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S’agit-il du pèse-liqueur de Baumé

Chaque division de la tige est ' du volume total qui plonge dans l’eau,

c’est-à-dire du volume compris entre le point 10 et le point le plus bas de l’aréomètre [fig. 77). En effet, le liquide qui donne le point 0, ayant un poids spécifique égal à 1,0847, si nous nommons V le volume de la portion inférieure de l’aréomètre, à partir du point 10, on aura comme tout à l’heure :

Eig. 77.

Avec les volumètres. on obtient le poids spécifique d’un liquide en divisant 100 par le nombre de divisions immergées,'au moment où l’instrument (lotte en équilibre; de même, avec le pèse-liqueur de Baumé, on devra, dans le même but, diviser 128 par le même nombre. Or, on voit, de suite, sur la figure 77, que. d’après la graduation adoptée pour le pèse-liqueur, le nombre N de divisions immergées est égal à 1 1 8 -f- n, si n désigne l’indication de l’aréomètre.

On aura donc généralement

132. Autre friutimiion <!»■ volumttres. — Au lieu de recourir à des liquides de densités connues pour graduer les volumètres, on peut arriver au même résultat par le seul emploi de l’eau, du mercure, d’une balance et de poids gradués. Supposons qu'il s'agisse des volumètres destinés aux liquides moins denses que l’eau. On laisse l’aréomètre ouvert par le haut et on le pèse avec le lest actuel qu’il renferme. Soit P son poids. Dans l’eau il affleure au point a où nous marquons 100 (fig. 78); introduisons un poids p de mercure par l'extrémité ouverte ; le poids de l’appareil sera devenu P -f- p, il s’enfoncera dans l’eau davantage, en b par exemple, et le nouveau volume déplacé sefà , au volume primitif, dans le même rapport que les poids P -f p et P. On aura donc à inscrire en b, le numéro N donné par la

Si p est pris

formule : ^ , d’oti N = 100

égal au - de P, on aura, comme tout à l’heure, N — 12.T Eig- 78.

(fig. 79). Le tracé des divisions sera fait alors, comme il a été dit précé-

7 fi 11 Y DHOST ATiyi' K.

dominent. Un rétablira enfin le lest priiiiitil' et on fermera l’ aréomètre à la partie supérieure.

133. iifiiHtiuètre*. — Lu méthode que nous venons d'exposer suppose, comme les précédentes, que In tige du volumetre est parfaitement cylindrique. dette condition étant inqiossiblc à réaliser, les indications fournies manquent toujours d'exactitude. On peut, en multipliant les essais, parvenir cependant à s’affranchir de cette cause d'erreur. Reprenons la dernière

. , N II -p p ion , . , ,

formule qui a été ccnte — - — ~~ ; comme — exprime le poids spécifique

d’un liquide dans le cas des volumètres, on a — -= ~ Substituant, il

vient d = — — . En donnant alors successivement à d. dans celte formule. P+p

la valeur 0,9: 0.8. etc... pour en déduire les valeurs correspondantes de p , on aura las- poids de lest qu’it faut ajouter à l’aréomètre pour que, plongé daHs l’eau, il donne, par ses affleurements successifs, les points oh doivent être inscrits les nombres 0,9; 0,8, etc. (fuj. 80). La graduation terminée, on ôtera l’excédant de lest qu’on vient d’introduire, on fermera le tube, et désormais, il suffira de plonger l'aréomètre dans un liquide quelconque pour qu’une simple lecture sur la lige de l’instrument donne, sans calcul, le poids spécifique de ce liquide : nous aurons construit ainsi un densimètre rationnel.

Pour les liquides plus denses que l'eau, le procédé de graduation est le même ; seulement ou ôte du lest au lieu d'en ajou-

1er, et la formule devient d — .

134. Cas particulier* concernant In mesure «le» poids spécifique». — 1° Corps solides solubles dans l’eau. — On prend, dans ee cas, un liquide intermédiaire dans lequel le corps solide ne soit pas soluble. L'Imile d’olive ou l’essence de térébenthine, parexemple, quand il s'agit du sucre. On détermine par les méthodes ordinaires la densité du sucre par rapport à l’huile, c’està-dire le rapport des poids de volumes égaux de sucré et

Fig. 80. d’huile, 5 =1^-. Puis la densité de l’huile par rapport à l’eau

S = — ’ le produit SS des deux deusités sera égal à — ; ce sera done le poids spécifique du sucre.

