MACHINES A VA PEU U
à ce résultat important en transformant le mouvement de va-et-vient du balancier en un mouvement de rotation. Comme I eau, le vent, les animaux sont employés depuis des siècles à produire ce dernier mouvement, les moyens destinés à l’utiliser pour l’exécution des divers travaux de l’industrie sont depuis longtemps connus.
Watt parvint à son but en articulant à l'extrémité L I fig. 242) du balancier une bielle R. que l’on peut comparer à un puissant bras de fer de forme invariable, qui saisit le bouton d’une manivelle M. Quand l’extrémité de la bielle se lève, la manivelle tourne comme -si elle était soulevée par la main d’un ouvrier ; elle descend ensuite avec la bielle, et eu définitive le mouvement s’exécute exactement comme celui d’une manivelle ordinaire sur laquelle la main d’un ouvrier exercerait une pression continue. La manivelle entraîne un arbre tournant nommé arbre de couche, sur lequel on prend les mouvements dont on a besoin.
584. Tiroir. — La suite de la description de la machine va nous fournir un exemple assez intéressant des divers mouvements que l’on peut produire au moyen du mouvement de rotation imprimé à l’arbre de couche. Cet exemple, nous le trouvons dans la description du mécanisme par lequel la vapeur pénètre, soit de la chaudière dans le corps de pompe, soit du corps de pompe dans le condenseur.
Aux robinets que le jeune Potier avait si ingénieusement fait tourner par la machine même. Walt substitua un nouvel appareil : le tiroir ; mais la leçon «pie l’enfant avait donnée ne fut pas perdue, et Watt employa aussi la machine à mettre le tiroir en mouvement.
Une boite (fig. 243). qu’on appelle boite à vapeur, reçoit la vapeur par un tube qui communique avec la chaudière et aboutit en V : deux conduits I et V partent du fond de la boite et l’un 1 communique avec la partie in- férieure du corps de pompe, 1 autre 1 avec la partie supérieure. Une pla«]ue />, qui constitue le tiroir, ferme alternativement l’ouverture, soit de l’un, soit de l'autre conduit, et la vapeur qui est dans la boite ne peut jamais pénétrer à un moment donné que dans un seul des compartiments du corps de pom|Kî. Dans les figures 242 et 243 le tiroir occupe la position qui convient à I arrivée de la vapeur au-dessous du piston. Mais quand la- vapeur venant delà chaudière entre d’un côté, il est nécessaire «pie celle qui se trouve de l autre vienne se liquéfier dans le condenseur. La communication avec le condenseur
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s'établit alors par une cavité (jui est pratiquée sur l'une des faces de la plaque /; dont la forme présente alors une analogie éloignée avec celle d’une coquille : d’où le nom de tiroir en coquille. Par celte cavité, la vapeur qui est au-dessous du. piston communique avec l'ouverture e (fig. -il.'l) d’un tuyau qui se rend au condenseur, due la machine donne maintenant au tiroir un mouvement alternatif, les ouvertures des tuyaux I et I’ seront successivement découvertes en temps utile pour que la distribution puisse se faire comme il a été dit plus liant.
58b. Kxrentriqne. — Le tiroir emprunte son mouvement de va-et-vient à l'arbre tournant : on emploie à' cet usage une pièce E que l’on appelle excentrique [fi g. 242 et 244). C'est un disque circulaire E lixé perpendicu-
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lairement à l’arbre, de telle sorte que le centre du disque ne coïncide |>as avec l'axe même de rotation. Autour de lui est un collier métallique K qui le serre, mais assez doucement pour que l’un puisse tourner dans l'autre. A ce collier est fixée une tige R / appelée barre de l’excentrique, qui s’articule avec l’une des extrémités l d’un levier coudé IC qui directement ou par un levier intermédiaire fait mouvoir la tige T [fig. 242) du tiroir.
La rolauon de l’arbre tournant détermine le mouvement de l'excentrique dont Je collier lixé à la tige K/ (fig. 244) île peut pas tourner. Mais comme le spectateur, qui .mettrait son œil à l’un des bouts de l’axe et regarderait dans la direction decet axe, verrait l’excentrique devenir plus proéminent, tantôt à droite, tantôt à gauche du point A, il en résulte que le collier de l'excentrique avance dans un sens, puis recule, et que la barre prend un mouvémeut oscillatoire de va-et-vient, qu'elle transmet au levier auquel elle s’articule; puis ce mouvement se communique à la lige du tiroir, qui lui-même prend sou mouvement alternatif aux époques voulues.
586. Détente de la lupeur. — Depuis Watt la machine a reçu un perfectionnement auquel notre inventeur avait pensé, mais sans s’y arrêter. Au lieu de laisser la vapeur pénétrer de la chaudière dans le corps de pompe, [tendant toute la course du piston, ou trouve avantageux d’intercepter l'entrée de la vapeur, quand le pistou n’a exécuté encore qu’une partie de sa course, la moitié, le quart, ou moins encore. La vapeur antérieurement