époque de l'année où Ton a coutume de le faire, en laissant sur pied, d'abord, toutes le»* réserves de la révolution précédente et, en outre, les plus* belles perches du taillis, en nombre triple ou quadruple de celui des baliveaux de l'âge qui devront être maintenus définitivement. Ces perches seront répandues sur toute la coupe, môme dans les lieux où il se trouve d'anciennes réserves. — Aussitôt l'abatage du taillis terminé, on procédera au martelage de la réserve, de façon que les arbres abandonnés puissent encore être coupés en temps utile pour la reproduction de la souche. On conçoit aisément que cette opération pourra se faire avec promptitude et facilité, et qu'elle présentera touteB les garanties désirables pour le meilleur choix des arbre? et jour esparoiopiit \v pins avanlaLC^-nx.