‹ Cours élémentaire de physique précédé de notions de mécanique et suivi de problèmesChapitre 211 sur 315 · ACTIONS MOI. ÉLU LA I H ES · texte numérisé non relu

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matières, la vérilication expérimentale de la loi ne se fait plus d'une manière aussi nette. Ce n’est pas qu’il y ait plus de complication dans l’exécution de l'expérience : ainsi, on peut introduire le liquide qui ne mouille pas le verre, le mercure, par exemple, dans des vases communiquants, dont l'un, très-large, n’occasionne aucune dépression sensible, et dont l’autre soit constitué par le tube capillaire sur lequel on veut expérimenter. La difïérenee des hauteurs du mercure dans les deux vases, estimée an calhétomètre, donne la valeur de la dépression. Mais il se présente une difficulté fondamentale. Quand le liquide mouille le tube capillaire, il dépose contre la paroi intérieure une pellicule liquide trèsminee qui demeure adhérente et ne se détache nullement au moment où la colonne s’abaisse au-dessous de son niveau primitif. Il se forme donc, dans l'intérieur du tube capillaire mouillé, comme un second cylindre concentrique au premier, et l’ascension de la colonne se fait dans le tube central dout la surface offre, en tous ses points, une nature chimique et une structure physique absolument identiques; l’on comprend alors très-bien que la nature propre des parois des tubes soit sans influence et que la hauteur du liquide soulevé ne dépende que du diamètre. Au contraire, quand le liquide ne mouille pas la paroi, c’est entre le solide et le liquide que l’action capillaire se produit; et comme la surface intérieure du tube n’offre jamais dans tous ses points une homogénéité parfaite de nature et de structure ; comme, d’autre part, il existe, toujours à la surface interne de ce même tube, une couche d’air adhérente qui ne saurait être dissoute par le liquide, on voit de suite qu’il y a là des influences perturbatrices qui rendent bien difficile la vérification de la loi de Jurin. Ou s’explique, en même temps, pourquoi' les dépressions d’une colonne mercurielle dans un tube vide d’air comme celui du baromètre, ne sont lias «-gales à celles, qui se produiraient dans un tube identique, où l’air aurait un libre accès.

s!" Lot. — Entre deux lames parallèles et peu distantes l’une de l’autre, que l’on plonge dans un liquide qui les mouille, la colonne soulevée demeure suspendue à une hauteur qui est la moitié de celle que l’on observe dans un tube dont le diamètre est égal à lu distance des deux lames. Cette loi, dont l’exactitude avait été contestée par quelques physiciens à la suite de vérifications mal exécutées, a été démontrée vraie d'une manière irréfutable par les expériences de M. E. Dessins.

1020. < 'orapmi ibillté rien motiHe*. — Nous avons énoncé (8) ce fait général, que tous les corps étaient compressibles, mais nous ne l’avons véritablement démontre que dans le cas des gaz. La compressibilité des solides s’établit par des expériences indirectes : le fer, quand il a été martelé ou laminé ou écroui, augmente de densité ; donc il éprouve une diminution de volume quand on le soumet à une pression mécanique. Il

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en est de même des «utres métaux : l’or et l'argent, quand on les polit au brunissoir, acquièrent même à la surface une densité supérieure à celle des couches sous-jacentes.

10-21. CompreMlbllIté île* llguiiie* — Ouant aux liquides, leur compressibilité a été plus difficile à reconnaître et à mesurer. Pendant longtemps. on les a même supposés dépourvus de cette propriété, et on les earaclérisail par ces mots : fluides iiicnin/iressibles. Dans les dernières années <lti dix-septième siècle, lés académiciens de Florence tentèrent quelques expériences qui ne furent pas très-heureuses. I)e l'eau fut renfermée dans une sphère creuse d’argent qu'on ferma ensuite hermétiquement; puis cette sphère fut soumise à une compression des plus énergiques daus le but d’y produire une déformation. Si ce résultat avait été obtenu, on aurait pu en conclure aveccertitude la compressibilité de l’eau, attendu que le volume de la sphère est nécessairement diminué toutes les fois que la

forme eu est altérée. Mais en observant une déformation du vase sphérique, on reconnut, en même temps, que le liquide suintait goutte à goutte à travers quelques gerçures qui s'étaient produites dans l'épaisseur de la paroi, et la question de la compressibilité des liquides ne fut nullement avancée par cette tentative.

Plus tard. Canton et Perkins établirent d'une manière péremptoire le fait de 1a diminution de volume que l’eau subit quand nu la comprime; mais leurs procédés ne permettaient pas de mesurer avec -exactitude le coefficient numérique qu’on a nommé coefficient de compressibilité et qu'on peut détinir ainsi : La diminution de volume qu’éprouve l’unité de volume d’une substance sous une pressiou égale à une atmosphère. C’est (tfirsled.qui. en 1823, donna le premier une méthode un peu précise pour évaluer le coefficient qui nous occupe.

1022. Appareil d'iKnirti. — OErstod introduit le* liquide, sur lequel il

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