On trouve trois espèces de cerisier dans nos forêts
i® Le eefisier merisier ou des bois (cerasus aviom,
2® Le cerisier à grappes (cerasus padus^ 1). C,) ;
3* Le cerisier rnahaleb ou bois de Sainte-Lucie (cerasus mabaleb^ Milln.).
La première espèce est la plus répandue , quoiqu'elle n'existe jamais comme essence dominante ; et, sous le rapport de ses qualités et de sa croissance, elle est aussi la plus importante. Les deux autres, qui ne se présentent que plus rarement et presque toujours sous forme d'arbrisseau , ne sont que d^un intérêt très-secondaire pour le forestier. Nous rie nous occuperons donc ici que du merisier.
213. Climat, situation , exposition. — ^^ Le merisier ne redoute pas les climats un peu rudes, tout en préférant les tempérés, et on le trouve abondamment, dans lés pays de montagnes, à des situations même assez élevées ; il prospère également en plaine.
Toutes les expositions lui conviennent , quoiqu'il semble se plaire plus particulièrement à celles du Midi et de l'Ouest.
214. Terrain. — Les terrains légers et substantiels, quelle que soit d'ailleurs leur nature, convien-
DBS SOLS, DBS ESSENCES. 87
nent au merisier. Mais il vient aussi dans les fonds médiocres et sans profondeur^ pourvu qu^il puisse y étendre ses racines. Les sols humides lui sont entièrement contraires , et il ne prospère pas dans les argilçs ^omp^çtes et. dans les sablçs secs.
215. Floraison et raucTiFiCATioN, — • Les fleurs da naerisier sont I^eripaphrodites ; elles paraissent à la fin d^avril ou aa commencement de mai. Le fruits que Fqp nomme cerise des bois ou merise est une petite drupe charnue et noire qui mûrit dans le mois de juin ou de juillet , et qui tombe un mois ou six semaines 9prës.
Le^ merisiers portant fruit très-jeunes.
216. Jbunes p^aj^ts. — - Le tempérament des jeunés plants e^t très-robuste. L^ombi:e leur est absolument contraire.
%\7. Feuillage. — Quoique les feuilles de cet arare soient grandes, elles ne procurent qu^uu couvert fort léffer. ,
248. Racines. — Les racines sont nombreuses et traçantes ; elles s'étendent fort loin et drageonnent abondamment.
219. Croissance et durée. — La croissance du merisier est très-rapide et, à l'âge de 15 ans, il a déjà les dimensions d'un chêne de 50. Dans une période de 50 à 60 ans, il prend de 25 à 28 mètres de hauteur sur 1 mètre à 1 mètre 33 centimètres de grosseur au pied. Son existence ne se prolonge que jusqu'à 70 ou 80 ans au plus.
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220 • Qualités bt usages. — Lq.bois 4e jpjçpj^jjçr n^est point employé peur les ÇQDStriictiqns ^,i|)%^, H est d'autant plus rechercha copiqe JbQJs ^e jtra.^aU^ par les menuisiers , les éi)éni§|e^ ,^ le^ t£|))Iet^e^^,,jE^t même lef luthiers, Lprçq^'i^p^st jf!ni:|eii,pn^'ep:;|]tloie beaucoup à faire des cercles, ear il ççt Iri^a^lianté Sfipi chauffage et son charbop, sans être dç pr^çaièrf^ ^^lité, sont cependant assez estimés, , , . . |
. Les merises servent de nourrilur^ au^ ois.ç^tijfi: destructeurs d'insectes^ et.spus ce rapport, çjl^ç^, sprint d'une utilité réelle , ;quçjqpe. ith^eç^,^ pj^yirilÇjffr restier. On en retirç, par,l^,(^/^tiï^^ fort appréciée, cpnnpç ? q^^ Ic^çooi ^^f^^k^vm^
les ^é^arteçi^er^ts^dq? yp^ge?^.ç|g hWï^SlMPf^j^
abondamment des merisiers suj:^^e^ ÇÇ$91^M^/66^*
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arabique. ,?Mn)(:i\'-} ?flioai
ARTlCLB XIV.
22 Ji On conpaît (^i^ nps.forêls deux espèce? d'aunes : \jaune ^comniui\ , çLune visqueux ^ ^PPt^té aussi verne ou veî^'^ne (almis glutînosa,GAEaTN.)j et Vaune blqr^ç (aln^si^ca^| Wap.) Ce dernier est peurép^n^tv.
Les aunes n'admettent point les autres essences en
DES SOLS, DBS BSSENCBS. 89
itfélÂï^ àVéc èlix et/ dans les parties de foréis gu^ils ldEWiëttt,;'yti fes't'rôuVe presque toujours maîtres ^nS^s 'Àu^'ieirafii: Le frêne est peut-être la seule 'ës^èy'M^^ Iciif être accointe avec avantagef.
'>i<>^f yn&fifAV/stWAWk,' ÉiposmoN. — L'aune est 'itiff^dy 'OT^ii^és Ifëà'bîoms difficires sous le rapport du 8&^i VU^êsfoMaïiiës dft qu'on le trouve depuis la Laponie jusque sur lès côtes septentrionales de PA- Wli]^b. W en 'est â peu près de même quant à la ^{ttfa176ii %^èkty si on lè rencontre dans les plaines et iWnjiléfc^fcÉidsïiubfitdefequ^îl recherche de préférence, làiî^W'rëfHlûvë'cêpéndadt aiisSi dans les' vallées fort m^èkhèi A^p'^ %t dés âdtfes'régîoils montagneu- ^#, ^^\^\^V^i'^é^m'^ir U^én^ver enl)uisson. H^c!aq«tfeiiVl*kàiïèl)làût qui featîte les régions froi- «éi^f '«I^^;^bù iieiiendàiA son congénère le siîît
•'^"QBM^a^'èxposfthïnâ/^âiine p^ préférer les moins chaudes.
