CORRECTIONS DES DENSITÉS, DES SOLIDES ET DES LIQUIDES
323. üft-thodr de la balance hydrostatique. — Quand Oïl détermine les poids spécifiques des solides et des liquides, par les méthodes que nous avons décrites, le corps sur lequel on opère, n’a pas habituellement la température de 0°, l’eau n’est pas à A°. Il est donc nécessaire d’effectuer des corrections qui ramènent les nombres obtenus à ce qu’ils eussent été, si l’on s’était placé dans les conditions normales indiquées par la définition même du poids spécifique d’un corps. Nous nous occuperons des corrections relatives à une seule méthode : celle de la balance hydrostatique.
Pour le cas des corps solides, nous avons vu (113) qu’il faut exécuter
CHAI. Kl II.
trois pesées : I" l'aire équilibre au corps dans l'air avec line lare; 2“ le plonger dans l’eau et ajouter des poids gradués /> pour rétablir l'équilibre; 3° enlever le corps et rétablir l’équilibre par des poids gradués P.
Traduisons ces opérations en langage algébrique. Dans ces trois cas, la tare est la même ; le poids apparent du corps dans l’air est :
.V— .-7- Il -h «*
n'- -dt1)'-
V représente le poids absolil du corps dans le vide, K son coefficient de dilatation, D„ sa densité cherchée à 0°et t le poids spécifique de l’air dans les conditions atmosphériques actuelles; t' peut d’ailleurs se calculer, comme il sera dit plus loin.
Dans la seconde pesée, la pression exercée sur le même bassin de la balance est égale aux poids gradués p, plus le poids absolu du corps y, moins le poids d’un volume d’eau égal au volume die corps (l’eau et le corps
étant à O. poids qui a pour expression '! ^ , si u désigne la dilata-
tion totale de l’eau de t” à Celte pression est la même que celle que produisait auparavant le poids apparent du corps dans l'air, dont nous venons d’écrire la valeur.
On aura donc ;
/’ + v-n„(T4^)=vr uTT
d’oii
JlIVl
Enfin, dans la troisième |iesée, les poids gradués P font équilibre à la tare dans l’air, c’est-à-dire qu'on a :
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ou