I + KT)H
puis, la valeur trouvée ainsi pour a sera substituée ù la place de a dans le second membre; on en conclura une nouvelle valeur de 1 -{-a T plus. approchée <jue la précédente ; et on continuera ainsi, jusqu ace qu’on obtienne deux valeurs consécutives de a ne différant l’une de l’autre que d’une quantité négligeable : c’est la méthode des approximations successives fréquemment utilisée en physique. La valeur du coefficient K contenue dans la formule avait été estimée à l’avance par M. Régnault en opérant directement, comme il a été dit (277), sur un ballon pluspetit fait du même verre ; elle était égale 40,0000233.
305. Résultats généra». — - M. Régnault a obtenu comme moyenne de six déterminations a =r 0,003665 ou Si Ron admet que de 0* à 1 00°, la dilatation totale de l’unité de volume de l’air soit 0,36666, on pourra prendre dans les calculs, la fraction ordinaire équivalente^,
306. I. Influence de la nature du gai. — M. Régnault a appliqué ses procédés, aux gaz autres que l’air atmosphérique ; il est arrivé ainsi aux conclusions suivantes : « 1° Les différents gpz prosentent des coefficients de dilatation très-notablement différents. 2° L’on n’obtient pas la même valeur pour ces coefficients, suivaut qu’on les détermine par l’observation directe de l’augmentation de volume que subit une même masse de gaz dont la force élastique reste constante, ou suivant qu’on la déduit par le calcul, comme dans l'expérience précédente, de l’observation des forces élastiques que présente un même volume de gaz dont on élève la température. » — Voici les nombres obtenus pour l’expression du coefficient de dilatation moyen entre 0° et 100°.
Sous .alunir constant. Sous pression constante.
Hydrogène
Air atmosphérique
Azote ’.....
Oxyde de earttone ,
Acide carbonique .
Protoxyde d’azote.
Acide sulfureux
Cyanogène ..
307. II. Influence de la pression. — Davy avait annoncé, comme conséquence de ses expériences, que la dilatation de l’air élait indé|»cndante de sa pressioit onde sa deusité. Le résultat méritait d’être vérifié. M. Re-
i: H Al. Et H.1 •
MC
gn&ull a. opéré sur l’air, tantôt à des pressions plus faillies que la pression moyenne de l'atmosphère *• -••• d'atmosphère, tantôt à des pressions |ilns
fortes jusqu’à 4 et fi atmosphères, et toujours il a reconnu que : « L’air se dilate, entre les mêmes limités de température, de quantités qui sont d’autant plus considérables que la densité du gaz est plus grande; ou, en d’autres termes, que ses moléctiles sont plus rapprochées. » Des essais du même genre ont été laits sur les autres gaz et ont conduit toujours an même résultat. Pour l’acide carbonique en particulier, la valeur de 100 n
qui est
quand 1» drnsité du sax p*I
devient
et
3QB. ('(inflations ftêaêpnles. — Lue conséquence générale ressort dés nombreuses évaluations numériques faites par M. Hegnaull: c’est que les coefficients de dilatation des différents gaz se rapprochent d’autant plus do l’égalité, qu'on étudie individuellement ces gaz à des pressions [dus faibles. La loi de Gay-Lussac, d’après laquelle le coefficient de dilatation est le même ponr lotis les gaz. serait donc vraie, si l’on possédait les substances gâteuses dans un état d’expansion ou d'écart moléculaire", tel que l’influence de l’attraction moléculaire frtt négligeable.
Notons, avec soin, deux autres conclusions importantes qui se déduisent des expérietn<es de M. Hegnaull : I* quoique l'air prit série un roef prient' rie dilatation variable avec la pression, cejwndant la loi de sa dilatation denieure la même de (t° é.'lott0 quand bien même on f 'ait varier la force élastique ini traie de O". 4 à t",3-,
i° Entre .les mêmes limites de temjiérnture. f hydrogène, l’air et l’acide . carbonique présentent la même loi de dilatation ; si bien qu’il est possible de les employer indifféremment l’un ou l'autre , à la construction des pyromètres destinés à la mesure des températures élevées, à la condition pourtant que, dans les calculs que nécessitera cette mesure, on se serve du coefficient de dilatation prnpr( au qnz employé,
‘ • SECTION IV
Afiplioiilion* des dilatai inns *
309. Pression* désrloppér* pur les rorp» solides, an moment de lear
dilatation et de lear contrartion. — On peut tirer parti de la dilatation
APPLICATIONS l)K S DILATATIONS.