‹ Cours élémentaire de mécanique théorique et appliquéeChapitre 54 sur 169 · CUOC DE DEUX CORPS · texte numérisé non relu

CUOC DE DEUX CORPS

Lorsqu'un boulet de canon vient à traverser obliquement une ?rille de fer, de manière à rencontrer sur son chemin plusieurs barreaux, il se produit successivement divers chocs : les efleis de ces chocs successifs ne sont pas les mêmes . La ^^ .

Ï72 montre ce qui a lieu lorsque Je j)oulet rencontre rfeux barreaux seulement. Le premier qui se trouve sur son chemin est rompu net, comme du verre : les parties qui restent ne sont pas déformées .

^\ n'en est pas de même du î«cond barreau : il a bien été rompu par le boulet, mais les parties restantes sont courbées dans le sens du mouvement. La vitesse du boulet, diminuée par la rencontre du premier barreau, n'a pas pu P'S» 173. produire sur le second un choc aussi violent; pendant Jaclion du boulet sur ce second barreau, le mouvement 3 eu le temps de se communiquer sur une plus grande' longueur, et c'est ce qui a délerminé la courbure des parties non enlevées.

S 122 . L'effet produit dans •m rjjoc dépend aussi de la masse du corps qui reçoit le fJ'oc. On conçoit que, plus le forpg choqué aura une faible ïDasse, plus il cédera facilement à l'action du choc ; s'il * une masse considérable , il <^é(iera difficilement, et il pourra en résulter une rupture dans la portion du corps pig. 174. '7ii a été choquée direct ement .

Lorsqu'on veut enfoncer un clou dans une planche mince, qi n'est appuyée sur rien, fig. 473, la planche fléchit à chaque cot de marteau, et le clou n'entre pas : le mouvement se communiqi trop facilement à toute la partie de la planche, qui n'est pas aj puyée. Mais le clou s'enfoncera si l'on vient à poser un morceau ( bois derrière la planche, fig. 4 74, en le tenant avec la maii sans l'appuyer. Pour que la planche pût fléchir à chaque coup ( marteau, il faudrait qu'elle entraînât le morceau de bois qui e placé derrière elle ; ce mouvement, produit par une même force, i peut pas être aussi rapide que si le morceau de bois n'y participa pas : aussi chaque coup de marteau donne-t-il lieu à une défoi mation de la planche, dans les points où le choc se transmet dire( tement, et le clou s'enfonce. Dans cette opération, ce n'est pas un pression qu'il faut exercer du côté opposé à celui où l'on veut fair entrer le' clou ; mais c'est une masse qu'il faut placer de telle ma nière que, participant nécessaifrement au mouvement que prendn la planche, elle l'empêche de céder trop facilement à l'impulsioi qu'elle reçoit.

§123. Une machine est destinée à vaincre certaines résistances. telles que le poids des corps qu'elle doit élever, la cohésion dft molécules des corps qu'elle doit pulvériser, etc. Mais, outre ces résistances utiles, en vue desquelles la 'machine est employée , il ?<■ produit toujours d'autres résistances , qui naissent de son mouve ment, et qui, en s'opposant sans utilité à ce mouvement, neutralisent une portion plus ou moins grande de la force motrice. Ces résistances sont désignées, en général, sous le nom de résistances pssives.

Les résistances passives sont de plusieurs espèces :

\ ° Lorsqu'on cherche à faire glisser un corps sur un autre, on éprouve une certaine résistance ; il faut exercer un certain effor/ pour déterminer le glissement, et aussi pour entretenir le mouvement, après l'avoir produit : cette résistance est appelée résislancf au glissement, ou simplement /roMemenf.

%" Lorsqu'on cherche à faire roliler un corps cylindrique sur une surface plane, on éprouve encore une certaine résistance; elie?e produit, par exemple, dans le rotilemeiit des roues de voiture sur le sol : c'est ce que l'on tiommo la résistance au roulementé

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