CUMAT , SlTUATIOIi , EXPOStCION. SoUS le
triple rapport du climat^ de la situation et de Pexpo* sition, les érables ont à peu près les mêmes exigen* cesqae le frêne. Le plane et le sycomore supportent mieui , toutefois ^ les grandes élévations ; dans les Alpes, on a trouvé ce dernier à 1,700 mèlres audessus du niveau de la mer.
151. Tbbiuin. — Les sois profonds 5 frais et divisés sont ceux que les érables préfèrent ; Fargile cornpacte, les sables secs et les marais leur sont entièrement contraires i
iS2. Flobaisom bt fructification. — La floraison est hermaphrodite , accidentellement et par avortement, polygame. Les fleurs de Pérable plane paraissent vers la fin d'avril , et celles du sycomore et de l^érable champêtre seulement dans le courant de niai. Les fruits sont des samares doubles, dont
chacune est munie d'une large membrane en forme d'aile ; elles mûrissent en octobre et se dissénainent aussitôt.
1 53. Jbunxs plauts. — Le tempérament des jeunes plants est assez robuste , mais nn premier abri leur est nécessaire.
i54« Feuillage. — Les feuilles du sycomore et celles du plane sont fort grandes ; celles de Pérable champêtre le sont beaucoup moins ; mais le feuillage de tous trois est abondant et procure un couvert épais.
155. Racines. — Les racines des érables tracent et pivotent à la fois. Leur extension horiisontale est beaucoup moindre que celle des racines de frêne, et une profondeur de 66 à 90 centimètres leur suffit pour produire de fort beaux arbres, il est rare qu'elles drageonnent.
156. Croissance et durée. — L'érable sycomore et le plane croissent rapidement dès leur jeunesse. A Page de 60 à 70 ans, ils ont , en sol convenable, une élévation de 20 à 5(5 mètres, et un diamètre de 66 centimètres à la base. Ils peuvent atteindre des dimensions bien plus fortes encore ; ils vivent en effet jusqu^à 150 et 200 ans, et même au delà.
L'érable champêtre^ qui est tantôt arbre et tantôt arbrisseau , croit plus lentement. Dans le premier cas, il peut S' élever de 10 à 15 mètres au plus. Il vit, comme les deux autres, jusqu'à 130 et 200 ans, mais sa croissance se ralentit déjà beaucoup , avant qu'il ait accompli le siècle.
DBS SOLS, DBS BSSBNCBS. 69
1S7. Qualités bt usages, — Les érables ne ser- Tent point à la charpente y quoiquUls y soient propres y lorsqa^ils sont garantis des variations de Patmosphère. Le plane et surtout le sycomore sont extrêmement recherchés pour la menuiserie et Pébénisterie ; ils prennent un beau poli^ sont agréablement veinés et d^un beau jaune pâle. Les charrons^ les tourneurs et plusieurs métiers encore , en font aussi très-grand cas. L^érable a la propriété de ne point se tourmenter et de n^étre pas attaqué par les vers.
Les qualités de ce bois pour le travail rendent nécessairement Irès-rarç son emploi comme chauffage ou comoiie charbon ^ ^{uoiqu^il soit supérieur, pour ces usages, à la plupart des autres essences.
Lès cendres des érables fournissent beaucoup de .polasse.
Leurs feuilles peuvent servir à la nourriture des bétes^.à kine ; et la sève du sycomore, ain^ique celle 'du plane » contient du sucre , mais pçis assez sans doute pour que Pestraction en ^oit avantage^use.
ARTICLE TU
I^e Bouleau.
i58. Sous le nom générique de bouleau, on réunit , en langage forestier , deux espèces : le bouleau blanc (betula alba, Linmë) et le bouleau pubescent (betula pubescens^ Eurhabd). Les caractères de
ces deux espèces sont purement botaniques y mais les qualités, le tempérament de l'une et de Pautre paraissent identiques et il n'est pas nécessaire > par conséquent j d'en maintenir la distinction dans la pratique.
Quoique très-répandu dans les forêts, le bouleau y forme rarement l'essence dominante. Ce n'est guèr^ que sur les grandes sommités dévolues surtout au bouleau blanc, et quelquefoiè dans les marais tourbeux que recherche particulièreinent le pubescent, qu'on le rencontre seul. Dans d'autres localités , s'il occupe exclusivement le terrain, ce fait est d'ordinaire le résultai d'une culture particulière et non l'ouvrage de la nature.
159. Climat, situatioi», mpositiok. — Lé bonleau supporte ks climals les plus froids ; en s^élevant sur les montagnes, on l&voit dépasser de beaucoup la limite extrême de toutes les autres essences et c'est, vers le pôle do Nord, le dernier arbre que l'on rencontre. Les élés chauds et prolongés ne lui Sont pas favorables, et dans le Midi, on ne le voit réussir que sur les grandes sommités. Sur les Pyrénées, on trouve encore des bouleaux à près de 2,000 mètres au-dessus du niveau de la mer; Les régions tempérées n'en sont pas moins celles qu'il préfère , et où il prend le plus bel accroissement. Dans ces régions, il prospère particdliêrement aux expositions du Sud-Est et du Sud-Ouest, quoique les autres ne lai soient point absolument contraires.
