‹ Cours élémentaire de physique précédé de notions de mécanique et suivi de problèmesChapitre 95 sur 315 · Identité des (az et des valeurs · texte numérisé non relu

Identité des (az et des valeurs

Les faits qui précèdent étendent nos idées sur pjg- (;9

la vraie nature descorps gazeux. Kn définitive,

ils amènent. à penser que les gaz sont des vapeurs non satinées qui n'ont besoin, |H>ur atteindre leur point de saturation et devenir des liquides que d’un abaissement convenable de température. Les expériences de Faraday sont d’ailleurs. parfaitement d'accord avec celle manière de voir. Kilos montrent bien, que la forme gazeuse est purement accidentelle, et qu’elle n’est pas inhérente à la substance : l’acide sulfureux est un gaz dans les régions équatoriales, c’est ou liquide dans les contrées voisines, du [s'ile. Nous reviendrons sur ces nolioiisgénoralcs. en étudiant les procédés de liquéfaction des gaz.-

CH Al. El H.

lERStOX DE I.A VAPEl'R I» FAI Al X DIVERSES TEMI’ÉRATIRES.

372. La vapeur d'eau joue un rôle si important dans les phénomènes météorologiques ; en outre, -elle est si souvent employée aujourd'hui comme force motrice, qu’il était indispensable de mesurer, avec soin, les tensions de cette vapeur correspondantes aux diverses températures.

373-. I. Tension* de la vapeur aqueuse entre — 32® r|- et SO°. — Méthode de Dalton. — C’est en mesurant la différence des hauteurs du mercure dans un baromètre ordinaire et dans un baromètre à vapeur que Dalton, Gay-Lussac et Kœmtz estimèrent, chacun de leur côté, les forces élastiques de la vapeur d'eau au-dessous de 100®.

L’appareil de Daltou est représenté dans la figure 180. Le manchon de verre M' qui entoure les deux baromètres contient de l’eau qu’on y introduit, suivant les cas, à différentes températures. On agite le bain liquide afin de mélanger intimement ses différentes couches; et, lorsqu’en se refroidissant, il atteint la température voulue, on mesure au cathétomètre, la distance verticale du niveau du mercure dans le baromètre ordinaire T et dans le baromètre à vapeur T. Eu ramenant à 0° lu hauteur trouvée, on a, en longueur de colonne mercurielle, la force élastique do la vapeur d’eau à la température de l’expérience. Malheureusement, la méthode de Didton, trèssimple en elle-même, ne permet point des dév terminations préciser. La température est toujours mal connue dans une colonne d'eau aussi profonde^] ue l’-est .celle du manchou M’; puis, l’observation des niveaux eu T et T' est sujette à des erreurs de réfraction, qui tiennent au passage successif des rayons lumigcux à travers l'eau, le verre et l’air.

374. PerfecUonnemtsts apportés à la méthode de Dalton. — La méthode de Dalton. quicoinporlait. on le voit, plusieurs causes d’erreurdifficiles à éliminer, a acquisentre les mains de M. Régnault une grande précision. Voici l’un de ses appareils : deux baromètres tout à fait semblables {fig. 181), ayant un diamètre intérieur de 14-millimétres et plongés dans la même cuvette M sont appliqués, l’un à côté de l’autre, contre un support de bois vertical. Ils pénètrent dans une caisse de tôle galvanisée C,

Ktg. 180.

vaporisation.

mesurant rtue capacité de 45 litres environ et remplie d'eau, par deux tubulures m, m' pratiquées à la partie inférieure de celle caisse. L’un des baromètres communique, par l’intermédiaire d'un tube de cuivre à trois branches. 1° avec un ballon d’une capacité de, 500 centimètres cubes .contenant à l'avance une |ielite ampoule fermée à la lampe et pleine d’eau récemment bouillie. 2“ avec un tube eu U, à ponce sulfurique T qui aboutit lui même à la platine de la machine pneumatique. La |>aroi antérieure de la caisse de tôle est percée d'une fenêtre fermée par une lame de cristal K, à faces parallèles, à travers laquelle ou peut mesurer plus exactement que tout à l’heure, à l’aide du cathétomèlre, la différence des niveaux du mercure dans les deux baromètres.

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