‹ Cours élémentaire de physique précédé de notions de mécanique et suivi de problèmesChapitre 35 sur 315 · BAROMÈTRE · texte numérisé non relu

BAROMÈTRE

reprendre sn forme première, et l'aiguille marche en sens contraire. En graduant l’instrument par comparaison avec un autre baromètre, on a â sa disposition un appareil peu volumineux, nullement fragile et qui n'a d'autre inconvénient, pour donner la mesure de In pression atmosphérique avec précision, (pic d'éprouver à la longue une modification sensible dans l’état moléculaire du tube T. modification (pii rend nécessaire, de temps à antre, une révision de la graduation.

(fit). Nnnn* <fm hauteur» par le baromètre. — I. un des lisages les plus importants du baromètre est la mesure des hauteurs. I,e principe théorique servant de point de départ à celte application est des plus * simples. Supposons que la colonne atmosphérique dont on veut estimer la hauteur soit formée d'air socà la température do la glace fondante et que cet air ait partout la même densité qu'à la surface de la mer, au point oh la pression est de 0“,7G. Hans ces conditions, l’air pèse, à volume égal, 10515 fois moins que le mercure. Ainsi, lorsqu’on s’élèvedans l’atmosphère, chaque millimèij-c d’abaissement du mercure dans le baromètre indique qu'on laisse, au-dessous de soi, une colonne d’air 10515 fois plus haute, c’est-à-dire qu’on est monté de 10“, 515. Bien ne serait donc plus facile que de déduire de la variation de hauteur de la colonne mercurielle accusée par le baromètre, les distances verticales des stations oti cet instrument aurait été observé. Mais les choses sont loin de sc passer aussi simplement que nous l'indiquons là. D’abord, à mesure .qu’on s’élève dans l'atmosphère, la densité de l’air diminue d’nnc manière continue; cela doit être, puisque la pression supportée par chaque tranche se trouve diminuée du poids de celles qu’on abandonne au-dessous de soi. On arrive même par le calcul à ce résultat : que si la colonne atmosphérique avait, en tous ses points, la même température et n'était point sillonnée par des courants, les densités des couches d'air décroîtraient en progression géométrique pour des hauteurs croissant comme les termes (T une progression arithmétique. — En second lieu, la température, l’état hygrométrique changent à mesure qu'on s’élève. — On obtiendrait des résultats très-éloignés de la Vérité, en opérant connue nous venons de le dire.

161 . Formule de l.oplace. — Laplace. en tenant compte de ces diverses circonstances, a calculé, pour effectuer la mesure qui nous occupe, la for» nnde suivante :

X= 18 393“ log 5 ( | -f VL±Sl\ (l 0,002837 cos ÏX)

dans laquelle X représente la distance des deux stations, H et h les hauteurs barométriques ramenées à 0° qui y ont été observées, t et t’ les températures de l’air dans les deux circonstances et enfin X la latitude du lieu ail l’on opère. Le calcul de cette formule se trouve 'considérablement sim-

Wi LISANT Kl H.

plilié, cii «c servant des tables calculées, à cet effet, pur Otimanns cl qu’un trouve dans l’ Annuaire du Iturcau des longitudes. On cherche, dans lu première table, le nombre correspondant à In bailleur brute du baromètre pour lit station inférieure; soit a ce nombre. On cherche de même celui qui correspond à La hauteur brute observée a la station supérieure, désignais-le par b; et enfin soit c le nombre, ordinairement très-petit, qui dans lu deuxième table est en lace de T — T, T et T étant le, s températures 'du mercure dans le baromètre, au moment de cbuquu observation. La valeur de X approchée -est « — b — c. Si T — T était négatif, la valeur de X serait

n — b -f-r. On effectue alors le produit (a — b-àzc) — ■> . Enfin, la correction tenant a la latitude s’obtient, en Consultant une troisième table; elle est fournie par le nombre qui correspond verticalement à |a latitude du lieu et horizontalement à la bailleur approchée qu’on vient de calculer. Cette correction est toujours additive. l*ourX = 45° le facteur contenant la latitude est 1 ; par conséquent, pour des lieux dont la latitude est peu différente de 45°, la troisième correction est négligeable. — 11 faut, quand on se sert du baromètre pour la mesure des hauteurs, choisir, pour effectuer les opérations, les journées calmes où le vent ne souille pas avec violence ; car la formule de Laplace suppose, qu’entre les deux stations, lu colonne aüpospbériquc est immobile. L'heure de midi parait être la plus favorable à ce genre d observation.

Formule de M. Habinet. — r.M. Rabinet a proposé, dans le même but, * une formule plus simple que celle de Laplace en ce quelle ne .contient, aucun logarithme. Elle donne des résultats très-exacts lorsqu’il s’agit de mesurer des hauteurs qui ne dépassent pas 1000 mètres.

Voici cette formule :

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