‹ Cours élémentaire de culture des boisChapitre 58 sur 108 · CHAPITRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIÈME

CONVERSION KN FUTAIB DBS TAILLIS COMPOSES (1).

ARTICLB PaJBlIlEa.

Généralités.

654. Les taillis sous faCaie soumis au régime fo* restier, ainsi que nous avons déjà eu Poccasion de le dire , sont loin de se trouver dans un état normal [556 et 557].

Faute d'une culture suffisamment soignée^ les bois blancs y sont nombreux et occupent la place d'essences plus précieuses, et, par suite du mode de

(1) Nous passons sous silence la conversion d'un taillis composé en taillis simple. Il est évident que cette opération se borne, d'une part, à la coupe de toutes les réserves, pour ne plus laisser subsister que des baliveaux de l'âge; et, de Tautre, à quelques repeuplements artificiels, afin de regarnir les clairières causées dans le taillis par l'enlèvement des arbres.

balivage institué par Pordonnance de 1669 et eon-> sacré par Pordonnance réglementaire da code forestier, la réserve en baliveaux anciens et en vieilles écorces y est généralement trop considérable [565].

A la vérité, les dispositions de ces deux ordon-^ nances n^ont pas toujours été rigoureusement sui^ vies ; beaucoup d'agents forestiers, parce qd'ils ea reconnaissaient le vice, ont cru pouvoir se pei^mettre dY déroger et sont souvent alors tombés dans un excès contraire.

Dans les forêts de PEtat néanmoins, on s'est plus généralement astreint à satisfaire au vœu de Pordon-> nance, ce qui fait que la grande majorité dès taillis composés domaniaux est encore richement pourvues d'anciennes réserves ; on pourrait même dire que bon nombre d'entre eux en sont tout à fait surchargés. Cette surabondance se remarque surtout dans les bois qui sont situés en bon fonds et dans lesquels dominent ou dominaient jadis les essences les pluâ précieuses. Or, ce sont précisément les forêts de cette nature qui sont les plus propres à être converties en futaie; il importe donc, lorsqu'il s'agit d'en entreprendre la conversion,de se rendre un compte exact des différents états de peuplement auxquels Pancien traitement a donné naissance, afin de les faire concourir le mieux possible au but qu'on se propose. Il serait difficile toutefois, et en tout cas beaucoup trop long, de donner ici une descriptioa de tous ces peuplements divers. L'arbitraire qui a

44l8 DES EXPLOITASSIONS

régné dans le nombre et dans le choix des réserves, jo|iat à Pabsence totale oQ à Tinsuffisance de travaux d'entretien [557] pour régénérer le sous-bois, a produit sous oe rapport la plus grande variété, nonseulement de forêt à forêt, mais souvent dans la môme série d'exploitation. Cette bigarrure, lorsqu'elle se présente, est, on le comprend, une des plus sérieuses difficultés que rencontre l'opération des conversions*

Quoi qu'il en soit, on peut diviser nos taillis composés en deux grandes catégories, savoir :

i^ Les taillis sous futaie réguliers ^ c'est-à-dire, ceux qui présentent un sous-bois bien venant, assis généralement sur des souches d'âge moyen, composé en majorité d'essences propres à croître en futaie, et que surmonte une réserve nombreuse d'arbres de toutes catégories, assez convenablement répartis.

2*^ Les taillis sous futaie irréguliers, dont les peuplements divers peuvent, tous à peu près, être ramenés aux suivants :

a. Anciens et vieilles écorces, plus ou moins nom-^ breux constituant, seuls à peu près, la réserve, et do-^ minant un sous-bois incomplet, composé presque exclusivement de bois blancs et de morts-bois ;

b. Une réserve abondante de toutes catégories, avec sous-bois en grande partie impropre à la futaie, soit par l'essence, soit par l'état de végétation ;

c. Un taillis en bon état, mais presque entièrement dépourvu de réserves, et enfin,

il# Quelques parties régulières.

Selon que^ considéré dans son ensemble y un taillis sous futaie devra être qualifié de régulier ou dYrregulieTf il y aura lieu de lui appliquer Pune des deux méthodes de couversipn dont nous allons nous oc-* cuper plu5 bas,.

ARTICLE II

Conversion des taillis sous futaie réguliers.

655. Pouf ramener en futaie un taillis composé régulier, la méthode des coupes préparatoires que nous avons donnée plus haut pour la conversion des taillis simples [628] pourra être employée. Seule-* ment, il faudra tenir compte ici d'un élément nouveau très-important; nous voulons parler des an-« tiennes réserves qui n'existent pas dans les taillis simples, et qu'il s'agit d'associer, en partie du moins, aux perches du taillis pour constituer la futaie à venir«

L'opportunité de conserver, à peu près générale-» ment, dans les coupes préparatoires , les baliveaux modernes d'essences longévives, est évidente. Quant aux anciens, ils devront être maintenus, toufes les fois qu'ils seront nécessaires pour assurer l'état de massif; mais il faudra éviter de choisir des pieds trop branchus, et surtout de vieilles écorces déjà sur le retour, à moins que leur présence ne parût tout à fait indispensable pour empêcher qu'il n'y eût clairière ou pour assurer, par la suite, le repeuplement en bonnes essences.

