MACHINES PERFECTIONNÉES PAR WATT
rU
dans un vase séparé (7 (fig. 235), el d’éviter ainsi le refroidissement du eorps de p inpe. Ce simple changement rendit beaucoup moindre la dépense de chaleur ; on économisa toute celle qui était destinée à réchauffer le corps de pompe, alors que le pistou descendu au [il us bas point de sa courae devait être ramené au point le plus élevé.
Dans ce condenseur, arrive, par un tuyau E terminé en pomme d'arrosoir, l'eau froide d’uu grand réservoir. On sait que, d’après le principe de Walt (352), la vapeur contenue dans le corps de pompe doit venir, dans ces conditions, se liquéfier presque tout entière dans le condenseur refroidi, et que la force élastique de celle qui reste correspondra à la température de l’eau froide, c’est-à-dire à 5 centimètres environ, si la température de cette eau est 50°.
Fift. *w.
579. Acce»soire«. — Ce condenseur exige une série d’appareils accessoires. Une pompe aspirante doit extraire l'eau du condenseur à mesure qu'elle s’échauffe : elle se trouve indiquée sur la figure 234 et le balancier LL' en fait mouvoir la tige T". Cette pompe sert aussi à extraire l’air, qui se dégage de l’eau introduite dans le condenseur et qui ne tarderait pas à arrêter le mouvement du piston, s’il s’accumulait en trop grande quantité : à cause de cette dernière fonction, elle a reçu le nom de pompe à air. Il faut qu’une autre pompe emplisse continuellement d’eau froide le réservoir qui alimente le condenseur, à moins qu’un réservoir naturel ne donne constamment de l’eau, sans qu’il soit nécessaire de recourir à un moteur spécial. La machine représentée par la ligure 234 est précisément dans ce dernier cas. Le tuyau horizontal F, qui se recourbe, en descendant plonge par le haut dans de l’eau dont lé niveau est élevé : le robinet R' étant ouvert, la pression atmopbériqnes chasse l’eau qui jaillit dans le condenseur. Enfin une dernière pompe, dont la lige T'" s’articule an balancier, est destinée à prendre une partie de l’eau chaude extraite du condenseur et à renvoyer cette ean dans la chaudière pour l’alimenter.
580. Machine à double elfe». — Watt, à la suite de ces premiers essais, ne larda pas à transformer totalement l’idée des premiers inventeurs. l’apin avait voulu utiliser la pression atmosphérique, Watt n’eut plus recours qu’à la vapeur : il ferma le corps de pompe en haut comme en bas (fig. 254 el 235), et introduisit la vapeur alternativement au-des-
CHALEUR
sus et au-dessous du piston. Dans res nouvelles machines, quand la vapeur entre par le conduit I (/i ;/. 25h), sous la tête du piston, el le pousse vers le haut, une communication s'établit entre la partie supérieure du corps de pompe et le condenseur C' ; semblablement, quand le piston esl
Fig. Si.
C olindre * vapeur. — P piston. — T lige du piston. — LL' baLmucr. — B bielle. — VI manivelle. — R vola»! qui régularise le mouvement de la machine. — K collier de l'excentrique. — B' barre de l'excentrique qui agit sur le levier If et met eu mouvement le tiroir. — T" tige de la pompe à air. — T'" tige de l» pompe alimentaire'. — t chemise du corpv de pompe. — <’/ condenseur qui revoit l'eau froide venant par le tuyau E — AA' A" A parallélugi. imiiie articulé auquel s'attache la lige du piston et qui force celle tige à •e mouvoir verticalement. — - A'A*' levier situé derrière le parai lélograinme et articulé au point fixe A"' et à l'angle A*. — rbb'r' parallélogramme à force centrifuge dont les boules s'élèvent quand la machine prend un mouvement rapide. — V valve qui se ferme en partie quand par l'élévation des boules le point r *Vi*vr le long de la tige verticale rr’.
nu plus haut point de sa course, C' communique avec le compartiment inférieur du corps de pompe, et la vapeur qui arrive par l' au-dessus du piston lui imprime un mouvement descendant. Le piston acquiert donc son mouvement de va-et-vient par l’action de In vapeur dont In force
MACIII.NES A \ AI'tLIi.
