‹ Cours élémentaire de physique, suivi de problèmes (volume 2)Chapitre 136 sur 150 · ÉLECTRICITÉ ATMOSPHÉRIQUE · texte numérisé non relu

ÉLECTRICITÉ ATMOSPHÉRIQUE

île lie ramifier le conducteur que dans la nappe d’eau ; mais à propos de l'installation des paratonnerres du Louvre et des Tuileries, M. Pouillet, au nom d’une commission de l’Académie des sciences, a signalé unp disposition nouvelle, qui a son importance. Il recommande de partager le conducteur, à son arrivée dans le sol, en deux branches : l’une qui devra descendre jusqu’à la couche aquifère la plus rapprochée de la surface, l’autre qui devra s’étendre horizontalement en se ramifiant presque immédiatement au-dessous du pavé. La terre est-elle sèche au début de l’orage? le sol superficiel est mauvais conducteur de l’électricité et la branche profonde du paratonnerre fonctionne seule, en permettant le départ du fluide repoussé. La terre est-elle mouillée par la pluie, elle est conductrice, et alors la branche superficielle du conducteur sert, à |ieu près seule, à la préservation de l’édifice.

775. Cercle de protection — On a cherché, en profitant des phénomènes que l’expérience a pu offrir, à évaluer l’espace qu’un paratonnerre protège, et la commission de l’ Académie a émis l'opinion que cet espace est égal à un cercle dont le centre serait le pied de la lige du paratonnerre, et le rayon le double de la longueur de cette tige. Évidemment, il n'y a rien là de bien certain ; aussi, la commission a-t-elle eu soin d'indiquer un espace plus petit que celui qu’elle regardait comme protégé réellement.

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774 Pierre d'oimauil. — Aimants HrlIlirleU. — * Ml (route abondamment,- fii certain» lieux du globe, un minerai de 1er qui renferme 72,4 pour 100 de 1er, el 27,6 d’oxygène. Il est désigné, en chimie, nous le nom d’nx yde salin de fer, parce qu’on peut le considérer cuiiune résultant de la combinaison de 1 équivalent de sesquioxyde Fe’< >\ jouant le rôle d'aride, avec I équivalent de protoxyde FeO jouant le mie de base ; sa formule brute est en effet représentée par KcHé. lai plupart des échantillons de ce minerai présentent une propriété physique trèscurieuse, qu’on rend manifeste en adoptant la disposition indiquée par la ligure 519, ils attirent le fer doux et l’acier. Ite plus, ils communiquent leur vertu attractive à ces derniers corps, soit lorsqu’on les met en contact avec eux pendant un temps assez long, soit loi-squ’ou les emploie pour exécuter des frictions à la surface d’un barreau d’acier trempé AMIt de forme quelconque ( fig. 519, 520 et 521 1. Le minerai qui nous occupe, portait chez les tirées le nom de uay,<;, d’où iiomavons fait magnétisme, qui sert à désigner l’ensemble des phénomènes dérivant d'une cause commune el se rattachant à ce fait fondamental. F attraction do l’oxyde salin de fer pour le ferdoux. F.n France, depuis longtemps la même substance est appelée pierre d'aimant , aimant nataiel, taudis qu’on nomme aimants artificiels les liarreaux ou les aiguilles d'acier trempé auxquels la propriété magnétique a été communiquée.

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77b. Il lie faut pas eroire cependant, que la faculté d'attirer le fer et l'acier soit inhérente à la substance même qui forme la pierre d'aimant,

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au iiiéme titre, |>ar exemple, que la couleur, que le mode de cristallisation, etc. On trouve, dans la nature, des (tortions du même minerai de fer qui sont tout à fait inertes au point de vue magnétique ; et d’autre part, on peut, en faisant passer un courant de vapeur d’eau sur le fer chauffé au rouge, préparer artificiellement cette même substance et au moment où elle est obtenue par la réaction chimique, elle lie possède nullement la propriété en question. Enfin, il suffit de chauffer fortement l'aimant naturel ou artificiel, pour faire disparaître complètement l'aimantation. Il sera donc nécessaire» dans tout ce qui va suivre, de distinguer le corps aimanté du corps magnétique, quoiqu'on fond ce puisse être la même substance chimique. Le premier attire actuellement le fer doux ; le second ne l’attire pas, mais il peut acquérir cette propriété, quand on le soumet à des influences convenables.

776. Variations «le grandeur dr la tnm allrartlvr dan» !«■■» dlITerrnte» «tectlons d'un barrrau aimante. — L’action attractive exercée sur le fer doux ne se manifeste pas avec la même Anergie en tous les points d’un même fragment d’aimant naturel ou dans les diverses sections d'un même barreau d'acier aimanté. Plusieurs expériences établissent nettement la vérité de cette assertion.

I" fjuand un aimant quelconque est retiré de la limaille de fer dans luquelle on vient de le plonger, on voit \fitj. Ô2ô) que les parcelles de ce métal s’accumulent de préférence en certains points, tandis que d'autres points en sont complètement dépourvus. Se sert-on d'une aiguille ou d'un barreau de forme parallélipipédique, la limaille adhère surtout vers les extrémités et notamment aux sommets anguleux, tandis que, vers le milieu, il y a une portion assez étendue de l'aimant qui n’en

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