Toutes les fois que des arbres, modernes ou anciens, feront partie de la futaie préparatoire, Télagage, tel que nous Pavons indiqué [512 et S62], sera de la plus grande utilité, afin d^accorder le mieux possible les cimes de ces arbres avec celles des perches environnantes, et de détourner,en outre, les causes apparentes de dépérissement qui pourraient les menacer.

Une dernière et importante attention à apporter dans le choix des anciennes réserves, c'est d'examiner dans combien d'années ie massif dont elles font partie reviendra en tour d'exploitation. Mais cet objet ne peut se raisonner qu'après avoir tracé la marche des coupes préparatoires, opération d'ailleurs indispensable pour assurer régdlièrement le succès de la conversion.

636. Mabgqe des coupes PRéPARATOiREs. Le premier point à arrêter, pour établir cette marche, est la révolution transitoire. Cette révolution doit satisfaire à deux conditions principales :

i® Il faut, à son expiration, que les parties les plus âgées de la forêt puissent être mises en coupe de régénération, c'est-à-dire que les arbres fournissent bonne et abondante semence ;

2^ A la même époque, les parties les pltis jeoofes doivent, eu égard à leur âge et à leur végétation^ être en état de prospérer jusqu'à la fin de la révo^ lution de futaie qui succédera à la révolution transitoire.

Les tâîllîs composés, dansr lesquels on trouve d^ordînaire le plus de ressources pour la conversion en futaie» sont ceux qui s^exploitent à 30, 39 ou 40 ans; or, pour atteindre, dans de tels bois» le double but que nous venons d'indiquer, il suffit, en général» de donner à la révolution transitoire une durée égale à Pancienne révolution du taillis.

Supposons, par exemple, qu'on ait à convertir en futaie un taillis composé exploité jusqu'alors à 40 ans. Si Pon adopte ce même terme de 40 ans pour la révolution transitoire, on trouvera, généralement, à Fexpiration de cette révolution :

Dans la partie la plus âgée, un perchis de 80 ans qui sera parfaitement en état d'ensemencer le terrdin> quelle que soit Pessence, d'autant plus qu'il renfermera des réserves de 120 et 160 ans ;

Dans la partie la plus jeune, des bois de 40 ans, surmontés d'arbres de 80 et 120 ans, stisceptible$ de prospérer jusqu'à la fin de la révolution de futaie» attendu que cette révolution sera nécessairement abrégée» à cause de Page des souches.

637 . La possibilité des exploitations de conversion! doit» comme celle des taillis en général, être basée sur l'étendue ; seulement) afin de remédier à la f ètte diminution qoe ce genre d'opération ne pèui mail* qoer d'occasionner sur les produits, il dônviênf dé (lartager la révolution transitoii'e en deux périodeîst ou sous-révolutions» pendant cbacune desquell^ \e^ coupes préparatoires auront à parcotinr la totalité

4S2 DES EXPIOITATIONS

de la forêt. Par ce moyen, la coupe annaelle s'éten* dant sut une contenance double de celle qu'avait la coupe ordinaire en taillis sous futaie, il s'établit na^^ turellement une chance favorable pour que les pro* duits de la révolution transitoire se rapprochent de ceux que procurait Tancien mode.

Outre cet avantage, la mesure en présente encore d'autres qui ne sont pas moins importants. D'abord, elle favorise l'accroissement des bois, en rendaat plus fréquentes les exploitations préparatoires ; en second lieu, elle donne de grandes facilités pour le choix des réserves parmi les arbres anciens [635]> surtout si l'on prend le parti, très-convenable selon nous, d'asseoir et de délimiter, sur le terrain, toutes les coupes, dès le début de la révolution transitoire. En effet, la disposition dont il s'agit permet de rér server, pendant la première sous*révolulion, certains arbres anciens, utiles encore malgré leur âge et leur état de décroissance^ parce qu'on sait qu'on pourra les faire abattre vingt ans plus tard, lorsque leur présence ne sera plus nécessaire. Dans la se^ conde sous-révolution , on trouve non moins de facilité sous ce rapport^ car on connaît les coupes préparatoires qui, selon toutes les probabilités, seront régénérées soit au commencement, soit au milieu, soit à la fin de la révolution de futaie ; on est donc mis à même d'apprécier si les arbres. anciens ou niodernes, qu'on voudrait conserver, présentent des chances suffisantes de durée jusqu'au moment probable de leur abatage.

bË CONVERSION. 453

658. Maïs, si favorable que soît Texpédient qui vient d'être indiqué, il est facile d^entrevoir cependant (et Pexpérience d'ailleurs en a donné la preuve) qu'il ne suffit point pour balancer la production du réèime nouveau avec celle de l'ancien. Ce résultat ne saurait être attieint qu^à l'aide d'une combinaison qui consiste à faire marcher, parallèlement aux exploitations préparatoires, une ou plusieurs exploitations de taillis.