élaslique s’exerce successivement sur ses deux tares : c'est pour ce motif (pie celte machine est dite à double effet. Le but principal de Wall, en imaginant ce dernier perfectionnement, avait été de soustraire aussi complètement que possible le corps de pompe à toute inllueuce capable d'abaisser sa température. Dans les machines primitives, l'air froid, eu s’engouffrant derrière le piston, refroidissait les parois du cylindre : cet inconvénient n’est plus à redouter dans la machine à double effet.
Mais l’importance de celte double action de la vapeur est considérable à d'autres points de vue : 1" le mouvement de la machine se divise eu deux temps identiques entre eux, ce qui permet un travail sans intermittence; 2U la vapeur peut agir sous des pressions de 2, de 5 et même de Kl atmosphères, et donner à la machine une puissance nouvelle sans que les dimensions soient agrandies; 5° dans ces conditions de pression, la détente de la vapeur (585) produit des économies considérables.
Enfin, pour préserver encore mieux le corps de pompe contre le refroidissement, Watt l’envoloppa d'un cylindre e (fig. 255) un peu plus large, dans lequel il lit circuler de la vapeur.
581 . Machine* A liasse . A haute et A moyenne preMNion. — Dès que
Walt ne lit plus usage de la pression atmosphérique, pour faire mouvoir le pistou, il n'y eut plus de raison pour ne faire agir la vapeur qu’à une pression à peu près égale à la pression atmosphérique ; les praticiens ont porté sa force élastique successivement à 2, 5, 4, 5, ü, 7, même jusqu’à 1U atmosphères. Ces pressions sont faciles à atteindre, car elles se produisent à des températures qui ne sont pas très-supérieures à 100°; déjà à 1 15", la pression atteint 4 atmosphères, et à 172“ elle monte jusqu'à 8 atmosphères. Par ces fortes pressions, l'action exercée sur la tète du piston devient considérable et l'on peut, avec des ma chines de petites dimensions, obtenir des effets très-puissants. Mais quelque avantage que présentent les hautes pressions, dans la prnlique, il n'est guère possible de dépasser 7 atmosphères. Au delà, il devient difficile d’éviter les fuites de vapeur, la construction de la machine est plus coûteuse, les réparations sont plus fréquentes et les explosions surtout sont sinon plus nombreuses, du moins [dus terribles.
D’après la tension de la vapeur employée dans les machines, celles-ci ont été partagées en trois classes :
1“ Les machines a basse pression : ce sont celles dans lesquelles la vapeur n'atteint pas une pression de beaucoup supérieure à la pression atmosphérique ;
CHALEUR
2° Les machines à moyenne pression, qui marchent sous une pression de la vapeur, ne dépassant pas 4 atmosphères;
3» Enfin les machines à liante pression, dans lesquelles la pression de la vapeur est supérieure à t atmosphères.
Ces diverses espèces de machines sont utilisées suivant les circonstances. Les machines des bateaux à vapeur marchent à moyenne pression ; ici les explosions sont fatales, il faut faire des sacrifices pour assurer la sécurité. Les machines que l’industrie emploie sont aussi d’habitude à moyenne pression. Quant aux locomotives dont le volume et le poids sont nécessairement limités, le piston doit acquérir une grande vitesse pour imprimer au convoi une marche rapide, elles fonctionnent à haute pression.
582. Bielle e* manivelle. — Volant. — Aux transformations indiquées (578 à 580), et à l’aide desquelles Watt avait voulu surtout éviter les pertes dues au refroidissement, le célèbre mécanicien anglais en ajouta une autre qui permit d’employer la machine non plus seulement à élever l'eau par le jeu d’une pompe, mais encore à exécuter toute espèce de travail. 11 est arrivé à ce résultat important en transformant le mouvement de va-et-vient du balancier en un mouvement de rotation. Comme l’eau, le vent, les animaux servent depuis des siècles à produire ce dernier mouvement, les moyens destinés à en tirer parti pour l'exécution des divers travaux de l’industrie sont depuis longtemps connus.
