APPLICATIONS DES DILATATIONS
vrai, dans ce cas, le sens que nous lui avons attribué (28), mais nous nous sommes conformés, en adoptant la définition précédente, à un usage généralement suivi.
Ou remarquera que. tandis que nous comparons les poids spécifiques des corps solides et liquides à celui de l’eau prise à t°, sous le même volume, ces corps eux-mêmes étant supposés à 0°; nous ne faisons point, pour les gaz, le choix d’une température fixe et d’une pression fixe. C’est que, nous admettons implicitement que la loi de Gay-Lussac et la loi de Mariolte peuvent s’appliquer, sans erreur notable, aux gaz examinés, et dès lors, le rapport en question demeure constant, quelle que soit la valeur absolue de la température et de la pression. Il serait cependant plus rigoureux de prendre, pour valeur de la densité d'une substance gazeuse, le rapport des |>oids de volumes égaux du gaz considéré et de l’air à une température fixe 0°, et à une pression fixe 760“"”.
317. Méthode générale. — Voici d’abord la méthode générale qui a été employée par MM. Biot et Arago. Dans un ballon de verre B (fi y. 169) muni d’un robinet et présentant une capacité de 8 à 10 litres environ, est introduit le gaz pur et sec dont ou veut délerminer la densité. Soient t sa température et H sa pression. On pèse le ballon rempli de gaz ; soit I* sou poids. Le vide est fait ensuite dans le ballon, aussi complètement que jKissihle, à l’aide d’une machine pneumatique ; appelons h la foire élastique de 1a petite portion de gaz qui s’v trouve encore, au moment où l’on ferme le robinet. On pèse alors le ballon vide ; désignons sou poids par /) , Les mêmes opérations sont répétées, en introduisant dans le ballon de l’air sec et pur. Désignons par P,. /„ H„ h„ pt les données correspondantes obtenues, dans cette seconde phase de l’expérience.
La petite portion de matière gazeuse qui reste dans le bdlion, après qu’on a produit un vidé imparfait, représente un poids constant qui fait, pour ainsi dire, partie de l'envelopfie de verre, et tout se passe dès Jors, en vertu de la loi du mélange des gaz, comme si le gaz eût été, la première fois, sous la pression H — h, et qu’on eût fait ensuite le vide absolu. Alors P — \> sera le poids d'un volume de gaz égal au volume du ballon à t *, et sons la pression II — h. De même P, — />, sera le poids d’un volume d’air
Eig. 16!).
CHAI. Kl I».
égal au volume du Imllon à t,° et sons In pression II, — A,. Cherchons ce que lussent devenus les poids de l’air et du gaz, si In température eilt été pour chacun 0°, la pression 0“, 76, et si en même temps, le ballon maintenu luimême à 0*, etU présenté constamment le même volume. On a, en appliquant la formule (e) (267) jsmr le poids x du gaz, à ü* et à la pression 0,76:
O.Vi H — A
celui de l’air eilt été pareillement :
tr=(Pi - pé