Presque toujours on trouve, dans les forêts que l'on se propose de convertir, des parties considérables dont l'essence ou le sol, et souvent tous deux conviennent pieu pour le régime de la futaie ; c'est le cas d y créer des séries de taillis simple ou composé, ou de conserver celles qui déjà y sont établies» En réduisant, dans de telles localités, l'ancienne révolution de 5 ou de 10 ans, et en y adoptant un mode de balivage qui fasse tomber les réserves surabondantes, fruit de l'ordonnance réglementaire [634], on créera, avec les coupes préparatoires, un ensemble d'exploita^tions qui, le plus souvent, maintiendra les produits au niveau de ceux du mode de taillis sous futaie.

Cette combinaison , dont l'efficacité est aujourd'hui démontrée par la pratique (1), pourra être

(i) En 4826, TEcole forestière a été cbairgée de s'occuper de la conversion en futaie de deux forets domaniales, siiuées dans le voisinage de Nancy, et traitées jusqu'alors en taillis

/|S4 DES BXPLOITA'riONS

employée, non-seuleraent quand elle sera commandée par la nature du sol ou des essences, mais alors

composé^ à une réfoIuUon de 40 ans. Ces deux forêts sont conti^aês; Tune, la forêt d'^ma»ce> contient» ci... Q%V*^iO^' Tantre, appelée Samt^ean^^Fontaine, a une éten-

dae de ••«••. ••••••••••••* ••* •• ^43 45

« I I ■ Il

Total.... 966 8»

La première de ces forêts a été divisée en trois séries : une de futaie et deux de taillis composé ; dans la seconde forêt, on n'a établi que deux séries : une de futaie et l'autre de taillis composé.

Les deux sérii^s de futaie contiennent ensemble 648^^''43'^et les trois séries de taillis composé 318 42

La révolution transitoire des parties destinées à croître en futaie a été fixée à 40 ans, et divisée en deux sous-révolutions de 20 ans chacune; l'exploitabilité des taillis composés a été réduite de 40 à 30 ans.

L'étendue moyenne des coupes préparatoires, dans les deux

séries de futaie réunies» est donc de, ci 52^«ct.42«'

et les trois coupes de taillis composé contiennent moyennement iO 61

Le prix moyen de l'hectare de coupé préparatoire» calculé sur les exploitations eiTectuées de i828 à 1836 inclusivement, est de, ci 560^'''

et le prix moyen de l'hectare de taillis tomposé^ calculé d'après les mêmes données de» ci 1,540

Les deux coupes préparatoires ont donc été vendues, anné^ moyenne : s^i^ect 42.. >< 560^= 18 155^'

et les trois coupes de taillis composé :

10»»««-6^* Xl540ff=: 16 339

ce qui établit un produit moyen de, ci. «....«.• • 34 494

même que de telles circonstances n^existeraient pas. G^est ainsi que, par une distribution mieux entendue

Report 34 494

Or, le produit moyen, de ces deux forêts, calculé d'après les exploitations faites de 1816 à 1826, a été de, ci 18 818

Les produits du régime de conversion excèdent donc ceux du régime de taillis composé de, ci. . . . 15 676

Hâtons-nous de le dire, toutefois, cet excédant considérable ne saurait être exclusivement attribué au changement de régime; il est dû, en paxtie, à la hausse que le prix des bois a subie généralement dans le pays, et, en outre, à des routes plus faciles établies dans la forêt même. Mais, quelque large que Ton fasse la part de ces circonstances, cet exemple ne prouve pas moins, qu'en général, dans les taillis composés exploités à 30 ou 40 ans, dans lesquels il existe de nombreuses réserves, l'administration des forêts peut entreprendre des conversions en futaie, sans compromettre ni les besoins de la consommatien, ni les intérêts du trésor.

Depuis que l'aménagement actuel a été établi dans les forêts d*Âmance et de Saint- Jean-Fontaine, on a soumis au même régime un assez grand nombre d'autres forêts, d'une consistance analogue, et partout (du moins lorsqu^on y a tâché) on a réussi à maintenir la production au taux où l'avait laissée le mode du taillis sous futaie.