Watt parvint à son but en articulant à l’extrémité L (fig. ilôt) du balancier une bielle B, que l’on peut comparer à un puissant bras de fer de forme invariable, qui saisit le bouton d’une manivelle M. Quand l’extrémité de la bielle se lève, la manivelle tourne comme si elle était soulevée par la main d’un ouvrier; elle descend ensuite avec la bielle, et en définitive, le mouvement s’exécute exactement comme celui d'une manivelle ordinaire sur laquelle la main d’un ouvrier exercerait une pression continue. La manivelle entraîne un arbre tournant nommé arbre de couche sur lequel on prend, à l’aide de tambours et de courroies, la force dont on a besoin pour le fonctionnement de tel ou tel appareil. Une grande roue B, fixée à l’arbre de couche, tourne avec lui, et régularise le mouvement de la machine on l’appelle le volant. Aux instants où la force résistante que la machine doit surmonter est très-grande et même supérieure à celle que pourrait vaincre la vapeur, la vitesse acquise du volant permet au mouvement de continuer, et la perle de vitesse est réparée aux moments où la force résistante est moindre.
585. Tiroir. — La suite de la description de la machine va nous
MACHINES A V Al’Elli.
fournir un exemple assez iutéressaiiL des divers mouvenieiils que l’on peut produire au moyen du mouvement de rotation imprimé à l'arbre de couche. Cet exemple, nous le trouvons dans la description du mécanisme par lequel la vapeur pénètre, soit de la chaudière dans le corps de pompe, soit du corps de pompe dans le condenseur.
Aux robinets que Potter avait si ingénieusement fait tourner par le moyen du balancier, Watt substitua un appareil spécial, le tiroir; il se servit, lui aussi, de la machine pour mettre le nouveau mécanisme eu mouvement. Le liroii de Watt a été depuis modifié et celui qu'on emploie le plus aujourd’hui est dû à Murdoch : il se nomme tiroir à coquille. Une boite (fig. 233) qu’on appelle boite à vapeur, reçoit la vapeur par un tube qui communique avec la chaudière et aboutit en V : deux conduits I et T partent de la paroi de la boite, et l'un I communique avec la par lie inférieure du corps de pompe, l’autre T avec la parlie supérieure. Une plaque p, qui constitue le tiroir, ferme alternativement l'ouverture, soUdcl'im, soit de l’autre conduit, et la vapeur qui est dans la boite ne peut jamais pénétrer, à un moment donné, que dans un seul des compartiments du corps de pompe. Dans les ligures 232 et 235 le tiroir occupe la position qui convient à l’arrivée de la vapeur au-dessous du piston. Mais quand la vapeur venant de lu chaudière entre d'un côté, il est nécessaire que celle qui se trouve de l’autre vienne se liquéfier dans le condenseur. La communication avec le condenseur s'établit alors par une cavité qui est pratiquée sur l’une des faces de la plaque p dont la forme présente alors une analogie éloignée avec celle d'une coquille : d’où le nom de tiroir à coquille. Par cette cavité, la vapeur qui est au-dessus du piston communique avec l'ouverture e (fig. 235) d’un tuyau qui se rend au condenseur. La machine d'ailleurs, donne au tiroir un mouvement alternatif, et les ouvertures des tuyaux 1 et I' sont successivement découvertes en temps utile, pour que la distribution de la vapeur puisse se faire comme il a été dit plus haut.
384. Excentrique. — Le tiroir emprunte sou mouvement de va-etvient à l'arbre tournant : on emploie à cet usage mie pièce E que l’on
appelle excentrique (fxij. 254 et 256). C’est un disque circulaire E fixé perpendiculairement à l’arbre, de telle sorte que le centre du disque ne coïncide pas avec l’axe même de rotation. Autour de lui est un collier métallique K qui le serre, mais assez doucement pour que l'un puisse tourner dans l'autre. A ce collier est fixée une tige h/ appelée barre de l'excentrique, qui s’articule avec l’une des extrémité t d'un levier coudé //'et ce levier directement ou par un levier intermédiaire fait mouvoir la tige T' (/ij. 254) du tiroir.
La rotation de l’arlne tournant détermine le mouvement de l’excentrique dont le collier fixé à la tige Kl (ftg. 256) ne peut pas tourner. Mais comme le spectateur, qui mettrait son œil a l'un des bouts de l’axe et regarderait dans la direction de cet axe, verrait l’excentrique devenir plus proéminent, tantôt à droite, tantôt à gauche du point A, il eu résulte que le collier de l’excentrique avance dans un sens, puis recule, et que la barre prend un mouvement oscillatoire de va-et-vient, qu’elle transmet au levier auquel elle s’articule; puis ce mouvement se communique à la tige du tiroir, qui prend lui-même son mouvement alternatif aux époques voulues.