. DES SOLS, DKS BSSENCES. 71
160. TsREAiN. — Le sol qui convient le mieux au bouleau est un sable gras; mais cet arbre se contente d'ailleurs d'un terrain médiocre et d'une nature quelconque^ pourvu qu'il ne soit pas trop compacte; cette essence ne se rencontre que très-rarement dans les terrains calcaires* Les marais sont contraires au bouleau blanc y mais il^ conviennent, comme nous Pavons dit, au pubescent.
161. Floraison et FaucTiPiCATioic. — La florai^ son est monmque et amentacée pour les deux sexes ; les fleurs pwaissent en* même temps qiie les feuilles , vers la 6n d'avril. Le fruit est un oône et mûrit dans les derniers jours du mois d août ou au commencement de septoxibre. Les semences se disséminent immédiatement et tombent avec les écailles qui se délacbent de Vaxe ; elles spot très^petites , munies d'une membrane l^ére et se r^andeatfort loin par les vents»
Le boules^u devient ferlile< à un âge peu avancé» et sa graine réussit presque tous les ans.
162. Jeunbs plajnts. -^ Les jeunes plants sont vigoureux dés leur naissance et résistent aux froids comçae aux ardeurs du soleil.
163. Fbcjixags. — bes feuilles sont petites, peu abondantes^ et ne donnent qu'un couvert fort l^er qui n'empêche poipt la végétation autour de l'arbre. Cette propriété 9 avantageuse quelquefois, est souvent, cependaat^ un obstacle à la bonne croissance du bouleau y lorsqu'il forme Tessence dominante.
72 DKS CLIHiTS,
En effet, les rayons du soleil, ayanl action sur la surface du sol, en pompent rhumidilé, empêchent """ le terrain ce s'amende, par k. décomposition des Iles mortes > et favorisent déplus la crue des >es:^ des arbustes nuisibles.' ''>' ''•* •'■■'- 64i. Bionos. -* Les 'rai]iD^:'dH.JToUlëatt"$9At iVieoBls^ '■ déliées «t- ltès^«{«Bl«s y lorsipi'èltes b^ânlière»«at'à'découi^erl, âHies ^rodÉ^ralt àssCz «em^mtdes^drafeuis. ,•]■■{-' m.
K(L''GBMBsuaiB sr uni». — ^i4»!e)^di6Sance-^ leau est rapide , mais elle se ralentit comidêrâriaBt.tefs-kt'M^'année^'Sti durée ac<4épdS8é pas boairemeiïtiSOjà 9©iahivi"- 'iv, -.:. j t ni^io.-.-^a 66l> QoUiv^iivt mt:isp'i^ilu0it>dalti|tu«ef«>t>s- Bâtfâdavbàa'^asl et vrs^n^est'^i^ &6lavmt^4fe^U UtÊKb^at^kfyèii «dt'uea^e^-âiEiiis^>eftt-ir€»>Je^liA^é
(sdbedi,iEâer^i|a.fîbiie'«st coi^dey «'il «',' dàibâke liiï&^h ptdtveàseHfiropviélé itfne^p^ui ee^^cfer 'étceiÂd*>abi>LdeJâ vmiffiottluir^^- *->'■' '■ • - '" i0ibbudçBCI< ItEO^Hli M» «sàtz'bott chMCfogé, il leirveo upe%miniBJd^iiit^et'égâle. Senchairbon inniititèsHesiiBiié;' .'' - -'
l'éooiieeBertraU.taMBage^RHS'le Nord; elle c«n- [nne'hiHle'ebsenlielle qui communique au cuir ^usiieTodenr-qui le oaraclérise. En Pologne et tusne,, OD .prépare avec la sève du bouleau mie «q de vin et d'assez beh vinaigre.
DES SOtS^ D£S ESSENCES. 73
Article VIU.
Le Robinier tsûi Acacia.
167. Le robinier faux acacia (robinia pseudo*aeaci», LiiiNÉ)> or^naire de rAmérique septentrioïïAt a été introduit en France sous Henri ÏV, par Robin^ Il est parfaitement acclimaté > et chaque année se propage de plus en plus. Ses précieuses qualités et la rapidité de sa croissance méritent toute latteni^n du forestier.
168. GtiHiT, sçruA'HONf , Bxpostvion. — Les climats rigoureux ne conyiennent pas au rdi^nier ; il demande,, pour prospérep^ une température douce et égale,, et les grands froids le font souvent périr entièrement. Aussi est-ce dans les pays de plaines et de coteaux que sa culture est réellement avantageuse. On doit, autant, que possible, placer les bois de robiniers dans des situations abritées des grands vents^ car cet arbre se casse très-faciléhnenl. ^
Les expositions chaudes sont celles qu^il préfère.
169. TgaaiiN. — Le robinier prospère dans les sols légers, mais substantiels, et principalement dans les sables gras pourvus d'humus. Les terrains arides, ou mouilleux, ou trop compactes lui sont contraires.