Quoique la note qui précède remonte à 17 ans (1857), nous la reproduisons sans y rien changer, parce que les conclusions qu'elle présente ont été complètement vérifiées par les faits

de nos richesses forestières, on réussira à étendre de plus en plus les conversions en futaie, et que l'on préparera au pays les ressources les plus précieuses, sans cependant lui imposer de privations. Il n'est pas nécessaire de dire que, pour mettre en usage la combinaison dont il s^agit, il faudra tenir compte des

accomplis, depuis ceue époque, dans les deux forêts doDt elle fail conuaîlre raménagement.

Ed effet, le relevé des produits des 17 exercices écoulés porte le prix de l'hectare moyen de coupe préparatoire à. 655^'* et celui de Thcctare moyen de taillis composé, à.» . 1 689

Les deux coupes préparatoires ont donc été vendues, année moyenne : sobecL^ga ^ 653^^^ = 21 170

et les trois coupes de taillis composé :

IOh«ctoia.;x 1689^'-= 17 920

ce qui donne un produit auquel moyen, de 38 090

Or, ce même produit ne s'était élevé, pendant la période de 1828 à 1836 qu'à. 54 494

Le bénéfice annuel moyen, depuis cette époque, est donc de 3 596^'^-

Ce bénéfice doit être attribué surtout à Tamélioration des voies de vidange dont les principales ont été empierrées, ce qui a fait baisser le prix des transports. Aussi, n'entendpns- Dous tirer d^autre conclusion de ces nouveaux chiffres que celle que nous avons énoncée il y a 17 ans, à savoir : que les taillis composés réguliersy appartenant à l'Etat, peuvent très-souvent être convertis en futaie, sans que ni les besoins de la consommation ni les intérêts du trésor aient à souffrir de celte opération.

,DE COKVEASlOlf. 4S7

cpnddératîoQS que nous ayons développées plus haut [618].

639. La révolution transitoire terminée^ nos successeurs trouveront évidemment la forêt dans un état .p^us.ijcbe et.plus prospère que celui où nous Pavons pr^^. Ceat à eux qu'il appartiendra de fégler le mode de jouissance de ces richesses ^ en fixant définitivement la révolution de la futaie, la nature et Fordre des exploitations à y faire, etc.

Ce sont eux aussi qui décideront s|il y a lieu d'introduire des changements dans le mode d'exploita^ tion des séries de taillis. . . >

ABTICLK lit.

Conversion de$ uiUi$ sou» futaie irrégnUers*

640. Nous avons essayé plus haut [634] de can^ tériser Pétat des taillis sous futaie irréquliers^ en faisant connaître la cause de cette irrégularité, et nous avons ramené les divers peuplements qu'ils présentent à*cinq cas principaux, savoir :

a. Anciens et vieilles écorces' plus ou moins nombreux constituant, seuls à peu près, la réserve, et dominant un sous-bois incomplet, composé presque exclusivement de bois blancs et de morts-bois ;

11. Une réserve abondante de toutes catégories, avec sous-bois en grande partie impropre à la futaie, soit par Pessence, soit par Pétat de véofétation ;

4S8 vas EXPLOITATIONS

é. tlii iiaillis en htm état, maïà prteqtie eûttéti^-

ment dépourvu de réserves, et enfin,

. A Quelques partiç» r^«l jères, . ; . ^

II sikffit d« eonsidépctr tin 1^ epî»êi)|ble )^6iir 1^4rànnultce que le seul niQfeb êjt le t^gulârisfer et <dfe le restaut^r^ c'çst d« le régénérer le pltt^ pbompte- !aieiiipoisii)le par la semdBce^ de linauërè â f9$meà«jt les essences d'élite 6n profilant,: ^èdr ^œbj dei resJ^ sources qu'offre encore la téseiye*

Toutefois, il s'agit ieï> èommt :4aii£r les^ nËëthiddèë de conversion que nous avanls ^récédèlÀtoMt fmjH diées [629 et 637] de réaliser, en les conciliant, deux conditions essentielle : il faut d'abord éviter un abaissement trop brusque des produits^ et, en second lieu, constituer une gradation d'âge en npapport avec le traitement et la révolution auxquels, régénérée^ k forêt doit ètrésdutiiise.

641. Pour atteindre t^ dbdble but, on déterminera immédisttemeïit la révolution de futaie. Supposons, cotnmë plus haut [650]', qu'elle soit fixée à 90 ans et paMagée en trois périodes de 50 ans. Sv^ %terraiîri, dd èhérchëi'ait & cdiistituer les àffèctalfons ainsi quHl suit : .

1" affectation. l4t% pwplemçate désiga^j ispjftjs

la lettre a; , ,. i ,

^ i^fectation^Les peupli^meiits» désighéè soùiita lettre to; '

DE CONVBRSiol^. 439

9^ âffëetëUùn. les peapiébienik désigna souf

les lettres c et d (!)•

Les exploîtatioiis à faire dans chacune dç ces zSf

fectaf ions seront :

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