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«'élargissent (|iisi ml elle devient plus large; et, malgré ces changements, la masse solide n’est |>as brisée en fragments, elle reste continue, comme le ferait un torrent de matière pâteuse qui descendrait le long des flancs delà montagne.
352. Toutefois, l’influence que la pression exerce sur la température de fusion n’agit dans le sens que nous venons d’indiquer, que lorsqu’on expérimente sur des corps qui se contractent en devenant liquides. M. Bunsen a fait voir, qu'en comprimant le blanc de baleine et la parafline, le phénomène inverse se produit ; le point de fusion de ces substances s’élève de plusieurs degrés.
SECTION II
Solidification.
353. La solidification est le passage de l'étal liquide à l’état solide. Un liquide soumisù une température décroissante se contracte de plus en plus : il arrive un moment oit le refroidissement est devenu tel, que le corps se sulidiiic brusquement. On peut affirmer que, par un froid suffisamment' intense, tous les liquides sont susceptibles d’être congelés ; cependant, il en est encore quelques-uns qui ont résisté aux froids les plus grands qu’on sache produire : tel est l’alcool, qui devient simplement visqueux, à des températures voisines de — 100°.
354. Prrmitrr loi de la solidifient Ion. Température Ose de In ■olidlHratlpn. — Chaque corps se soluii/ie à une température déterminée qui est la même que la température de sa fusion. — De l’eau liquide et de l’eau solide, toutes les deux à 0” et placées dans une enceinte de température constante 0", garderont invariablement leurs états respectifs; mais, si. par pn moyen quelconque, on soustrait de la chaleur à l’enceinte, l’eau liquide se congèlera, et la température des portions qui se stdidifient demeurera toujours 0°. Si l’on introduit, au contraire, une certaine quantité de chaleur étrangère, l’eau solide fondra à 0° en conservant toujonrs sa température primitive. Voilà comment il faut comprendre cette identité des points de fusion et de solidification.
11 est des cas, cependant, où la température de solidification se trouve notablement abaissée. Il se produit alors le phénomène de la surfusion : nous citerons trois circonstances principales dans lesquelles celle anomalie se manifeste.
355. 1. Quand le liquide est abandonné à un refroidissement très-lent et qu’on évite avec le plus grand soin tout ébranlement dans la masse. — Ainsi, de l’eau distillée bien pure placée dans un milieu où l’agitation de l’atmosphère ne se transmet pas. où les trépidations du sol soûl insensibles, peut descendre à — 20° sans se congeler. M . Üespretz a même constaté qu’au-