135. 2" Corps renfermant des cavités nombreuses dans leur intérieur, vtdqmrement nommés poreux. — Dans ce cas, on peut se proposer deux sortes de déterminations de poids spécifique. 1° Quand le corps est considéré sous son volume réel, c’est-à-dire en ne tenant compte que de la matière qui le forme, abstraction faite des cavités qu’il renferme; ou bien, 2” en le

M KSI) H K IUÎS 1 IKN SI. T K S. 77

prenant sou» le volume apparent, c’est-à-dire en cherchant le rapport du poids du corps au poids d’un volume d’eau égal à son volume extérieur. Cette distinction a de l'importance, dans le cas des hois, par exemple. Car on a reconnu que la matière qui forme les différents bois, matière où la cellulose domine, a une densité sensiblement constante; tandis que ces bois eux-mêmes, très-inégalement poreux, ont des poids spécifiques qui varient depuis 0.24 pour le liège jusqu’à 1,33 pour llébène.

136. Pour obtenir la densité sous le volume réel, on se sert de la méthode du flacon. Le corps est réduit en poudre, et. après l'avoir plongé dans Peau, on a le soin de laisser longtemps le flacon ouvert, sous le récipient de la machine pneumatique, où le vide est maintenu, afin de faire dégager les bulles d'air intercalées éntre les particules de matière. L'opération s'achève ensuite à la façon ordinaire.

137. Pour évaluer le poids spécifique d’un corps sous son volume apparent, on le pèse dans l’air; soit P son poids. On le recouvre d'une couche mince de cire; l'augmentation de poids/» représente le poids de Id cire employée dont le poids spécifique d est déjà connu. Enfin, on prend le poids P' du corps enduit de cire et plongeant dans l’eau. Ce nombre P' représente le poids P du corps, plus le poids p de la cire, moins le poids d’un

volume d’eau - égal au volume extérieur du corps (x étant le poids spécifique cherché), moins le poids j d’un volume d’eau égal au volume de la cire. On peut donc écrire :

d’où

138. 3° Corps solides qu'on ne peu I mettre en contact avec les liquides. — Enfin, il est des substances telles que les poudres destinées aux armes à feu, dont les grains, formés par 1a juxtaposition de matières hétérogènes, ne peuvent être plongés dans les liquides qui les mouillent, sans éprouver des altérations qui changeut leur poids spécifique. Dans ce cas, on détermine le volume de la substance en la mettant exclusivement en contact avec une atmosphère gazeuse ; et on se sert, à cet effet, d’un appareil nommé le volurnénométre , que nous décrire rus plus loin comme application de la loi de Mariotte>. Le rapport du poids au volume donne alors le poids spécifique cherché.

M jWLI

HV DHOSTATiyUE.

tableau RK* roms spécifiques uns principaux corps solides a 0°.

Platine écroui •. 23, Oo

Platine fondu. . 21,16

Or fondu 19,60

Plomb ■ 1 1 ,36

Argent.. 10,47

Cuivre en 111 ’ 8,88

Laiton ... 8,39

Acier non écroui 7, *2

Fer en barre 7,79

Etain 7,29

t’er fondu 7,21

Zinc fondu. 6,86

Antimoine fondu 6,71

Chrême 6,90

Inde 4,96

Sélénium cristallisé . 4,80

Diamant. 3,62

Marbre 2,84

Aluminium 2,08

Quartz • 2,66

Verre ordinaire 2,50 ,

Porcelaine 2,15

Soufre . 2.03

Ivoire 1,92

Phosphore 1,77

Sodium 0,96

Potassium 0,87 ,

Boi$ de hêtre 0,85

Dois d'orme 0,80

Bois de saphi 0,66

Eau solide 0,93

Bois de peuplier 0,38

Liège 0,24

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