‹ Cours élémentaire de mécanique théorique et appliquéeChapitre 117 sur 169 · SEAUX · texte numérisé non relu

SEAUX

stammeiit à se placer au point le plus bas de la cloison courbe qui la eon tient; à mesure que le tyippan tourne, cette eau se trouve soulevée, et elle coule en même temps le long de la cloison, de manière à se rapprocher du centre ; enfin elle arrive bientôt au niveau de deux ouvertures centrales qui sont pratiquées sur les deux faces du tympan, et elle s'écoule au dehors, départ et d>utre, par ces ouvertures.

Le tympan représenté par les fig. 403 et 404 fonctionne à Avignon pour élever les eaux qui servent aux irrigations des rizières de la Camargue. Une roue dentée existe sur tout son contour et au milieu de sa largeur ; cette roue engrène avec une autre plus petite qui reçoit son mouvement (lu moteur et le transmet ainsi au tympao.

§ 348. Seaux. — Pour élever de l'eau à une hauteur un peu grande, et no- ^ tamment pour puiser l'eau ^.; d'un puits, on emploie très i souvent un seau que l'on ac- |^ croche à l'extrémité d'une |:

corde suffisamment longue, t:

On laisse descendre la corde, f< avec le seau qui la termine, ^ jusqu'à ce qu'il arrive à ^ l'eau dont il doit enlever une partie. Dès qail a plongé d'une petite quantité dans

cette eau, il se couche sur le côté , s'emplit peu à peu de liquide, et s'enfonce bientôt complètement ; alors on retire la corde, et elle remonte le seau plein d'eau.

Il est assez incommode d'opérer en tenant directement dans ses mains la corde à laquelle le seau est attaché, parce que, pour éviter le frottement du seau contre les parois du puits, pendant qu'on le rqmonte, on est obligé de se pencher de manière à éloigner la corde de ces parois. Aussi opère-t-on habituellement d'une autre façon.

FJg. 404.

(i96 MACHINES QUI SERVENT A ÉLEVER LES LIQUIDES.

Le plus souvent la corde s'enroule sur un treuil à manivelle (§ 55) qui s'étend horizontalement au-dessus du puits, et Ton remonte le seau en faisant tourner la manivelle. Outre la commodité ^ue présente cette disposition, on y trouve l'avantage de pouvoir remonter un seau de plus grandes dimensions, soit en employant un treuil dont le rayon soit notablement plus petit que le rayon de la manivelle, soit en ne fiiisant agir la manivelle sur le treuil que par l'intermédiaire de roues dentées.

Quand on opère, comme nous venons de le dire, au moyen dun seul seau, attaché à lextrémité d'une corde, que l'on descend vide pour le remonter plein d'eau, il se présente deux inconvénients qu'il est bon de chercher à éviter, surtout lorsqu'on doit répéter la manœuvre pendant un certain temps sans interruption. Le premier consiste en ce qu'on perd du temps pendant qu'on laissedescendre le seau vide ; le second tient à ce que, lorsqu'on remonte le seau plein, on n'a pas seulement à vaincre le poids de l'ëàu qu'on élève, mais aussi le poids du seau et celui de la corde. On fait disparaître ces deux inconvénients, en attachant un seau à chacune des extrémités de la corde, et la faisant passer sur une poulie dont la chape est fixée au-dessus Fig. /ior,. de l'orifice du puits, /îgf. 405. Si l'on tire

de haut en bas l'une des deux parties de la corde qui se détachent verticalement de la gorge de la poulie, le seau qui est à son extrémité descend ; mais en même temps l'autre monte. On voit que, par là, chaque seau descend vide pendant que l'autre monte plein d'eau ; et de plus les poids des deux seauv se font équilibre par l'intermédiaire delà poulie, ce qui fait qu'on n'a réellement à vaincre que le poids de l'eau qu'on élève. Quant au poids de la corde, qui est souvent de peu d'importance , il agit tantôt comme force résistante, tantôt comme force motrice; les poids des deux portions de cette corde qui sont situées de part et d'autre de la poulie se meutralisent en partie: l'excès de l'un de ces poids sur l'autre agit seul pour ralentir ou accélérer le mouvement, suivant que le seau plein est plus bas ou plus haut que le seau vide. .

§349. Manège des maraiehers . — Lorsqu'on a besoin d'extraire d un puits une quantité d'eau assez grande, on peut encx)re se servir

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