DE LA PREMIÈRE ÉDITION
Le livre que je publie, ainsi que indique son titre, n^est pas de moi. M. Lorentz en avait traité presque toutes les parties, lorsque, en 1830, il fut appelé au poste d^administrateur des forêts à Pari^. Chaîné, depuis cette époque, de professer à PBcole forestière le cours de Culture des Bois que M. Lorentz y avait créé, je suis devenu dépositaire de ses cahiers et de ses notes; aidé de ces dernières, j^ai continué son travail et complété Touvrage en lai faisant revêtir une forme entièrement élémentaire. M. Lorentz Ta revu et m'a autorisé à le publier.
La forme élémentaire devenait indispensable pour que notre travail atteignit son but principal, qui est d^enseiguer la théorie d^une science de faits à des jeunes gens auxquels souvent ndée même des forêts qui en sont Pobjet, est entièrement étrangère. Or, il est à remarquer que,, sous ce rapport, aucun des auteurs forestiers français ne pouvait
nous servir, quelque profonds qu^ils aient été d'ailleurs ;
H PRip-AGE.
<;ar, pour les lire avec fruit, il faut déjà connctitrelesfprétSv y avoir pratiqué pendant un certain tem[fs ^oi^;, u^. Sf^}4^i éclairé, et, de plus, êlre faipiliarisé avp^ les, ^pxgressiftçs techniques, toutes choses qui D)^quf nt aux él^x^ loifS. d^., leur entrée à PÉcole. , ,
Les ouvrages allpniands spr la . macère ^ n^ème les plys, estimés, ne laissaient guère moins à désirçr quaxU à 1^. forme, parce ^u;ij est à peu prés de ^ég^lq.ep ^llpifiaçpp.w.ç,^ pour suivre les coi^rs des écoles forestières, oi^ dc|it a.yj^r.. acquis d^abord les éléments dç la science par. li^ pratique*. La traduction d''un de ces traité^,, p,p,,,pouy9iJt;idQOC>. pas „ davantage satisfaire au besoin p2yr.tiei|lie^r ^euolr^ enseigner, ment ; et d^ailleurs, un ouyra^ aVemand eii^t tp.iypif^s présenté le double inconyénieijt de ne pas tei^ir cpi^jj^t^e,^ Tétat actuel de nos forêts, en raison du traitement qu^elIes. ont subi Ji|squ/ici , et d'étr^^ in^pplicajde^i^ppuç plu^ <^'u\i,rapnort , au sol et au, climat do la Fran<?e, ainsi qu'aux., besoins de ses habitants^ et ,de son gouy^necnent.
Sans; doute on ne saurait écrire aujourd'hui sur la culture des forêts , sans puiser dans les auvrafi:es des auteurs allemands^ de même que ceiKx-çi qpt profité des travaux de leurs devanciers, parmi lesquels la France peut citer avec orgueil les Buffon^ les Duhamel , les Ré^un^up, et les Yarenne de Fenille. Aussi nous faisons-nous un devoir de reconnaître publiquement ici tout le fruit que Qous avons tiré de Fétude des livres allemands , surtout de ceux de Hariig et de Cotta auxquels la science forestière
PRÉFACE. lU
d<Aty''èh' i^àridé partie, le degré de perfection qu'acné a attîé&iïdBriosjourà. '
'Q'ù^^^ëf notre Cvrefioit écrit plus particulièrement pour les éTévés de rEcblë'fbrestiére,- nous espérons cependant quHl n^en sera pas moins d^une utilité réelle aux agents foré^èi^f MÂsî'qu^àuî propriétaires de bois et aux autres pbtsbnfneé*' 'curieuses d'^acquérir quelques connaissances pdkAlvès'îJiii' une des parties tes plus importantes de Tagro- DÔMè. lÛ y rencontreront , sous une forme qu^on s^est eflRmië'de rendre simple et claire, les principes les plus eêi^^ti"^ 'dé' t^ëconomle forestière, corrobores et éclaires par linë' expérience dé plus dé trente ans entièrement côlfâid^rée au service dés forêts.
Toutefois on se trbmperait , si Ion s attendait a trouver dans cet ouvrage des règles de conduite pour tous les cas qdh péàVénV offrir'ïes forêts. Il n'^y aï pas et il ti^y aura jaÙ'dis'tte livre qui puisse dispenser' le forestier d'être obsenrateur attentif ét'intéhigent de la nâtûré. Ce que Ton peut faire dans liii ouvrage élémentaire, c'^est de présenter avec exal;titùdé et netteté lès prihcipaux faits qui composent la science, de les apprécier él die les grouper avec justesse et' ctartlè, enfin de conclure avec prudence.
tiorsque'la théorie est conçue dans un tel esprit , elle devient véritablement la base et Futile auxiliaire de la pratiqué, loin d^être, comme on Pa quelquefois prétendu, son antagoniste. Dépourvue de toute théorie, la pratique, en culture forestière comme en toute autre matière d^ailleurs^
ly PREFACE.
ne saurait être qa^ine nmliiic plus of^mpins incertaine, plus ou moins obscure ; de même que, sans rexpérience et sans une certaine habitude des opérations matérielles, la théorie la mieux établie peut conduire aux plus graves méprises. C^est dor^c U|ie pratique raiêormée ou Tnnion inlime detapralUliueaveif Al Ihéorift i|ii çénAi^ul Ie|f(>iies(ier vraiment instruit.
Si notre livre peut contribuer à faire comprendre de tous cette utile vérité, il aura atteint le but que nous nous sommes proposé en le publiant.