APPLICATIONS UES DILATATIONS
curiellc devenue immobile, pendant un temps assez long — la vraie température du gaz continé.
3° Le second facteur 1 — n’cxige que des mesures de hauteurs dans le baromètre ou dans un manomètre ; il peut être calculé avec précision.
4° Enfin examinons quelle est au juste la signification de chacune des
données contenues dans le premier facteur . La lettre 1' représente
* ! Pl
le poids q de l’enveloppe, plus le poids x du gaz contenu dans le ballon, moins le poids p', d’un volume d’air extérieur égal au volume du ballon. l*=fl — f- jc — p\ , de même p=q — //,. Si donc on admet que le poids q de l’enveloppe vitreuse et le poids p\ du volume d'air déplacé par le ballon n’aient pus changé; on aura bien, comme nous l'avons admis jusqu’ici. x— P — p. Mais, la surface extérieure du ballon peut condenser, aux diverses époques de l’expérience, des quantités différentes de vapeur d’eau : le verre étant, comme on sait, très-hygrométrique ; d'autre part, la température, la pression, l’état hygrométrique de l’atmosphère extérieure' changent à chaque instant, et il est impossible d’admettre que p\ soit constant. Nous n’avons donc pas le droit d’écrire x = P — p. L’erreur commise est loin d’être négligeable; carie poids du volume d’air déplacé par le ballon est une grandeur de même ordre que celle que l’on veut évaluer.
C’est, pour se prémunir contre cette cause d’erreur, que MM. Dumas et Rotrssinganlt faisaient les pesées, en pinçant leur ballon dans une sorte d’armoire de bois doublée de plomb, placée au-dessous de la balance. L’air ne se renouvelant pas dans cette enceinte, pouvait être considéré comme possédant toujours la même constitution. De plus, ils avaient le soin, avant chaque pesée, d’essuyer le ballon, afin que le poids q de l’enveloppe vitreuse pût être considéré comme constant.
319. Méthode de H. Régnault. — M. Régnault a résolu le problème de la détermination des densités des gaz d’une manière très-élégante. Ce n’est pas en multipliant les corrections qu’on perfectionne une méthode en physique, car chacune d’elles apporte une petite erreur, et ne fait qu’accroître l’incertitude du résultat final ; c’est en se pinçant dans d 's conditions telles, que la plupart de cefc corrections deviennent inutiles, qu’on (>eut atteindre une grande précision. A ce point de vue, le procédé suivi par M. Régnault. pour mesurer la densité des gaz. est un véritable modèle à suivre. Le ballon B préalablement desséché (/fy. 170) est plongé dans la glace fondante, pendant qu'on le remplit de la substance gazeuse. De cette manière, il possède, dans tous les cas, un volume invariable; le facteur 1 Ü*1 devient égal à I et on n’a pas besoin de connaître K.
En second lieu, le ballon communique, par un tube à trois branches T,