MACHINES A VAPEUR
peur haule pression, qui, à sa sortie du corps de pompe, est forcée de traverser la cheminée, et qui expulse vivement l'air et la fumée sur son passage.
CALCUL Dü TRAVAIL DES MACHINES A VAPEUR. j
L’emploi de la vapeur comme force motrice fait naRre un grand nombre de questions, dont quelques-unes seront traitées parmi les Problèmes placés à la fin de ce livre : ici, nous nous contenterons d’en donner l’e’-. «
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596. Problème» A résoudre. — La première question qui se présente 1
est celle-ci : Quel poids de vapeur faut-il produire, pour emplir un corps de pompe dont la base et la hauteur sont connues; ce poids devant être calculé
dans les conditions de température et de pression où la vapeur agit.
La seconde question à résoudre se rapporte au travail effectué par ce poids de vapeur, et alors la question devient double; car il faut la traiter l°dans le cas où la machine fonctionne à pleine vapeur, *2° dans le cas où la détente est employée.
Une troisième question se présente : Quellp quantité de chaleur faut-il dépenser pour produire un pareil travail? et enfin quelle est la quantité de travail, que pourrait donner la machine, par la combustion d’un kilogramme de charbon ?
La solution de ce dernier problème est très-intéressante au point de vue économique, et c’est pour y parvenir que les problèmes précédents sont traités.
597. Résultats. — Les résultats de la théorie sont loin d’être d’accord avec ceux de la pratiquera première cause du désaccord, c'est que la moitié de la chaleur, que peut donner le charbon en brûlant, s’échappe par la cheminée avec la fumée qui l’emporte. Cette perte est inévitable pour que le tirage ait lieu ; il faut donc réduire à moitié les nombres que donne le calcul. Mais cette réduction opérée, l'accord entre la pratique et la théorie est encore loin d'être satisfaisant ; et cela lient à ce que la théorie telle que nous l’avons exposée n’est pas complète. En effet, nous avons déterminé le travail sous la tête du piston, et ce travail ne peut évidemment pas parvenir tout entier jusqu’aux outils, que la machine fait mouvoir. Il ne le peut pas, parce qu’il doit être- absorbé, en partie, par tous les mécanismes que la machiné exige pour remplir sa destination. Ainsi, dans une machine à condenseur, le travail de la vapeur est en partie dépensé à mettre en jeu la pompe à air, la |*>mpe à eau froide, ln pompe alimentaire ; il faut en outre que de nombreux frottements soient vaincus; cl pour cela, la quantité de travail consommé est considérable. Voici d’après M. Morin les résultats
CHALELll.
d’expériences faites pour déterminer ce que la pratique donne réellement, avec des machines en état ordinaire d’entretien.