585. Détente de la tapeur. — Depuis Watt, la machine a reçu un perfectionnement auquel il avait pensé, mais sans s’y arrêter. Au lieu de laisser la vapeur pénétrer de la chaudière dans le corps de pompe, pendant toute la course du piston, on trouve avantageux d’intercepter l’entrée de la vapeur, quand le piston n’a exécuté encore qu’une partie de sa course, la moitié, le quart, ou moins encore. La vapeur antérieurement introduite continue à agir sur le piston, en vertu de sa force élastique ; toutefois cette force élastique diminue à mesure que la détente s'opère, et la puissance qui agit sur le piston va sans cesse en décroissant. L’effet produit est moindre, il est vrai, que si la vapeur avait continué à pénétrer dans le corps de pompe; mais il se trouve obtenu suis dépense, puisqu'il fi’a pas été nécessaire d’introduire de
MACHINES A VA PEU K
nouvelle vapeur pour que le piston puisse achever son excursion complète. An point de vue économique, c’est un avantage sur lequel il n’est pas nécessaire d'insister. De plus, par suite de cette détente de la vapeur, la vitesse du piston décroit peu à peu et finit par être presque nulle. I.e piston arrive donc au contact du corps de pompe presque sans choc. Ainsi se trouve économisée toute la vitesse que, dans une machine à pleine vapeur, le piston possède au moment du choc, vitesse détruite en pure perte, et dont le seul effet est de fatiguer inutilement lu machine.
beaucoup de machines portent un mécanisme qui permet de faire varier la détente suivant les besoins du travail. Si, à un certain moment, le travail est rude, la machine fonctionne à pleine vapeur; si an contraire le travail devient plus aisé, le tiroir est disposé pour que la vapeur agisse avec la détente qui convient.
586. machine nan» comirnncar. — I.e condenseur, nous l’avons Vtl, entraîne des complications dans le mécanisme ; il exige des réservoirs.
Fig. S37.
ti. cf limite à vapeur. — P, piston. — - T. tige du piston maintenue par les guides G, I.'.— B. bielle qui met en mûuvrincnt la manivelle N, et par suite le volant K — V, boite à vapeur dans laquelle se tient le tiroir Q. — K, excentrique dont la barre B’ s'articule nu levier NV, et fait mouvoir la plaque du tiroir.
plusieurs pompes, et l’ensemble de tous ces accessoires prend une place considérable, occasionne de grands frais d’installation et d’entretien; en outre, le travail des pompes, et particulièrement celui de la pompe à air, absorbe une fraction notable de l’effet utile. Pour ces raisons et malgré l'économie donnée par le condenseur, il est souvent préférable de le supprimer. Cette suppression est possible dans les machines à moyenne et à
ÜIALKUK.
liante pression. Dans celles où le condenseur n'esl pas employé i/iÿ. 257), la vapeur, après avoir agi sur le piston, est mise par l'ouverture <? (fig. 255 | eu communication directe avec l’atmosphère; elle s’y répand, et ne conserve plus qu’une forée élastique égale à celle de l’air extérieur. Le (liston se meut dès lors par la différence des pressions exercées sur ses deux faces, et une partie du travail de la machine est perdue par la résistance due à la pression atmosphérique qui persiste; mais la perte es' compensée par les avantages que nous avons signalés.
La ligure 257 représente une machine horizontale des plus simples : la légende en explique les différentes pièces.
•‘>87. Clojuiiiicaiion de» machine*. — La détente et la condensai ion ont une telle importance qu’elles sont employées comme les caractères principaux, qui servent à classer les machines. D’après cela, ou en distingue quatre espèces :
I" Machines sans détente et sans condensation ;
2° Machines sans détente et à condensation ;
5“ Machines à détente et sans condensation ;
1“ Machines à détente et à condensation;
Les premières donnent le moins d’effet utile ; les dernières emploient la chaleur dépensée mieux que toutes les autres.
