‹ Cours élémentaire de physique précédé de notions de mécanique et suivi de problèmesChapitre 61 sur 315 · T II K II MO M K T III K · texte numérisé non relu

T II K II MO M K T III K

l'enceinte voulue ; si la température est inférieure à 45°, il tombe du mercure de la tige dans le réservoir r, et au moment de l’équilibre, l'index affleure encoré en a. On ramène l’instrument à la surface du sol et, comme pour le thermomètre à maxima , par l’emploi d’un bain qu'ou refroidit progressivement, on ramène l’index à occuper la même position. La température du bain est dès lors la même que celle de l'enceinte.

258. Thermomètre différentiel de 1^‘slif. — Il est llüe autre sorte de thermomètre fréquemment employé par Leslie dans ses études s ir la chaleur rayonnante et qui porte le nom de thermomètre différentiel. Il est destiné à donner la différence des températures de deux enceintes voisines. Deux boules de verre de capacités égales A et H sont réunies l’une à l’autre par l’intermédiaire d’un tube de diamètre étroit deux fois recourbé à angle droit {fi g. 153). Les boules sont pleines d'air; les deux branches du tube contiennent de l'acide sulfurique coloré ijui est introduit par l’appendice m fermé ensuite à la lampe. En échauffant convenablement l'une ou l’autre des deux boules, on arrive, par tâtonnement, à distribuer également entre elles la masse totale d’air; ce partage est obtenu, lorsque, les deux sphères étant fiortées à la même température, les niveaux de liquide se placent sur le meme plan horizontal; on marque zéro au niveau de l’acide dans chaque branche. Les deux boules sont ensuite placées dans des bains séparés dont les températures diffèrent de 5°, par exemple; le liquide desrend alors du côté de la boule la plus chaude et monte de l'autre ; aux niveaux qu’il atteint on marque 5, et on divise l’intervalle en cinq parties égales , en prolongeant les divisions au-dessus et au-dessous du zéro. Ainsi gradué, l'instrument fournira, par ces indications, l’excès de la température de la boule la plus chaude sur celle de la boule la plus froide. D’ailleurs le calcul établit que la différence des hauteurs du liquide dans les deux hranches est proportionnelle à la différence de leurs températures, et que par suite la première peut servir de mesure à la seconde. Nous démontrerons, au chapitre des Applications des dilatations, que cette proportionnalité doit être admise.

259. Pjromètre de lYedffitoud. — Le thermomètre à mercure ne petit fournir de bonnes indications que jusqu’à 300° environ; pourtant, on a souvent besoin, dans l'industrie, dévaluer des températures beaucoup plus élevées. L’est alors qu'ou se sert de pyroinèlres pourvus d'iiue gra-

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dualmn empirique et <|iii permettent. non pas d'estimer en degrés du thermomètre h mercure on du thermomètre à air les températures demandées, mais bien de rmmnaitrr si uné enceinte cst'siilfisamment échauffée pour amener telle ou telle fusion, pour produire telle ou telle réaction eüiiuiipie. Le pyromètre dit à l'anglais Wodgwood est fondé sur la contraction que l’argile éprouve quand on la chaude, contraction qui a l*our cause uu changement dans la nature chimique des coinjsisés qui la constituent. On découpe avec un même moule de petits cylindres formés do parties égalés <1 argile et d'alumine calcinées; on les sèche à la chaleur du rouge naissunl et on les lait pénétrer jusqu’au trait a entre deux règles métalliques H et K' «pii comprennent entra elles un angle très-petit

{fi g. lot). Portés dans le four dont on veut estimer la température, ils éprouvent uu retrait d’autant plus grand que celte température est plus haute. En les engageant de nouveau dans la même rainure, après leur refroidissement, ils pénètrent plus avant que tout à l'heure. Le point oii ils s'arrêtent, sur la graduation arbitraire des règles, permetde reconnaître si la température voulue est atteinte.

2ü0.. PjnimMn dr Brongniu-t. — Le pyromètre de lirongniart est fondé sur ln dilatation d’une règle métallique d’argent A (firj. 155), qu’on

place dans une rainure creusée dans un bloc de porcelaine M, substance très-peu dilatable, si on la compare à l'argent. La règle, qui

Kie. im

Fig. I5i.

s'allonge quand on lu chauffe, agit par l’intermédiaire d’une baguette de porcelaine R sur le petit brosCd’un levier qui est mobile autour d'un axe 0 et dont le long brasserld aiguille indicatrice, sur un cadran gradué. La masse de porcelaine et la règle d’argent sont placées dans le four, dont la température doit être estimée approximativement. La baguette «pii transmet rallongement du métal aboutit eu dehors de l'enceinte échauffée et met en mouvement le levier CO. La position finale de l’aiguille sur le cadran renseignera donc l’opérateur sur la température du four, à la condition qu’on aura fait à l'avance une graduation empirique de l’instrument.

Les pyroinètres employés dans les cxpérieuecs de physique sont fondés sur la dilatation des gaz ou des va|>curs. le eh. de la Dilatation (les gai.)

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