225. Terrai. — Ç'plfjjripcîpalementsur lehord de Peau, dans les terrains humides et même aquatiques, Qjfie Taune prends ^À bel accroissement. Il prospère cependant aussi dans d'autres sols, pourvu crâ^îfe àoîenf suï)s{antfél^ , IVâîs et divisés, tes terres gliiléès lui sont ahsàlùmehi ' contraires . ' ' Dans les inaràfs, 'dont ît s'accomniode sans toutefois les préférer , l'àùne est précieux, non seulement parce qu'il utilise des terrains qui sans lûî demeureraient improductifs, mais encore parce qu^H en neutralise les émanations malfaisantes, 7
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284. Floraison m mucfmcAffioii, ***^Lâ flimtîson ' de raane est monoïqiae ^t âmânlacaée' pour les^ deux sexes; les flènrs puraîsMot ifains. le «loîs -deniers, avant les.feuillesr lie irait 4|aî leur saccède estbn petit oèiie lîgoeitK-et'brm^re'idoat les:éc»illas pjesraislent sur l'axe 'et^s^entr^ouTreot simplenseét poor' laisser échapper les graines. Celles-ci, bordéos d^nbe aile peu dénaeloppée, s(miI mûres en odabre eitsè'dissémmcnt à l'cntréa de 'FliiiT»r . Les astfies de viennen t feiè^le^désJAâgo dcii2il5.G(n^> : > -v;
' ^SfAsuinfê'vtAwtrfiL.-»^ Les jjeùnesipiaiitsde Panne 'B'ènt ^asf 1^«è^i|)d^3Jbrt,>pouvii|iirqa)ale snl-dft^leqbel < âq/IèVftt43abde^iifrdieheBq'9>9ls^Bf)HHifa*re^
sensibl^tai^:^|;elée9lpisnitBHsènëù,4 r '/><;:' ;^.;i.| ^ . m6UL¥ÙKài^M4^^flfikêem\k^^ Kauihemt^nde '^etâipà&a^ljteis^lfiadoaiiflart^betSOiiitniHiàgeJ^i^ b ^sUpseègté'ctia^ tasiës in^iliplët.i^Gçlie forèi^iidtaifce . joâmiè^ipagfraîrildiHTidfcéi terpaSiis idànafkpqnellnfé-
gète Paun»v^rfait)S[Qede')S(DUs^nrai];irjeerjfràâtSC^
^i^beobesielidPa'iiitvèsripiàiilds ctfii%al>|iâinfc[Q)edS)ley
'fiOtiiBwdaœs li^ùiifesiiMélpi jCfîpâfa^^ Sfrk
fl^aEt«|nbsf^ jqeeK i^]« i 4nmf^, i> i7exchi9ÎaAi'de
prfiaipie>tontès. los: • eturito^skQSf cMCft ^ j €^i ear^hm^
' 327 . RA€i]tis«. p^*-% Lia» racmas de Taune «ont nomlotaiisaa ; eUes {uvoteet peu: y mais tracent au loih. Les aunes ne. drageonnent guère ; Panne blanc, toutefois, est plus doné de cette : faculté que son .congénère.
DBS seÊJ^y DKS BSSENCES. 91
i98i • OaoissAiicr w mmim. -^ Uaccroièsemènt de ftniie'estirè»^rE^iik'th&d'sa jeunesse. A Pige de 40 i^SO^aftefâsIteiiil' «kit«iit j<^ SO et 95 mètres dd^haateursar K0(à€6 cetttinièitwM dkmdtre au pedi^Il acqurnl^méiife des dimension» piusfbrtes, ^^y^yetibmi êbitde croissance^ jasqu'è 80 et même {fiOiansi • "i . ^ ♦b- •
' > SSfti ^Atnris ht osftcais*--^ {j^une n'est point propre il la ofaarpedte en plein air^ ni tnàinei/ couvert^ parce qu'il se pique facilement ; xnaii^ emploj'é fions eànFyi il Mtde lapine grandedwéo*; Aussi le reidf etkdnit-tra sarioii t «pooc les cotttcuQliQba 1^ jd«du- JâqneBr V tdiœ qe&'corpfr'de ioàHaânéûti.àmfoiùfb y pilotis, digues y gaieriea >daatfir -les-xlmea^ le teJ < 1 ; - 1 . • / )bai6wlB!nefiiiHÎ de 4Éa(ViikyUl-estié|^^ es-
)tinHk^e$^itaiiraiBQf»,^^]neimi8ÎBr8i «hdissiéiîéffeles. flailngfaiB fiti^ dgâtl^esfrogxéaUeiEtnklTeii^etipfead 'Onfltiifi^ILiOn «ditqw» FMiOBibl&nc ésl iptéiéflaihle, )qpoK)e«»»iKt3erstiOse^^ •»- Panne |B<^^ ' -j; >j
. oI((barisfatoffG|gè"étî Ils ehmrbcip \ém àPfi\iHie«»doaif pdi& ^Iâ«^eiin6raaptidk^ } tcependbfi^iit giigno coMidéroblaiweiiiaKrai ck rafporl Ioc8f]pi\)n«^in del^mcfin-e lin^fieivsed^^ausdHôt^afHfés^yaiiM^ta^e/'l^ ft^^il brûle d'une flamme claire et'ég alcy et les bonlMqBfers le préf èr^At à tout autre hmA pour dbaiifler le four, 'iieb ^expériences comparathes iaites surla ^aleiir câiofifiqoe des deux aunes, établissent eneore h supériorité de l'aune blanc. Cette circonstanee y jointe à la précédente, doit encourager sa eulture.