588. Chaudière* de» machine* A vapeur. — La construction des chaudières, employées (tour les machines à vapeur, est d’une grande importance, et Watt ne pouvait manquer de porter son attention sur ce sujet. Il comprit qu’à toutes les économies qu’il avait faites par une heureuse entente des conditions les plus favorables au fonctionnement de la machine, il fallait encore en ajouter de nouvelles et produire la vapeur à bon marché. Il construisit des chaudières spéciales, qui ont été Irès-employèes autrefois, mais qui sont aujourd’hui remplacées par d’autres, dites chaudières à bouilleurs.
589. chaudière» a bouilleur*. — Une chaudière à bouilleur." 1/Ù7. 258 et 259) est formée de trois cylindres : le premier V, le (dus large, constitue la chaudière proprement dite; les deux autres ü et 11' sont les bouilleurs, qui, placés au-dessous de la chaudière, se relient à elle par des tuyaux assez courts G, G'. Le tout est engagé dans un fourneau (fig. 259) où G représente la grille. Trois cloisons partagent le fourneau dans sa longueur : la première horizontale au-dessus des houilleurs le divise en deux étages ; les deux autres cloisons verticales passent le long de la ligne des houilleurs et divisent l’étage supérieur en trois compartiments, dont deux, h et k', placés latéralement, ont
MACHINES \ \APKIK.
reçu le nom de cirneaux; ces derniers communiquent avec le corps tic la cheminée. I.a Ranime du foyer et la fumée traversent tonte la lon-
Fip.
gueur de l'étage inférieur I et passent autour des bouilleurs; au boni du fourneau, la fumée trouve une ouverture par laquelle elle peut se rendre dans le compartiment M qu’elle parcourt d’arrière en avant; elle chemine alors sous la chaudière, puis, arrivée au hnut de ce compartiment, elle trouve une communication avec les deux carneaux h et K', avance d’avant en arriére le long des parois de la chaudière, et enfin s’échappe par la cheminée.
La fumée parcourt donc trois fois la longueur du fourneau, en se tenant toujours en contact avec les parois métalliques qu’il faut échauffer: elle arrive dans l’ atmosphère après qu’une partie considérable de sa chaleur a été mise à profit.
.‘>90. Manomètre. — A la paroi de la chaudière est adapté uu tuyau, qui communique avec un manomètre destiné à donner la pression de la vapeur et à indiquer au chauffeur s’il doit augmenter ou diminuer le fcunliu que La vapeur soit dans les conditions de tension qui conviennent à la marche de la machine (voir gg KH à if>8).
591. .alimentation de la ehaudlère. — Injectenr tlfflrd — L’oail réduite en vapeur se rend sous le piston, et de là se perd dans l’alino-
Filf. Î39.
CBALElill.
sphère ou se mêle à l'eau du condenseur, elle disparait donc de la chaudière qui peu à peu Unirait par rester complètement à sec. Il est nécessaire que la portion du liquide qui se vaporise soit remplacée par une quantité équivalente pendant In marche même de la machine. Des pompes dites alimentaires servent à cet usage. Telle est la pompe T" (fi g. 254) dont il a déjà été parlé (579). L'alimentation de la chaudière s’est faite, jusqu'à ces derniers temps, par ces sortes de pompes qui laissent beaucoup à désirer comme organes mécaniques : car elles consomment une partie notable du travail utile du moteur; la présence d'un corps étranger du plus petit volume peut arrêter le jeu des clapets ; de plus, en hiver, la gelée fait quelquefois éclater les tuyaux. M. Gilfard a inventé un appareil qu'il a nommé injecleur automatique et qui ne présente aucun de ces inconvénients. Cet appareil agit sans qu'aucun
organe soit eu mouvement : la vapeur sortant de la chaudière chasse directement l’eau à injecter dans cette même chaudière.
Il se compose d’un tuyau XX' (/i</. 240), qui se continue en X" et pénètre enfin dans les bouilleurs. Ce tuyau principal porte trois tuyaux secondaires : YV't qui communique avec la vapeur de la chaudière; 11', qui plonge dans un réservoir plein d’eau, et VV', qui est mis en relation avec le dehors. On peut d’ailleurs fermer chacun de ces tuyaux par un robinet. A l’intérieur de XX' s’aperçoivent deux ajutages I et K, et dans le premier s’en trouve un troisième 0' qui peut être ouvert plus ou moins par le déplacement de la lige massive t), mobile au moyen d’une manivelle E.
