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dont. le lecteur n'a pas besoin, je résumerai mes impressions en disant: qu'intéressant et indispensable pour les fonctionnaires chargés de la régie des forêts de l'Étal et des communes , le livre de MM. Lorentz et Parade l'est également pour les particuliers propriétaires de bois ; qu'il ne néglige aucun détail de culture et qu'il laisse néanmoins en relief les hautes considérations basées sur les rapports des forêts avec l'intérêt général; qu'il fait voir enfin les liens nombreux par lesquels la sylviculture proprement dite se rattache aux autres sciences, et qu'il les fait voir avec une méthode et une netteté qui ne permettent pas de se méprendre sur leur nature et sur leur importance.
L'opinion, du reste, l'opinion même des personnes étrangères au corps forestier, a classé depuis longtemps ce livre au rang des plus utiles.
Que l'on interroge les particuliers : ils reconnaîtront qu'ils y ont trouvé tous les renseignements qui leur sont nécessaires, et que, si leur intérêt comme propriétaires n'est pas d'adopter les exploitabililés reculées, leur devoir comme citoyens est de les préconiser.
Que l'on interroge les physiciens, les naturalistes :
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ils constateront que, dans aucun autre ouvrage, on n'a fait une application plus intelligente, plus judicieuse, plus prudente et plus exacte des sciences à la culture du sol.
Que l'on interroge les hommes d'État, les économistes, en un mot tous ceux qui songent aux moyens d'augmenter les richesses sociales : ils répondront que c'est dans ce traité qu'ils ont puisé leurs notions, leurs lumières sur les services que • les forêts rendent aux sociétés.
Mais s'il en est ainsi , on ne doit point s'étonner de la popularité dont les forêts jouissent dans notre pays et de l'émotion qui s'est manifestée toutes les fois que, dans ces derniers temps, leur conservation a paru menacée. Cette popularité, ce sont MM. Lorentz et Parade qui ont beaucoup contribué à la faire. Cette émotion, ce sont eux qui l'ont justifiée.
Voilà quelques-uns des titres qui assurent à ces deux forestiers la reconnaissance de leurs concitoyens. Arrivés dans ce monde, l'un à la fin du siècle dernier (2lojuin 1775), l'autre au commencement de celui-ci (M février 1802), à une trentaine d'années de distance, ce fut là un fait provi-
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dentiel » s'il est piermis de qualifier ainsi certains événements plutôt que d'autres. En effet, s'il fallait la hardiesse et la résolution de M, Lorenlz pour tailler à l'économie forestière, dans le monument de la régénération sociale, la place à laquelle elle pouvait prétendre, il fallait la prudence, le tact et la patience de M. Parade pour que cette place ne fût point amoindrie par la réaction malheureuse qui . fit rentrer prématurément M. Lorentz dans la vie privée; et si celui-ci. par exemple, a eu la glorieuse initiative d'affirmer hautement la supériorité du régime de la futaie sur le régime de taillis, son successeur n'a pas moins bien mérité de son pays en parvenant à maintenir ce principe, malgré tous les efforts qui ont été faits pour l'ébranler.
Grâce aux auteurs du Cours de culture, il n'y a qu'une voix aujourd'hui sur les inconvénients du taillis, non seulement dans les bons, mais aussi, mais surtout, dans les mauvais sols. Les idées sur ce point capital ont subi un revirement complet, revirement fort heureux; car l'éducation des futaies, c'est la régénération des forces naturelles, c'est la richesse de nos descendants.
Les âges de MM. Lorentz et Parade étaient donc
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échelonnés de manière à favoriser l'accomplissement de la mission à laquelle ces forestiers s'étaient dévoués.
En exposant, ainsi que je viens de le faire, en quoi consistait cette mission et comment elle a été remplie, je suis loin cependant d'avoir montré toutes les qualités, d'avoir énuméré tous les services des deux hommes éminents que l'on a proclamés, avec raison, les fondateurs de la sylviculture française. Le deuil extraordinaire ^ue leur mort a occasionné ne s'expliquerait pas suffisamment, si leurs actes n'avaient eu pour résultat que d'améliorer l'état de nos forêts. Il s'expHque encore par des causes essentiellement morales qui leur font autant d'honneur que leurs talents comme forestiers et administrateurs :
En dehors de ce niouvement d'idées et d'affaires dont s'occupent les journaux périodiques et qui répand tant d'éclat, il y en a un autre aussi fécond, aussi intéressant, quoiqu'il attire moins l'attention, et qui fournit au plus chaud patriotisme l'occasion de s'exercer efficacement. MM. Lorentz et Parade en ont donné par leur vie un touchant témoignage, ils ont aimé et servi la chose publique autant qu'on