V-wri ordre : elle a été utilisée , par
' Æ M.. l’ouillet, pour déterminer
r qjjfb les lois des courants. Le plus
WPPSPW souvent, elle est employée avec , beaucoup de succès à la me-
sure des températures, et dans
l’élude de la chaleur rayonnante , nous en avons vu un bel exemple. La pile de M.- Pouillet Ifig. 463) se compose d’éléments bismuth et
COURANTS THRH MO-tël.EOTH lyUF.S.
cuivre : le barreau de bismutli est gros et eu forme de 1er à cheval, tandis que le fil de cuivre se replie parallèlement, comme le montre la figure. Chaque soudure plonge dans un vase deslinèà renfermer, •
soit de la glace fondante, soit de l’eau à la température convenable. l’iusieursélémentsdecette pile peuvent s’associer : il suffît, j pour cela, de donner aux fils de cuivre de* divers éléments une I disposition telle, qu’on ait une sérieoù les deux métaux alternent.
On chauffera, bien entendu, les soudures de deux en deux, et on maintiendra froides les soudures intermédiaires.
f007. Pyromètre rte M. Poolllet. — M. Pouillet a employé, pour mesurer les hautes températures, un élément thermo-électrique, formé de fer et de platine. Cet élément se compose d’un canon de fusil G (/fy. SOI) traversé suivant son axe par un fil de platine F qui vient se souder à l'une des extrémités A du tube de fer. U n galvanomètre interposé ferme le circuit. La soudure étant placée au milieu du foyer de chaleur, un courant thermo-électrique se développe; et comme le fil du galvanomètre unit le fer au platine de l’élément, il représente le conducteur inlerpolaire, . qui permet au courant de se manifester ; aussi voit-on l’aiguille dévier. Si l’on a soin de graduer à l’avance, par comparaison, le pyromètre magnétique avec un pyromètre à gaz introduit dans le meme foyer, on pourra ensuite, avec l’appareil thermo-électrique seul, reconnaître la température cherchée.
1008. Pile rte lYoblli et Hetioni. — Mais de tous les appareils employés à la détermination des températures, celui qui a rendu le plus de services à la science, est la pile de Nobili et Mclloni. Cette pile, déjà décrite Ih22), se comjiose, oomme nous le savons, d’une série de barreaux alternativement de bismuth et d’antimoine ifig. 4t>5) ; ces barreaux ont une disposition telle que toutes les soudures de rang impair Boient d’un côté, et celles de rang pair dn côté opposé : le tout est enchâssé dans une enveloppe métallique, et séparé des parois par un mastic isolant. Les deux barreaux extrêmes communiquent avec des tiges extérieures TT que l’on peut mettre en rapport avec le galvanomètre. Deux tuyaux creux servent à garantir la pile, et quand on dirige l’axe d’un de ces tuyaux vers une source de chaleur, les soudures de même ordre s’échauffent : la marche de l’aiguille aimantée indique l’élévation de température.
Fig, toi.
Fig. «t.
57 ti
4009. CnUtaatloii. -» Arc d'Impu talon. La graduation de lïuslrntoent a été donnée (525), nous n’y reviendrons pas : nous ajouterons un seul détail. Quand la «pile est frappée par la chaleur qui émane d’une source, les soudures s'échauffent, un courant a lieu ; et l'aiguille du gul- . vanoraètre, chassée par ce eouranl. s’éloigne du zéro, décrit un arc, puis, arrivée à l’extrémité de cet arc, elle revient vers le zéro, sans l’atteindre, cnexéçutunt ainsi une série d'oscillations, -avant de se fixer sur l’une des divisions du cadrau. La durée de chaque expérience exige en conséquence un temps assez long. Melloni eut l’heureuse idée de cherchée s’il n’v avait pas une relation constante entre le premier arc décrit, qu’il appelle arc d'impulsion, et la position à laquelle l’aiguille s’arrête définitivement 11 a reconnu qu’à un premier arc d’impulsion déterminé, correspondait une déviation définitive toujours la même. Par exemple, cel arc étant de 35* avec la pile particulière et le galvanomètre qu’il employait, il reconnut que toujours la déviation définitive était de 20°. Il a construit alors un tableau des arcs d'impulsion successifs et des déviations correspondantes. Chaque expérience ne dure plus alors qu’un instant trèscourt, celui que l'aiguille met à accomplir son premier mouvement.
KMO. Pince thermo-électrique. — Une autre disposition très-ingénieuse, due à Peltier, a encore permis de tirer parti des courants thermo-électriques )>our la détermination de la température, et spécialement de la température d’un corps solide : ce qui est, non point impossible, mais fort difficile avec tin thermomètre ordinaire. La pince thermo-électrique dè Peltier se compose de deux élémciits, formé chacun de bismuth et d'antimoine, tels que le bismuth If {fi y. 460) de Pun soit réuni à l'antimoine A de l'autre par un fil de euivre. Le circuit est complété par le fil d’un galvanomètre G. Quand tont l’appareil est à la même température, l'aiguille du galvanomètre est à zéro. Mais si l’on vient à interposer entre les deux soudures un corps dont la température soit supérieure à celle du milieu environnant, les deux soudures s’échauffent, et un courant apparaît, qui fait dévier l'aiguille.
dette pince thermo-électrique a été utilisée très-fréquemment ; nous avons vu en particulier (563) quel usage en ont fait MM. Franz et Wiedmann.