MACHINES A VAPEUR
Voici le jeu de l’appareil ; nous nous contenterons de le iaire connaître sans en donner la théorie, qui est du ressort de la mécanique appliquée. Les robinels étant ouverts, la vapeur entre en A, pénétre par des ouvertures convenables o dans les ajutages, aspire l'eau du réservoir, se condense par son contact, et, selon les lois de la communication du mouvement, imprime au liquide une certaine vitesse que l’on peut calculer. Si la masse de l’eau aspirée est en relation convenable avec la quantité de vapeur qui s'v condense, la vitesse acquise par le mélange est supérieure à celle que la vapeur, contenue dans la chaudière, peut directement imprimer à l'eau sur laquelle elle presse. L'introduction du liquide en mouvement a lieu dès lors dans la chaudière, en vertu de la vitesse acquise.
592. Appareil A niveau d’eau. Sifflet d'alarme. — Divers systèmes indiquent au chauffeur la hauteur de l’eau que la chaudière contient et l’avertissent de la nécessité d'une alimentation immédiate, quand le ni. veau s’abaisse au-dessous d’une certaine limite. Le procédé le plus simple consiste a adapter un tube vertical de verre, qui, au moyen de garnitures convenables, communique par le bas et par le haut avec la chaudière, et forme avec elle un système de vases communiquants : l’eau se tient au même niveau dans ces deux vases, et le chauffeur voit, à travers la paroi de verre, jusqu’à quelle hauteur le liquide s’élève.
•Voici un autre système : un flotteur (fig. 238), attaché par un fil à l’extréinité d’un levier et équilibré en partie par une houle faisant fonction de contre-poids, indique le niveau de l'eau. Quand le niveau baisse, le flotteur descend et le levier s’incline.
Pour avertir le chauffeur négligent et le forcer à remettre de l’eau dans la chaudière, on s’est arrangé de manière que la vapeur s’échappe et fasse résonner un sifflet d'alarme quand le niveau est descendu trop bas : le sifflet est placé en A ; au-dessous, un tube fixé à la chaudière est fermé par une soupape conique ; une boule creuse et de grande dimension, dont le poids est à peu près équilibré par une petite boule massive qui s’adapte à un levier, soutient la soupape conique, et ce levier est luimême mobile autour d’un point fixe. Quand l’eau atteint la hauteur suffisante, la poussée du liquide s’exerce sur la boule creuse qu’elle tient soulevée, et la soupape ferme le tube. Mais si l'eau descend par trop, la boule creuse, ne subissant plus une poussée suffisante, s’abaisse; la soupape s’ouvre, la vapeur sort, et le bruit du sifflet se fait entendre.
593. Soupape» de «ùreié. — Pour permettre à la vapeur de sortir quand elle acquiert une tension plus grande que celle qui convient, on
CIIALKIK.
perce dans ln paroi de la chaudière une ouverture fermée par une soupape, sur laquelle appuie un levier chargé d’un poids F (/ip. 258). Ce levier mobile autour du point 0 se lève avant que le tension de la vapeur devienne assez forte pour que la limite de la résistance offerte par les parois de la chaudière soit atteinte. L'invention de la soupape de sûreté est due à Papin.
594. Autre* pièce» de la ehaudi*re. — Le tuyau T' sert à conduire l’eau nécessaire pour l’alimentation du générateur ; il doit déscendrejus- •qu’à la partie inférieure de la chaudière, afin que l’eau froide ne tombe pas au milieu de la vapeur et n’en produise pas une condensation brusque. T est le tuyau qui se rend à la boite à vapeur. Enfin une large ouverture, le trou de l'homme, fermée par une plaque de métal H pendant que la machine fonctionne, permet à un ouvrier, dans les intervalles du repos, de s’introduire dans la chaudière et de la nettoyer.
595. Locomotive. — Quoique notre but ne soit pas d’entrer dans les détails des diverses machines qui sont employées, toutefois, il en est une si importante qu’elle mérite au moins d’ètre mentionnée : c’est la locomotive.
Fig. 411.
On peut caractériser une locomotive, en disant que c’est une double machine à haute pression (fig. 241), portée sur les roues R qui représentent le volant des machines ordinaires. La vapeur arrive par le tuyau K dans le corps de pompe C, et la tige du piston E fait mouvoir la bielle B, qui agit sur la manivelle M, pour produire le mouvement des roues : par
MACHINES A VAPEUR