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bleuicnl If réservoir, pour faire sortir loul l'exilant du mercure, et dès (|ue le tube se trouve rempli par le liquide dilaté, à la température lu plus haute qu'il est destiné à mesurer, on ferme son extrémité à la lantpe d’émsilleur. De relie façon, le mercure en se contractant, laissera le vide au-dessus de lui dans le tube capillaire.
245. (>rn<iii!iti»n «lu thermomètre. — l ài choisit comme températures fixes servant de point de repère pour la graduation du thermomètre, celle «le la glace fondante et celle de la vapeur d'eau bouillante, sons la pression de 0",760. L'instrument est d'abord plongé dans la glace grossièrement concassée et contenue dans un vase qui est percé «le trous m, pour que l’eau provenant de la fusion puisse s’écouler librement (fig. 148). Au point où le niveau du mercure demeure stationnaire, on marque 0°.
On porte ensuite le thermomètre dans l'appareil figuré ci-contre (fi g. \ 19).
Fig. 148.
Fig. 149.
("est un large cvliudre a en cuivre ou en fer-blanc, 'Contenant de l’eau distillée qui ne s'élève qu’à 4 ou 5 centimètres au-dessus du fond. Le cylindre est surmonté d’un manchon central, dans lequel s’élèvera d’abord la va|ieur d’eau, puis d’une enveloppe oh cette même vapeur circulera dans le sens iudùpié par les IV-ches. avant «le s'échapper à l’extérieur par les tubes c«n d. De cette manière le thermomètre plongé dans la vapeur en
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prendra lu vraie température; le refroidissement que |M>urrail occasionner l’air extérieur se trouve eiii|>èehé par le courant de vapeur qui passe entre le manchon central et sou enveloppe. Au point où la colonne mercurielle demeure stationnaire, on marque 100; et ou divise l’intervalle, compris entre 0 et 100, en 10:) parties d'égale capacité qui correspondent à des longueurs égales, si le tube est cylindrique, (les divisions, appelées degrés, sont ensuite prolongées au-dessous de 0 et au-dessus de 100. Pour abréger le langage et la lecture, les degrés, comptés au-dessous de 0, sont affectés du signe — ; ainsi — .'J" veut dire 3° au-dessous de zéro.
On adapte quelquefois, à l une des tubulures c ou tl, un manomètre à air libre contenant une petite colonne d'eau et qui indique si la pression de la va|HMir est égale à la pression extérieure. Mais celte égalité a toujours lieq,. et le manomètre est dès lors inutile, quand les tubes par lesquels la vapeur s’échappe ont une large section.
2iü. Toutefois, on ne doit marquer lot) au point ou le mercure s'arrête dans la vapeur d’eau bouillante que si le baromètre indique une pression de l’air extérieur, égale à 0“’.7(>. Kn est-il autrement? Une correction devant nécessaire; on l'effectue en partant de ce principe : que dans le cas où la hauteur barométrique diffère pende O"1, 70, il y a, pour 2ti“,m,7 de variation dans lu pression, 1° de différence dans la température. Il est donc facile de marquer le degré voulu sur la lige du thermomètre, au point d’affleurement du mercure; mais, cette correction n’est qu’approchée. Nous apprendrons plus tard à l'effectuer avec toute la rigueur désirable.
247. Unité de température. — Par le mode de graduatipn adopté, on voit que l'unité, choisie pour mesurer les températures ou le degré centigrade, doit être défini ainsi : C’est i accroissement de température capable de faire dilater, dans le verre, une masse mercurielle de la 1 00” partie de l’ augmentation apparente de volume qu’elle subit, quand on la fait passer de la température de ta glace fondante à la température de la va peur d' eau bouillante, sous la pression de O™, 70.
218. Cnmpiirnhillté des thermomètres à mercure. — Il est très-illl-
|M>rtaut de savoir, si les différents. thermomètres à mercure construits, comme nous venons de l'indiquer, sont comparables entre eux; c'est-àdire si, placés dans ni) même bain, ils marqueront tous le même nombre de degrés. Il en est év idemmenl ainsi pour les points fixes 0“ et 100° ; quant aux autres, In question est plus complexe. Ou’ou fasse abstraction de la dilatation de l 'enveloppe, la comparabilité est certaine; il suffit en effet de remarquer que, si le volume du réservoir d’un thermomètre est triple, par exemple, de celui d’uu autre thermomètre, la dilatation- totale de la masse mercurielle qui y est contenue, quand elle passera de 0° à 100°. sera aussi trois fois plus grande dans le premier, et le degré centigrade y correspondra à une capacité triple dans le tube. Si mninlcnnnl les deux tlicr-
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moiuètres sont portés à la température de 20°, pur exemple, l’aecroissement de volume du mercure dans cet intervalle de 20° sera trois fois plus grand dans le premier thermomètre »pic dans le second ; mais, comme le degré y correspond en même temps à une capacité triple, le nombre de degrés marqué par chaque appareil sera le même. Nous verrons plus loin que la comparabilité existe encore, malgré la dilatation de l’envelop|>e, pourvu que les verres employés à la construction des enveloppes des divers thermomètres aient le même coefficient de dilatation.
249. niffrrpntrs échelle* thermométriqup*. — La graduation précédemment indiquée est dite graduation centigrade. Héaumur inscrivait 8U° là où nous mettons 100°, et divisait l’intervalle en 80 parties égales, de sorte
que 100 degrés centigrades en valent 80 Héaumur, ou 1° centigrade =-= & de degré Héaumur. Il faudra donc multiplier le nombre de degrés centigrades par * pour avoir le nombre correspondant de degrés Réaumur, et réciproquement l’indication Héaumur par ^ pour avoir l'indication centigrade équivalente. — Le thermomètre employé en Angleterre, auquel on a donné le nom de Fahrenheit , porte 32° au niveau du mercure dans la glace fondante et 212° dans la vapeur d’eau bouillante, de sorte que
r00° centigrades vnlent ISO0 Fahrenheit, ou 1" centigrade — = ■ de degré
Fahrenheit. Pour passer de l'échelle centigrade à l'échelle Fahrenheit et réciproquement, le calcul sera fait de la manière suivante : au-dessus
de0°on multipliera le nombre de degréscenligrades par - , et on ajoutera 32.
Pour exécuter l’opération inverse, on retranchera 32, et on multipliera le
reste par j* . En général, pour effectuer ce genre de transformation, il suffira de traduire en nombres l’égalité Ne — (Ny — 32)“, dans laquelle N„ représente l’indication centigrade, et N/- l’indication Fahrenheit; mais H faudra avoir soin d’affecter Nc et N/- du signe -(- ou du signe — , suivant que les degrés sont comptés au-dessus ou au-dessous du zéro de l’échelle de température.
250. aie lisibilité des thermomètres. — On peut distinguer deux sortes de sensibilité l’une consiste dans la promptitude des indications; pour l’obtenir, il faut donner au réservoir une surface extérieure aussi étendue que possible et employer en même temps une faible masse de mercure. L'autre dépend du déplacement de l’extrémité de la colonne liquide dans la tige. Il est clair qu'on pourra évaluer, avec précision, une fraction de degré d’autant plus faillie, que ce déplacement sera plus grand, pour une même variation de température. Pour réaliser celle autre espèce de sen-