ALCOOL SALI
CH AL Kl' H.
l’autre avec une espèce différente. En effet, il est Lien évident, d’après tout ce qui a été dit, que ces pouvoirs ne peuvent être égaux, (pie si lu surface exerce uue même action sur les rayons qui entrent et sur'ceux qui sortent: et cette dernière condition ne peut s'obtenir qu'avec les mêmes rayons.
548. l'ouvolr» nluorllnntit (léiliiilN dra pouioira êmlKNifa. — Lit loi de Hilchie se trouve vérifiée encore par une antre méthode. Les pouvoirs émissifs ont été obtenus directement (54 1 / ; si l'on adopte les mêmes nombres pour exprimer les pouvoirs absorbants, on a :
Argent
Or
Cuivre
Platine
Ces résultats sont identiques à ceux du tableau prccédeut.
549. Méthode directe. — K\ périmer. — MM. de La Provoslaye et 1\ Desains ont, en outre, découvert une méthode directe, pour 1 évaluation des pouvoirs absorbants. Ils recouvrent successivement un même thermomètre des substances à étudier et l’exposent à l’action d’une même source de chaleur. Le thermomètre s’échauffe; on attend qu’il prenne une température stationnaire. Quand cette température est atteinte, il est évident que, pendant des temps égaux, la quantité de chaleur perdue sous l'influence du milieu environnant, est égale à la quantité de chaleur absorbée par suite du rayonnement de la source. 11 suflirait donc de déterminer, dans chaque expérience, la quantité de chaleur perdue par le thermomètre pour connaître celle qui est absorbée et pour avoir par suite la valeur du pouvoir absorbant. La question est ramenée à la détermination d'une vitesse de refroidissement.
Pour cela, ou intercepte par un écran la chaleur, qui vient de la source; le thermomètre primitivement recouvert d’une couche mince de la substance qu’on veut ctudier se refroidit alors, et on observe quel est l’abaissement de température, au bout de l’unité de temps : soit 0°,30 par exemple. On aura 0,300 égal à la quantité de chaleur perdue au bout d'un temps 1 , si Q désigne la quantité de chaleur, que perd le thermomètre, quand sa température s’abaisse de 1°. On recommence l’expérience, en recouvrant le réservoir du thermomètre avec du noir de fumée ; on fait agir la même source; puis, quand la température est devenue stationnaire, on intercepte le rayonnement, et on observe la vitesse du refroidissement, soit 0“,40 : on aura 0,40Q pour représenter la quantité de chaleur perdue pendant l’unité de temps. Ces valeurs 0.30Q et 0,40Q expriment aussi les quantités de chaleur absorbées : donc le rapport des pouvoirs absorbants des
deux substances sera = -■