‹ Cours élémentaire de culture des bois créé à l'École forestière de NancyChapitre 75 sur 118 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

Nous n'avons pas fait figurer sur ce tableau la plantation en allées, parce que le nombre des plants à employer, par hectare, dépend, à la fois, de leur espacement sur la même file et de la distance des files entre elles.

Mais on conçoit que ce nombre est très facile à calculer, toutes les fois que le terrain est un carré ou qu'il peut elre ramené à cette forme; il suffit, en effet, de multiplier le nombre de plants d'une file par le nombre de toutes les files.

Quant au tracé par triangles isocèles ou quinconces, qui ne figure pas non plus ici, il est évident qu'il admet le même nombre de tiges que celui par carré8,pourvu, toutefois, que les côtés des carrés soient égaux aux petits côtés des triangles, ainsi que nous le montrent les figures 11 et 12.

51^0 Di:S REPEUPLEMENTS

ARTICLE V

De la eonfeetion des trot».

789. Les trous pour les plants doivent être proportionnés à la grandeur des racines, c'est-à-dire, qu'il faut que celles-ci puissent y trouver place, tout en conservant leur position et leur direction naturelles. Dans les sols très compactes, il est bon même de faire les trous plus grands, afin que les racines puissent, pendant quelques années, se fortifier et se développer dans une terre ameublie, avant de pénétrer dans des couches plus rebelles. Au contraire, dans les sols humides, on ne doit donner au trou que peu de profondeur (').

» Si Ton avait à planter des parties aquatiques, on pourrait ne pas faire de trous du tout et se contenter de poser le plant, bien d'aplomb, sur le sol, en l'entourant d'une butte de terre assez large pour que ses racines soient entièrement couvertes, et assez élevée pour qu'il ait une assiette solide: autour de cette butte, qu'il est utile de gazonner à l'extérieur, on tracerait une petite rigolo pour recevoir et éconduire les eaux. Ce mode de plantation, indiqué déjà par Duhamel (voy. Traité des semis et 'plantations y page 222) est rapporté par Cotta; il dit l'avoir pratiqué en grand et en avoir obtenu des résultats qui ont dépassé tout ce qu'on pouvait en attendre. Nous l'avons essayé aussi, en petit à la vérité, et l'expérience a parfaitement réussi. Dans une récente publication, spécialement consacrée à ce mode particulier de plantation, M. le baron do ManteufTel.

790. Pour creuser les trous, on procède de la manière suivante : on enlève d'abord la superficie du sol, ordinairement gazonnée ou garnie de plantes quelconques, et on la place d'un côté du trou ; puis on met, du côté opposé, la couche de terre végétale immédiatement inférieure, et qui est la plus riche en terreau ; enfin, on entasse, sur un troisième point, les autres couches moins fertiles. Cette manière d'opérer contribue puissamment au succès des plantations, surtout de celles de hautes tiges ; nous verrons plus loin quel avantage on en retire.

791. Lorsque le sol est de bonne qualité, les trous ne doivent être ouverts que peu de temps avant de planter, non-seulement pour que la terrereste plus fraîche, mais encore pour que le terreau qu'elle renferme ne perde pas ses propriétés nutritives, par l'action de l'air et de la pluie. Ce n'est que dans les sols très compactes qu'il devient nécessaire de faire les trous quelque temps à l'avance, afin que la terre se divise : ainsi, quand on veut planter au printemps, les trous peuvent être faits en automne.

ARTICLE VI

De Textraotion des plants.

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